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Alexandre Massari & Olivier Rouard - Perpétuer la mémoire de Mayol Alexandre Massari & Olivier Rouard - Perpétuer la mémoire de Mayol
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Alexandre Massari & Olivier Rouard - Perpétuer la mémoire de Mayol

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RCT

Commémoration
Stade Mayol - Toulon

Le RCT est la seule entité qui a depuis cent ans perpétuer la mémoire de Félix Mayol, notamment à travers le brin de muguet, devenu emblème du club. Alexandre Massari, ancien joueur de l’époque d’Herrero et de Ballatore a dû abandonner le jeu à la suite d’une blessure. Il a intégré l’association RCT il y a quinze ans et fut rejoint cette année à sa présidence par Olivier Rouard, directeur des Librairies Charlemagne et très impliqué dans la vie varoise.

Quel est le rôle de l’association RCT dans le club ?
L’association est le support historique du club, et est détentrice du logo. Elle gère l’école de rugby, jusqu’à l’équipe espoir. Depuis que le rugby est devenu professionnel, à l’ère de Mourad Boudjellal, l’équipe une est gérée par une SASP à qui notre association a cédé ses parts.

Quel a été l’apport de Félix Mayol au RCT ?
En 1920, Mayol a acheté le terrain et l’a donné à la mairie, qui y a construit le stade. Dans le hall de l’association, nous avons un grand portrait de Félix Mayol d’ailleurs. Dans le stade, il y a toujours son banc, où il s’asseyait pour voir les matchs. Il accueillait aussi l’équipe au Clos Mayol, pour les fameuses troisièmes mi-temps. Bien sûr, c’est lui qui a inauguré le stade.

Comment perpétuez-vous sa mémoire ?
Cette année, nous fêtons les cent ans du terrain. Notre club a une histoire forte, il a cent douze ans. Le stade est un de ses atouts, il fait partie de son histoire. C’est un stade adulé, à part : quand on joue au stade Mayol, c’est différent. Et toute cette magie, c’est parce qu’un homme s’est pris de passion pour le club. C’est un lieu unique en France, un stade en cœur de ville, cela devient rare. Quand on passe dans le centre-ville de Toulon, on sent le stade vibrer. Quand on marque, ses hourras irriguent la ville, jusqu’au Mourillon, jusqu’à la Place de la Liberté... À un moment, il a été projeté de déplacer le stade, mais il y a eu une levée de boucliers. Certes il y a des contraintes, mais il est important pour nous de rester au centre-ville. À l’ère du naming de stades, nous, nous restons le stade Félix Mayol ! Il appartient aux Toulonnais. À l’heure où le rugby se mondialise, il n’y a qu’un stade Félix Mayol : dans notre ville. Ce lieu représente aussi l’alchimie entre culture et sport. Félix Mayol avait une culture provençale forte, on savait qu’il venait de Toulon. Le maillage entre culture et sport est important. L’association participe à faire perdurer sa mémoire, nous expliquons notamment aux nouveaux joueurs qui était Mayol. Il a été notre mécène, par passion. Tous les 1er mai, fête du muguet, l’emblème de Mayol, nous organisons aussi un tournoi exceptionnel, avec sept cents jeunes qui viennent fouler le stade des champions d’Europe. Chacun repart avec un souvenir de Toulon. Sur la pelouse, le RCT est réputé pour être rude, mais en dehors, on fait perdurer le côté festif et convivial de Félix Mayol. 

Justement, qu’est-ce qui perdure de l’esprit Mayol au RCT ?
Mayol est un chanteur, connu pour « Viens Poupoule », et très attaché à sa ville natale. Chez nous, cet esprit provençal reste, avec la « Coupo Santo », ce chant catalan, écrit par Frédéric Mistral, chanté avant les matchs. Avec le « Pilou Pilou » aussi, où l’on retrouve cette joie de vivre, car Mayol était un garçon très joyeux, très fédérateur. Cette ferveur populaire caractérise notre club, on perpétue cette image. C’était également un homme de spectacle, et pour notre club, le spectacle, c’est très important : cette arrivée des joueurs, le Pilou Pilou... C’est une ferveur artistique... En foot, on parle du chaudron stéphanois, ici c’est la marmite rouge et noir. 

Comment participez-vous à cette commémoration ?
L’événement sera porté par la SASP autour d’un match de la saison prochaine. Notre association relaiera auprès des jeunes, les gamins défileront lors d’un match. Il est naturel d’associer le club à cette commémoration. À plus long terme, nous avons un projet de musée, qui viendra encadrer la tribune, avec six thématiques, dont une consacrée à Mayol.

