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Benoît De Souza - Le feu du hasard. Benoît De Souza - Le feu du hasard.
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Benoît De Souza - Le feu du hasard.

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Du 03.04 au 03.05 - Le bonheur dans le hasard - Espace Saint-Nazaire – Sanary-sur-mer

La ville de Sanary nous donne de nouveau rendez-vous pour son exposition biennale « Le bonheur dans le hasard », consacrée au Raku. Technique de cuisson ancestrale, le raku a su trouver sa place dans le monde artistique grâce à sa spontanéité et son originalité. Cette année l’exposition comptera treize artistes qui souhaitent tous nous faire partager leur amour pour cette discipline ! Nous avons rencontré Benoît de Souza, l’un des artistes exposant depuis le début de la manifestation.

Quelle est l’origine du Raku ?

C’est une technique de cuisson japonaise réservée au départ à la traditionnelle cérémonie du thé. Les invités se regroupaient autour d’une table, chacun devait laver son bol, le remplir, et le tourner sept fois afin d’en apprécier les différents motifs, couleurs, textures et émaux. Raku signifie « le bonheur dans le hasard » car le feu, lors de la cuisson, s’improvise artiste en dessinant aléatoirement des craquelures sur les objets. Les artistes européens se sont emparés de cette technique et ont commencé à créer des sculptures. Les œuvres sont souvent assez grandes et construites en plusieurs éléments avec des collages, des ajouts, ce qui rend le risque de casse assez important. Mais ce qui me plaît le plus dans le Raku, c’est la surprise réservée au céramiste : on n’est jamais sûr du résultat ! Il y a un pouvoir de liberté dans cette incertitude.

Quelles œuvres trouvera-t-on dans cette exposition ?

Sanary est une ville très réceptive à l’art. Cela va bientôt faire une dizaine d’années que cette biennale a été créée par la mairie en collaboration avec différents artistes. Nous voulions nous différencier du « Printemps des Potiers de Bandol », et surtout ne pas les concurrencer, et avons choisi le Raku. L’exposition porte sur des œuvres exceptionnelles de Raku, des pièces sculpturales uniques. Nous avons aussi des ouvrages professionnels, bien élaborés. Nous sommes installés dans l’Espace SaintNazaire où nous proposons également divers ateliers et démonstrations : les 11, 12 et 13 avril, les artistes cuiront des pièces devant le public, et les 1er et 2 mai, les visiteurs pourront créer et cuire leurs propres pièces pour ensuite les ramener à la maison ! Des œuvres brutes, abstraites et très contemporaines se côtoieront. Il y aura des céramiques réalisées avec des techniques d’enfumage, des sculptures animalières, des personnes, entières, ou seulement une tête, un buste ou un torse. Emmanuelle Not, par exemple qui a débuté la biennale avec nous, présente des œuvres monumentales, deux grands samouraïs, que l’on placera à l’entrée, car ils attirent le regard. Certains artistes présenteront du Raku en forme de fleurs, de plantes et de souches. Mais nous serons aussi dans le fantastique avec des lutins et des gnomes.

Quelles pièces allez-vous présenter vous-même ?

De grands tableaux muraux en céramique. Je vais les réaliser avec des plaques de céramique Raku que j’intégrerai dans des grilles de fer à béton. J’y ajouterai des petits carreaux de céramique pour créer des bas-reliefs. J’ai aussi prévu de façonner des petits personnages d’inspiration intercontinentale. Ce seront des œuvres autour du métissage. Sur un même visage, nous voyagerons en Asie, Océanie, Afrique, Amérique... Ma démarche artistique est définie par ce métissage. Ma mère est française et mon père béninois. J’ai beaucoup voyagé dans mon enfance, forcément cela se retrouve dans mon art.


Discipline: Articles, Arts graphiques,



Catégories : Articles, Arts graphiques,

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Du 03.04 au 03.05 - Le bonheur dans le hasard - Espace Saint-Nazaire – Sanary-sur-mer

La ville de Sanary nous donne de nouveau rendez-vous pour son exposition biennale « Le bonheur dans le hasard », consacrée au Raku. Technique de cuisson ancestrale, le raku a su trouver sa place dans le monde artistique grâce à sa spontanéité et son originalité. Cette année l’exposition comptera treize artistes qui souhaitent tous nous faire partager leur amour pour cette discipline ! Nous avons rencontré Benoît de Souza, l’un des artistes exposant depuis le début de la manifestation.

Quelle est l’origine du Raku ?

C’est une technique de cuisson japonaise réservée au départ à la traditionnelle cérémonie du thé. Les invités se regroupaient autour d’une table, chacun devait laver son bol, le remplir, et le tourner sept fois afin d’en apprécier les différents motifs, couleurs, textures et émaux. Raku signifie « le bonheur dans le hasard » car le feu, lors de la cuisson, s’improvise artiste en dessinant aléatoirement des craquelures sur les objets. Les artistes européens se sont emparés de cette technique et ont commencé à créer des sculptures. Les œuvres sont souvent assez grandes et construites en plusieurs éléments avec des collages, des ajouts, ce qui rend le risque de casse assez important. Mais ce qui me plaît le plus dans le Raku, c’est la surprise réservée au céramiste : on n’est jamais sûr du résultat ! Il y a un pouvoir de liberté dans cette incertitude.

Quelles œuvres trouvera-t-on dans cette exposition ?

Sanary est une ville très réceptive à l’art. Cela va bientôt faire une dizaine d’années que cette biennale a été créée par la mairie en collaboration avec différents artistes. Nous voulions nous différencier du « Printemps des Potiers de Bandol », et surtout ne pas les concurrencer, et avons choisi le Raku. L’exposition porte sur des œuvres exceptionnelles de Raku, des pièces sculpturales uniques. Nous avons aussi des ouvrages professionnels, bien élaborés. Nous sommes installés dans l’Espace SaintNazaire où nous proposons également divers ateliers et démonstrations : les 11, 12 et 13 avril, les artistes cuiront des pièces devant le public, et les 1er et 2 mai, les visiteurs pourront créer et cuire leurs propres pièces pour ensuite les ramener à la maison ! Des œuvres brutes, abstraites et très contemporaines se côtoieront. Il y aura des céramiques réalisées avec des techniques d’enfumage, des sculptures animalières, des personnes, entières, ou seulement une tête, un buste ou un torse. Emmanuelle Not, par exemple qui a débuté la biennale avec nous, présente des œuvres monumentales, deux grands samouraïs, que l’on placera à l’entrée, car ils attirent le regard. Certains artistes présenteront du Raku en forme de fleurs, de plantes et de souches. Mais nous serons aussi dans le fantastique avec des lutins et des gnomes.

Quelles pièces allez-vous présenter vous-même ?

De grands tableaux muraux en céramique. Je vais les réaliser avec des plaques de céramique Raku que j’intégrerai dans des grilles de fer à béton. J’y ajouterai des petits carreaux de céramique pour créer des bas-reliefs. J’ai aussi prévu de façonner des petits personnages d’inspiration intercontinentale. Ce seront des œuvres autour du métissage. Sur un même visage, nous voyagerons en Asie, Océanie, Afrique, Amérique... Ma démarche artistique est définie par ce métissage. Ma mère est française et mon père béninois. J’ai beaucoup voyagé dans mon enfance, forcément cela se retrouve dans mon art.