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Alix Ferraris - L’art de toute une vie. Alix Ferraris - L’art de toute une vie.
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Alix Ferraris - L’art de toute une vie.

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Jury

Festival Les Nuits Méditerranéennes
(Nuits MED di Filmu Cortu)
Corse - Carqueiranne

 

Membre du jury du festival, Alix Ferraris dirige le festival corse itinérant les Nuits Méditerranéennes (Nuit MED di u Filmu Cortu) . Son travail, l’art de toute une vie : créer du lien au-delà de l’horizon. Amoureux du cinéma, le court métrage est pour lui une belle occasion de rassembler les cultures.

Quels liens as-tu créés avec le festival Cinéma en Liberté ?
À la base, j’ai une expérience de directeur - administrateur de production pour tous les types de festival culturel et notamment en direction des musiques classique et actuelle et maintenant du cinéma en plein air mais aussi dans le format court. Aujourd’hui, j’ai la chance de programmer une dizaine de films à Carqueiranne et avec notre structure en corse, je suis responsable d’un dispositif appelé TALENTS EN COURT en lien avec le CNC et la collectivité de Corse en Méditerranée. Ce dispositif lie des talents, des porteurs de projets qui n’ont jamais réalisé de courts-métrages avec des professionnels qui vont les aider à le faire. Comme Lisa, on développe des connexions entre porteurs de projets pour créer du lien entre le paysage culturel varois et le reste de la Méditerranée pour rapprocher les frontières. C’est pour cette raison que c’est important de le faire en présentiel, car le numérique nous éloigne les uns des autres. Pour développer la création, il faut entretenir ce rapport humain ! Pour les projections de plein air du cinéma de la lune inaugurées par les Nuits MED, nous avons proposé le 7 juillet à Carqueiranne une programmation de quatre courts produits dans le Var pour la première nuit du court. Ensemble avec Lisa, nous avons l’objectif commun de favoriser la création sur le territoire méditerranéen surtout la Corse me concernant. Ma première rencontre avec elle, c’était il y a deux ans dans son festival. Je comptais organiser une thématique corse en 2019, alors je l’ai invitée au mois d’octobre pour une rencontre proposée par notre coopération appelée Coopmed à Bastia à l’occasion du festival « Arte Mare » présidé par madame Michèle Corrotti. Cette année, son festival fête ses dix ans et a su préserver sa ligne éditoriale personnelle, qui lui appartient.
Peux-tu nous parler de ton rapport au cinéma ?
J’ai découvert mes premiers films les mercredis après-midi avec mes parents : des trente-cinq millimètres avec Louis de Funès, Pierre Richard, Belmondo, ou encore La Guerre des étoiles... Ça me faisait rêver, j’étais déjà un amateur de salles. Ce rapport au cinéma m’a bercé depuis ma plus tendre enfance. Et ce n’est pas un hasard si c’est un des premiers loisirs des Français. Les personnes âgées vont beaucoup voir de films d’auteurs même si dans notre histoire on garde la présence américaine des blockbusters. Et si on regarde la zone de chalandise dans le sud, il y a une grosse fréquentation des cinémas grâce à cela. C’est notre particularité française. À une époque, on est parti sur le mono écran, des salles bien décorées avec six cent places, puis les gros complexes et multiplex sont arrivés. Le cinéma est devenu un vecteur de liens sociaux, ça créée des emplois, ça permet de sensibiliser le jeune public et chaque ville essaye d’en avoir un.
Qu’espères-tu découvrir lors de ce festival ?
Des pépites ! Pour pouvoir les programmer dans nos lieux. Concernant le rapport à l’esthétique, j’attends une belle facture, un scénario bien écrit, de la technique. Mais j’aimerais avant tout du cinéma coup de poing, qui a du sens. Je veux voir ce que les générations actuelles ont à dire au travers de belles œuvres de trente ou quarante minutes… Et ce n’est pas beaucoup de temps pour raconter une histoire projetée sur un grand écran. Il y a des sujets qui me parlent et qui sont très présents sur le territoire en ce moment, comme le caractère de la cité, l’adolescence et l’enfance. L’immigration aussi est une thématique forte. Je pense que c’est essentiel d’aborder des sujets autour des cultures méditerranéennes. Par exemple, la place de la femme au Maghreb. Il y a un regard politique affirmé chez la nouvelle génération. Notre jury presse a donné un prix de la critique pour un film égyptien qui donnait une grande place à l’égalité hommes-femmes. Par contre, on peut voir qu’il y a peu de comédies et c’est dommage, car je trouve ça tout aussi intéressant !