Juillet 2021


Discipline: Articles, Initiatives



Catégories : Articles, Initiatives

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Stade Mayol - Toulon

Le RCT est la seule entité qui a depuis cent ans perpétuer la mémoire de Félix Mayol, notamment à travers le brin de muguet, devenu emblème du club. Alexandre Massari, ancien joueur de l’époque d’Herrero et de Ballatore a dû abandonner le jeu à la suite d’une blessure. Il a intégré l’association RCT il y a quinze ans et fut rejoint cette année à sa présidence par Olivier Rouard, directeur des Librairies Charlemagne et très impliqué dans la vie varoise.

Quel est le rôle de l’association RCT dans le club ?
L’association est le support historique du club, et est détentrice du logo. Elle gère l’école de rugby, jusqu’à l’équipe espoir. Depuis que le rugby est devenu professionnel, à l’ère de Mourad Boudjellal, l’équipe une est gérée par une SASP à qui notre association a cédé ses parts.

Quel a été l’apport de Félix Mayol au RCT ?
En 1920, Mayol a acheté le terrain et l’a donné à la mairie, qui y a construit le stade. Dans le hall de l’association, nous avons un grand portrait de Félix Mayol d’ailleurs. Dans le stade, il y a toujours son banc, où il s’asseyait pour voir les matchs. Il accueillait aussi l’équipe au Clos Mayol, pour les fameuses troisièmes mi-temps. Bien sûr, c’est lui qui a inauguré le stade.

Comment perpétuez-vous sa mémoire ?
Cette année, nous fêtons les cent ans du terrain. Notre club a une histoire forte, il a cent douze ans. Le stade est un de ses atouts, il fait partie de son histoire. C’est un stade adulé, à part : quand on joue au stade Mayol, c’est différent. Et toute cette magie, c’est parce qu’un homme s’est pris de passion pour le club. C’est un lieu unique en France, un stade en cœur de ville, cela devient rare. Quand on passe dans le centre-ville de Toulon, on sent le stade vibrer. Quand on marque, ses hourras irriguent la ville, jusqu’au Mourillon, jusqu’à la Place de la Liberté... À un moment, il a été projeté de déplacer le stade, mais il y a eu une levée de boucliers. Certes il y a des contraintes, mais il est important pour nous de rester au centre-ville. À l’ère du naming de stades, nous, nous restons le stade Félix Mayol ! Il appartient aux Toulonnais. À l’heure où le rugby se mondialise, il n’y a qu’un stade Félix Mayol : dans notre ville. Ce lieu représente aussi l’alchimie entre culture et sport. Félix Mayol avait une culture provençale forte, on savait qu’il venait de Toulon. Le maillage entre culture et sport est important. L’association participe à faire perdurer sa mémoire, nous expliquons notamment aux nouveaux joueurs qui était Mayol. Il a été notre mécène, par passion. Tous les 1er mai, fête du muguet, l’emblème de Mayol, nous organisons aussi un tournoi exceptionnel, avec sept cents jeunes qui viennent fouler le stade des champions d’Europe. Chacun repart avec un souvenir de Toulon. Sur la pelouse, le RCT est réputé pour être rude, mais en dehors, on fait perdurer le côté festif et convivial de Félix Mayol. 

Justement, qu’est-ce qui perdure de l’esprit Mayol au RCT ?
Mayol est un chanteur, connu pour « Viens Poupoule », et très attaché à sa ville natale. Chez nous, cet esprit provençal reste, avec la « Coupo Santo », ce chant catalan, écrit par Frédéric Mistral, chanté avant les matchs. Avec le « Pilou Pilou » aussi, où l’on retrouve cette joie de vivre, car Mayol était un garçon très joyeux, très fédérateur. Cette ferveur populaire caractérise notre club, on perpétue cette image. C’était également un homme de spectacle, et pour notre club, le spectacle, c’est très important : cette arrivée des joueurs, le Pilou Pilou... C’est une ferveur artistique... En foot, on parle du chaudron stéphanois, ici c’est la marmite rouge et noir. 

Comment participez-vous à cette commémoration ?
L’événement sera porté par la SASP autour d’un match de la saison prochaine. Notre association relaiera auprès des jeunes, les gamins défileront lors d’un match. Il est naturel d’associer le club à cette commémoration. À plus long terme, nous avons un projet de musée, qui viendra encadrer la tribune, avec six thématiques, dont une consacrée à Mayol.

Juillet 2021