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Anthony Verchère - Voyager grâce aux contes

Anthony Verchère - Voyager grâce aux contes

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THEATRE 
Festival "une histoire de contes"
Du 28 au 30 mai
Espace Albert Camus - La Valette-du-Var

Anthony Verchère, régisseur et programmateur, nous parle de la nouvelle édition du festival “une histoire de contes” organisé par le théâtre Marelios. Des histoires insolites, des conteurs passionnés, des univers décalés attendent petits et grands pour ce festival qui amorce ce retour à la normale tant attendu. 

Comment est né ce festival ?

Cela faisait près de seize ans que la ville de la Valette organisait le Festival “Côté Jardin”, un festival de plein-air. Avec le changement de maire, il a été annulé, mais au service culturel nous avions envie de perpétuer cette tradition. Nous avons alors eu l’idée d’une nouvelle forme. A l’époque, il y avait trois scènes, des manifestations, de la restauration et entre cinq et sept mille personnes par week-end. Désormais, avec moins de moyens et de personnel mais autant d’envie, nous avons décidé de le faire au théâtre Marelios, en intérieur. Les spectacles seront moins nombreux mais tout aussi qualitatifs ! 

Comment sélectionnez-vous les contes et conteurs ?

Nous avons un vrai réseau, depuis onze ans que je participe à ce festival, je commence à bien connaître le milieu. Quand j’ai besoin d’un nouveau conteur, je connais les artistes de qualité à qui je peux m’adresser, et certains m’en recommandent d’autres. Mais nous avons bien sûr nos chouchous. Nous aimons voir leur pratique évoluer ainsi que leurs histoires. De même, notre public évolue, les enfants grandissent. La dynamique du festival est en constant renouvellement. Nous avons des conteurs fidèles et aimons également la nouveauté. J’essaie de cerner l’univers des nouveaux, afin que les propositions soient éclectiques et originales ! Cette année par exemple nous avons un conteur qui propose un conte autour du fleuve Mississippi et de toute l’Histoire liée, c’est original. Un bon conteur a ce petit truc en plus qui crée une connexion avec le public. Souvent c’est décalé, une capacité à nous faire découvrir un univers surprenant, à nous faire voyager là où on ne s’y attend pas.

Comment mettez-vous en scène les contes ?

En tant que techniciens (je suis régisseur de métier), nous ne sommes là que pour mettre en avant le conteur. Il suffit de peu : si le conte est bon et que l’artiste sait vous entraîner dans son monde, il n’y a pas besoin d’artifices techniques. Une douche lumière blanche sur le conteur, une ambiance... Il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes. Le son et la lumière ne doivent pas se remarquer, mais s’inclure dans le spectacle. Je pense que nous faisons du bon travail sur ce plan.

Comment moderniser la pratique ancienne qu’est le conte ?

Je ne pense pas que cela soit pertinent de parler d'ancien ou de moderne quand on parle de contes. C’est quelque chose d’intemporel, ancré dans l’histoire de l’Humanité. Les gens ont toujours raconté des histoires et en raconterons toujours.

Que nous apportent les contes aujourd’hui ?

Ils font travailler notre imaginaire. Un conteur va raconter son histoire, mais chaque enfant va s’approprier le conte à sa manière, y projeter sa sensibilité, son intonation, son imagination... Chaque histoire fait vivre et travailler cette part d’imagination que nous avons tous en nous.

Mai 2021


Discipline: Articles, Sur les planches



Catégories : Articles, Sur les planches

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Festival "une histoire de contes"
Du 28 au 30 mai
Espace Albert Camus - La Valette-du-Var

Anthony Verchère, régisseur et programmateur, nous parle de la nouvelle édition du festival “une histoire de contes” organisé par le théâtre Marelios. Des histoires insolites, des conteurs passionnés, des univers décalés attendent petits et grands pour ce festival qui amorce ce retour à la normale tant attendu. 

Comment est né ce festival ?

Cela faisait près de seize ans que la ville de la Valette organisait le Festival “Côté Jardin”, un festival de plein-air. Avec le changement de maire, il a été annulé, mais au service culturel nous avions envie de perpétuer cette tradition. Nous avons alors eu l’idée d’une nouvelle forme. A l’époque, il y avait trois scènes, des manifestations, de la restauration et entre cinq et sept mille personnes par week-end. Désormais, avec moins de moyens et de personnel mais autant d’envie, nous avons décidé de le faire au théâtre Marelios, en intérieur. Les spectacles seront moins nombreux mais tout aussi qualitatifs ! 

Comment sélectionnez-vous les contes et conteurs ?

Nous avons un vrai réseau, depuis onze ans que je participe à ce festival, je commence à bien connaître le milieu. Quand j’ai besoin d’un nouveau conteur, je connais les artistes de qualité à qui je peux m’adresser, et certains m’en recommandent d’autres. Mais nous avons bien sûr nos chouchous. Nous aimons voir leur pratique évoluer ainsi que leurs histoires. De même, notre public évolue, les enfants grandissent. La dynamique du festival est en constant renouvellement. Nous avons des conteurs fidèles et aimons également la nouveauté. J’essaie de cerner l’univers des nouveaux, afin que les propositions soient éclectiques et originales ! Cette année par exemple nous avons un conteur qui propose un conte autour du fleuve Mississippi et de toute l’Histoire liée, c’est original. Un bon conteur a ce petit truc en plus qui crée une connexion avec le public. Souvent c’est décalé, une capacité à nous faire découvrir un univers surprenant, à nous faire voyager là où on ne s’y attend pas.

Comment mettez-vous en scène les contes ?

En tant que techniciens (je suis régisseur de métier), nous ne sommes là que pour mettre en avant le conteur. Il suffit de peu : si le conte est bon et que l’artiste sait vous entraîner dans son monde, il n’y a pas besoin d’artifices techniques. Une douche lumière blanche sur le conteur, une ambiance... Il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes. Le son et la lumière ne doivent pas se remarquer, mais s’inclure dans le spectacle. Je pense que nous faisons du bon travail sur ce plan.

Comment moderniser la pratique ancienne qu’est le conte ?

Je ne pense pas que cela soit pertinent de parler d'ancien ou de moderne quand on parle de contes. C’est quelque chose d’intemporel, ancré dans l’histoire de l’Humanité. Les gens ont toujours raconté des histoires et en raconterons toujours.

Que nous apportent les contes aujourd’hui ?

Ils font travailler notre imaginaire. Un conteur va raconter son histoire, mais chaque enfant va s’approprier le conte à sa manière, y projeter sa sensibilité, son intonation, son imagination... Chaque histoire fait vivre et travailler cette part d’imagination que nous avons tous en nous.

Mai 2021