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Bérénice Bonnal - Développer la culture.

Bérénice Bonnal - Développer la culture.

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Saison culturelle de l'Espace des Arts - Le Pradet

Adjointe à la culture à la mairie du Pradet depuis les dernières municipales, venant d’une famille d’artistes, Mme Bonnal souhaite redynamiser la politique culturelle du Pradet, autour de l’Espace des Arts, de la Galerie Cravero et de la médiathèque. Elle nous détaille la programmation de la salle de spectacle cette année.

Vous avez une programmation très musicale cette année…
Nous cherchons à intéresser tout le monde par la diversité des propositions. On a souhaité également reprogrammer certains spectacles de 20-21 sur trois ans. Julia Rolle qui travaille sur la programmation avait ces découvertes musicales que l’on voulait mettre en avant, avec notamment deux chanteuses suédoises Fredrika Stahl et Isabelle Sörling, une véritable invitation au voyage avec des artistes qui viennent d’ailleurs. Là-bas, ils appréhendent la culture en symbiose avec la nature, l’écologie est innée chez eux. C’est intéressant pour cette sortie de crise sanitaire. J’attends également "Sage comme des sauvages", groupe repéré par les Inrockuptibles . C’est très scénique, avec une mise en scène et un univers particuliers. Le double plateau sera aussi une soirée singulière avec Merakhaazan, pour du jazz underground et intimiste, et Ana Carla Maza, jeune artiste de World Music, d’origine cubaine. Nous aurons des chants élisabéthains également, un coup de cœur commun de Julia et moi, avec des chants mystérieux, de la viole, du luth. Peu de gens connaissent cette musique, c’est une prise de risque.
Côté théâtre, le stand-up d’Alex Jaffray, chroniqueur à Télé Matin, une mine de connaissances sur la musique, avec beaucoup d’anecdotes. Du Shakespeare aussi avec "Beaucoup de bruit pour rien", revisité par la Compagnie Viva : les rôles masculins sont tenus par des femmes et inversement. également la création de Louis-Emmanuel Blanc, de la Compagnie l’Etreinte, "Être un homme", avec un thème très actuel, la difficulté de se placer entre sensibilité et virilité, d’être un homme aujourd’hui. Et mon crush de l’année, "Has been". J'ai vu la pièce post-confinement et elle m’a fait beaucoup de bien. Un ado de quinze ans enregistre une cassette en se parlant à lui-même pour quand il aura quarante-cinq ans, et à cet âge-là, il la retrouve. C’est la confrontation de l’univers de l’adolescence et de ce que l’on est devenu. C’est introspectif et très sensible. En danse, une belle proposition : "Gaïa 2.0", plus les hors-les-murs à Châteauvallon-Liberté. Nous avons également du jeune public, avec notamment "Le petit garçon qui avait mangé trop d’olives", qui porte à réflexion et est très poétique.

Votre programmation fait également la part belle aux artistes locaux…
Quand j’ai pris ma délégation, il a fallu développer une politique culturelle, autour de nos installations : l’Espace des Arts, la médiathèque et la Galerie Cravero. J’ai imaginé trois axes : une politique inter-générationnelle, pour attirer un public jeune, moins jeune, ou âgé. Nous avons par exemple des artistes plus jeunes en galerie, pour les faire découvrir, comme Julien Orsini en août dernier. Ensuite, la culture comme moyen d’intégration sociale.Et enfin faire la part belle aux artistes locaux et aux thématiques locales. Je suis varoise et j’ai vécu principalement au Pradet. Ici, nous avons des afflux de personnes et la culture locale est parfois un peu oubliée. Par exemple, j’ai trouvé très intéressante la proposition de Luc Benito avec le spectacle autour de Félix Mayol par Guinguette Hot Club. Nous proposerons également "Le nouveau Noël des Voix Animées", avec un nouveau spectacle de chants de Noël, donné à l’église, le Conservatoire TPM pour son festival d’automne et le Festival Présence Compositrices.

Et en fin de saison vous accueillez un grand festival de musique classique…
Il est créé par l’association Musique à la Cour et s’inscrit dans la durée au Pradet, toujours en août. Il propose des virtuoses au piano, de très grande qualité, qui raviront les connaisseurs mais avec une musique accessible à tous, à des tarifs abordables.

