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Art Macadam, sur le pavé, la création.

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Les conviviales de l’Art - 9 juin - La Seyne

 

L’étonnante compagnie chorégraphique seynoise née en 2001, sous l’impulsion d’Hélène Charles et Wilfrid Jaubert, poursuit un remarquable travail dans un registre peu commun en investissant des sites anti-conventionnels. Le paysage urbain fait régulièrement office de terrain d’investigation pour cette compagnie qui apprivoise les publics en les faisant participer à des spectacles axés notamment sur l’improvisation. Rencontre avec Hélène et Wilfrid, inséparables depuis … toujours !!!

 

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

 

Nous nous connaissons depuis notre enfance. Cela fait bien quarante ans (rires). Nous avons par la suite dansé ensemble au sein de l’Académie Aire Danse dirigée par Georges Apffel. C’est ce professeur hors normes qui nous a incités à monter un concept en commun. Nous lui devons beaucoup. Depuis ce temps-là, nous avons toujours poursuivi et développé notre collaboration et entretenu notre amitié.

 

 

Pouvez-vous me parler de votre notion de l’art chorégraphique ?


Nous aimons travailler en groupe, en famille en quelque sorte, avec une complicité établie au fil du temps. Nous nous inscrivons dans une dynamique de recherche évolutive en préservant dans nos spectacles une part d’imprévu, de rencontre avec l’autre qui nous nourrit en permanence. Nous investissons des lieux atypiques pour parler de l’humain dans son quotidien, comme la rue bien sûr, mais aussi des intérieurs d’habitations, des lieux d’expositions que nous habitons par des interventions qui mêlent composition et improvisation. Nous recherchons en somme à rencontrer et à partager avec tout type de public et passer d’un espace clos comme une salle de spectacles, à un espace public et ouvert sur le monde.

 

 

Vous travaillez avec certains complices, un noyau dur, qui, comme vous l’avez dit, est un peu votre famille ; qui sont ces acteurs ?


Un noyau dur d’amis existe depuis de très nombreuses années. Nous pouvons citer Florence Morel, Kinga Samborska, Marielle Guillaume, tous danseurs … mais également Vincent Hours qui est musicien. L’effectif évolue naturellement selon les projets et les orientations. Nous aimons beaucoup faire de nouvelles rencontres et croiser les compétences et les disciplines comme les arts plastiques et la musique notamment. Nous ne consommons pas les qualités des artistes, nous les mettons en lumière.

 

 

Je me souviens d’un formidable spectacle au sein duquel évoluait un danseur tétraplégique; d’origine brésilienne, je crois. Qu’est-il devenu?

 

Il s’agit d’Edu Olivera. Nous sommes toujours en étroite relation avec lui. Il est désormais professeur et chorégraphe à l’Université de danse de Salvador de Bahia. Nous poursuivons avec lui un merveilleux échange artistique, culturel et humain. Une année, il vient en France ; la suivante, c’est nous qui lui rendons visite pour développer un projet en commun. C’est un garçon fascinant !

 

Le 9 juin, à 17 heures, vous rééditez, les Conviviales de l’Art, à La Seyne. Parlez-moi du concept !

 

Comme chaque année, à la même période, nous investissons notre quartier pour créer avec d’autres partenaires et amis, un parcours d’art et de performances. Toutes les formes esthétiques se mêlent au public. Pour l’occasion, des riverains ouvrent les portes ou les jardins de leurs demeures afin de recevoir une proposition artistique d’environ quinze minutes qui s’adapte au lieu. Il s’agit de moments de culture et de grande convivialité qui engendrent une autre relation avec l’artiste. La participation est de 7 euros pour les adultes, 5 euros pour les divers tarifs réduits. Les entrées permettent de parfaire l’opération qui, cette année, s’élargit à de nouveaux environnements.

 

Dominique BAVIERA

 

Site internet d'Art Macadam


Discipline: Articles, Événements,



Catégories : Articles, Événements,

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Les conviviales de l’Art - 9 juin - La Seyne

 

L’étonnante compagnie chorégraphique seynoise née en 2001, sous l’impulsion d’Hélène Charles et Wilfrid Jaubert, poursuit un remarquable travail dans un registre peu commun en investissant des sites anti-conventionnels. Le paysage urbain fait régulièrement office de terrain d’investigation pour cette compagnie qui apprivoise les publics en les faisant participer à des spectacles axés notamment sur l’improvisation. Rencontre avec Hélène et Wilfrid, inséparables depuis … toujours !!!

 

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

 

Nous nous connaissons depuis notre enfance. Cela fait bien quarante ans (rires). Nous avons par la suite dansé ensemble au sein de l’Académie Aire Danse dirigée par Georges Apffel. C’est ce professeur hors normes qui nous a incités à monter un concept en commun. Nous lui devons beaucoup. Depuis ce temps-là, nous avons toujours poursuivi et développé notre collaboration et entretenu notre amitié.

 

 

Pouvez-vous me parler de votre notion de l’art chorégraphique ?


Nous aimons travailler en groupe, en famille en quelque sorte, avec une complicité établie au fil du temps. Nous nous inscrivons dans une dynamique de recherche évolutive en préservant dans nos spectacles une part d’imprévu, de rencontre avec l’autre qui nous nourrit en permanence. Nous investissons des lieux atypiques pour parler de l’humain dans son quotidien, comme la rue bien sûr, mais aussi des intérieurs d’habitations, des lieux d’expositions que nous habitons par des interventions qui mêlent composition et improvisation. Nous recherchons en somme à rencontrer et à partager avec tout type de public et passer d’un espace clos comme une salle de spectacles, à un espace public et ouvert sur le monde.

 

 

Vous travaillez avec certains complices, un noyau dur, qui, comme vous l’avez dit, est un peu votre famille ; qui sont ces acteurs ?


Un noyau dur d’amis existe depuis de très nombreuses années. Nous pouvons citer Florence Morel, Kinga Samborska, Marielle Guillaume, tous danseurs … mais également Vincent Hours qui est musicien. L’effectif évolue naturellement selon les projets et les orientations. Nous aimons beaucoup faire de nouvelles rencontres et croiser les compétences et les disciplines comme les arts plastiques et la musique notamment. Nous ne consommons pas les qualités des artistes, nous les mettons en lumière.

 

 

Je me souviens d’un formidable spectacle au sein duquel évoluait un danseur tétraplégique; d’origine brésilienne, je crois. Qu’est-il devenu?

 

Il s’agit d’Edu Olivera. Nous sommes toujours en étroite relation avec lui. Il est désormais professeur et chorégraphe à l’Université de danse de Salvador de Bahia. Nous poursuivons avec lui un merveilleux échange artistique, culturel et humain. Une année, il vient en France ; la suivante, c’est nous qui lui rendons visite pour développer un projet en commun. C’est un garçon fascinant !

 

Le 9 juin, à 17 heures, vous rééditez, les Conviviales de l’Art, à La Seyne. Parlez-moi du concept !

 

Comme chaque année, à la même période, nous investissons notre quartier pour créer avec d’autres partenaires et amis, un parcours d’art et de performances. Toutes les formes esthétiques se mêlent au public. Pour l’occasion, des riverains ouvrent les portes ou les jardins de leurs demeures afin de recevoir une proposition artistique d’environ quinze minutes qui s’adapte au lieu. Il s’agit de moments de culture et de grande convivialité qui engendrent une autre relation avec l’artiste. La participation est de 7 euros pour les adultes, 5 euros pour les divers tarifs réduits. Les entrées permettent de parfaire l’opération qui, cette année, s’élargit à de nouveaux environnements.

 

Dominique BAVIERA

 

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