Juillet 2021


Discipline: Articles, Cinéma



Catégories : Articles, Cinéma

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Jury

Festival Les Nuits Méditerranéennes
(Nuits MED di Filmu Cortu)
Corse - Carqueiranne

 

Membre du jury du festival, Alix Ferraris dirige le festival corse itinérant les Nuits Méditerranéennes (Nuit MED di u Filmu Cortu) . Son travail, l’art de toute une vie : créer du lien au-delà de l’horizon. Amoureux du cinéma, le court métrage est pour lui une belle occasion de rassembler les cultures.

Quels liens as-tu créés avec le festival Cinéma en Liberté ?
À la base, j’ai une expérience de directeur - administrateur de production pour tous les types de festival culturel et notamment en direction des musiques classique et actuelle et maintenant du cinéma en plein air mais aussi dans le format court. Aujourd’hui, j’ai la chance de programmer une dizaine de films à Carqueiranne et avec notre structure en corse, je suis responsable d’un dispositif appelé TALENTS EN COURT en lien avec le CNC et la collectivité de Corse en Méditerranée. Ce dispositif lie des talents, des porteurs de projets qui n’ont jamais réalisé de courts-métrages avec des professionnels qui vont les aider à le faire. Comme Lisa, on développe des connexions entre porteurs de projets pour créer du lien entre le paysage culturel varois et le reste de la Méditerranée pour rapprocher les frontières. C’est pour cette raison que c’est important de le faire en présentiel, car le numérique nous éloigne les uns des autres. Pour développer la création, il faut entretenir ce rapport humain ! Pour les projections de plein air du cinéma de la lune inaugurées par les Nuits MED, nous avons proposé le 7 juillet à Carqueiranne une programmation de quatre courts produits dans le Var pour la première nuit du court. Ensemble avec Lisa, nous avons l’objectif commun de favoriser la création sur le territoire méditerranéen surtout la Corse me concernant. Ma première rencontre avec elle, c’était il y a deux ans dans son festival. Je comptais organiser une thématique corse en 2019, alors je l’ai invitée au mois d’octobre pour une rencontre proposée par notre coopération appelée Coopmed à Bastia à l’occasion du festival « Arte Mare » présidé par madame Michèle Corrotti. Cette année, son festival fête ses dix ans et a su préserver sa ligne éditoriale personnelle, qui lui appartient.
Peux-tu nous parler de ton rapport au cinéma ?
J’ai découvert mes premiers films les mercredis après-midi avec mes parents : des trente-cinq millimètres avec Louis de Funès, Pierre Richard, Belmondo, ou encore La Guerre des étoiles... Ça me faisait rêver, j’étais déjà un amateur de salles. Ce rapport au cinéma m’a bercé depuis ma plus tendre enfance. Et ce n’est pas un hasard si c’est un des premiers loisirs des Français. Les personnes âgées vont beaucoup voir de films d’auteurs même si dans notre histoire on garde la présence américaine des blockbusters. Et si on regarde la zone de chalandise dans le sud, il y a une grosse fréquentation des cinémas grâce à cela. C’est notre particularité française. À une époque, on est parti sur le mono écran, des salles bien décorées avec six cent places, puis les gros complexes et multiplex sont arrivés. Le cinéma est devenu un vecteur de liens sociaux, ça créée des emplois, ça permet de sensibiliser le jeune public et chaque ville essaye d’en avoir un.
Qu’espères-tu découvrir lors de ce festival ?
Des pépites ! Pour pouvoir les programmer dans nos lieux. Concernant le rapport à l’esthétique, j’attends une belle facture, un scénario bien écrit, de la technique. Mais j’aimerais avant tout du cinéma coup de poing, qui a du sens. Je veux voir ce que les générations actuelles ont à dire au travers de belles œuvres de trente ou quarante minutes… Et ce n’est pas beaucoup de temps pour raconter une histoire projetée sur un grand écran. Il y a des sujets qui me parlent et qui sont très présents sur le territoire en ce moment, comme le caractère de la cité, l’adolescence et l’enfance. L’immigration aussi est une thématique forte. Je pense que c’est essentiel d’aborder des sujets autour des cultures méditerranéennes. Par exemple, la place de la femme au Maghreb. Il y a un regard politique affirmé chez la nouvelle génération. Notre jury presse a donné un prix de la critique pour un film égyptien qui donnait une grande place à l’égalité hommes-femmes. Par contre, on peut voir qu’il y a peu de comédies et c’est dommage, car je trouve ça tout aussi intéressant !

Juillet 2021