Octobre 2021

https://www.le-pradet.fr/vos-services/vie-culturelle/lespace-des-arts/ 

https://www.facebook.com/Espacedesarts83 


Discipline: Articles, Sur les planches, Événements



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Adjointe à la culture à la mairie du Pradet depuis les dernières municipales, venant d’une famille d’artistes, Mme Bonnal souhaite redynamiser la politique culturelle du Pradet, autour de l’Espace des Arts, de la Galerie Cravero et de la médiathèque. Elle nous détaille la programmation de la salle de spectacle cette année.

Vous avez une programmation très musicale cette année…
Nous cherchons à intéresser tout le monde par la diversité des propositions. On a souhaité également reprogrammer certains spectacles de 20-21 sur trois ans. Julia Rolle qui travaille sur la programmation avait ces découvertes musicales que l’on voulait mettre en avant, avec notamment deux chanteuses suédoises Fredrika Stahl et Isabelle Sörling, une véritable invitation au voyage avec des artistes qui viennent d’ailleurs. Là-bas, ils appréhendent la culture en symbiose avec la nature, l’écologie est innée chez eux. C’est intéressant pour cette sortie de crise sanitaire. J’attends également "Sage comme des sauvages", groupe repéré par les Inrockuptibles . C’est très scénique, avec une mise en scène et un univers particuliers. Le double plateau sera aussi une soirée singulière avec Merakhaazan, pour du jazz underground et intimiste, et Ana Carla Maza, jeune artiste de World Music, d’origine cubaine. Nous aurons des chants élisabéthains également, un coup de cœur commun de Julia et moi, avec des chants mystérieux, de la viole, du luth. Peu de gens connaissent cette musique, c’est une prise de risque.
Côté théâtre, le stand-up d’Alex Jaffray, chroniqueur à Télé Matin, une mine de connaissances sur la musique, avec beaucoup d’anecdotes. Du Shakespeare aussi avec "Beaucoup de bruit pour rien", revisité par la Compagnie Viva : les rôles masculins sont tenus par des femmes et inversement. également la création de Louis-Emmanuel Blanc, de la Compagnie l’Etreinte, "Être un homme", avec un thème très actuel, la difficulté de se placer entre sensibilité et virilité, d’être un homme aujourd’hui. Et mon crush de l’année, "Has been". J'ai vu la pièce post-confinement et elle m’a fait beaucoup de bien. Un ado de quinze ans enregistre une cassette en se parlant à lui-même pour quand il aura quarante-cinq ans, et à cet âge-là, il la retrouve. C’est la confrontation de l’univers de l’adolescence et de ce que l’on est devenu. C’est introspectif et très sensible. En danse, une belle proposition : "Gaïa 2.0", plus les hors-les-murs à Châteauvallon-Liberté. Nous avons également du jeune public, avec notamment "Le petit garçon qui avait mangé trop d’olives", qui porte à réflexion et est très poétique.

Votre programmation fait également la part belle aux artistes locaux…
Quand j’ai pris ma délégation, il a fallu développer une politique culturelle, autour de nos installations : l’Espace des Arts, la médiathèque et la Galerie Cravero. J’ai imaginé trois axes : une politique inter-générationnelle, pour attirer un public jeune, moins jeune, ou âgé. Nous avons par exemple des artistes plus jeunes en galerie, pour les faire découvrir, comme Julien Orsini en août dernier. Ensuite, la culture comme moyen d’intégration sociale.Et enfin faire la part belle aux artistes locaux et aux thématiques locales. Je suis varoise et j’ai vécu principalement au Pradet. Ici, nous avons des afflux de personnes et la culture locale est parfois un peu oubliée. Par exemple, j’ai trouvé très intéressante la proposition de Luc Benito avec le spectacle autour de Félix Mayol par Guinguette Hot Club. Nous proposerons également "Le nouveau Noël des Voix Animées", avec un nouveau spectacle de chants de Noël, donné à l’église, le Conservatoire TPM pour son festival d’automne et le Festival Présence Compositrices.

Et en fin de saison vous accueillez un grand festival de musique classique…
Il est créé par l’association Musique à la Cour et s’inscrit dans la durée au Pradet, toujours en août. Il propose des virtuoses au piano, de très grande qualité, qui raviront les connaisseurs mais avec une musique accessible à tous, à des tarifs abordables.

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