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Cédric Ponti & Maxime Natali, Dynamiter la société. Cédric Ponti & Maxime Natali, Dynamiter la société.
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Cédric Ponti & Maxime Natali, Dynamiter la société.

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«30 ans et Après...» - Du 08.12 au 24.02
Hôtel Départemental des Arts du Var - Toulon

 

Ancien élève des Beaux-Arts de Toulon et Marseille, Cédric est un plasticien engagé, qui explore notre société dans un voyage incessant entre performances et arts plastiques. Pour pouvoir immortaliser ses Dead Paintings, ces peintures à l’explosif qu’il présente à l’Hôtel Départemental des Arts du Var à Toulon, il a fait appel à Maxime, vidéaste, dont les enregistrements sont devenus partie intégrante de l’oeuvre.

 

Tes matériaux et moyens d’expression sont hors du commun : car en sac, terre polluée, explosifs...
Cédric : Mes choix de matériaux sont toujours en lien avec le sujet que je souhaite aborder, qui fait souvent écho à l’actualité ou à la société. Puis j’y ajoute un facteur détonnant ! Pour les Car en Sac, c’était pour aborder le sujet de la pédophilie. Dans le cas de l’exposition à l’Hôtel Départemental des Arts du Var, l’explosif me donne deux éléments importants. Les pièces font écho à la violence de l’actualité, et se créent de manière autonome, sans mon intervention. J’ai commencé cette démarche par des sculptures, les Crashed heads, qui se sculptent seules. L’objectif était de sculpter des portraits, à partir d’un bloc d’argile, de leur donner des formes anthropomorphiques après une succession d’explosions . Puis les sculptures sont cuites et émaillées. A la Villa Tamaris, je les avais enduites de boues rouges, ces boues toxiques rejetées à Gardanne sur des hectares, ou dans les calanques de Cassis. A l’Hôtel des Arts, je présente des tableaux peints par explosion, la pièce résultante. Mais ce qui m’intéresse surtout c’est le processus : naissance, vie et mort de l’œuvre. Habituellement, le soir du vernissage, les pièces se déclenchent en série, avec un écho entre chaque toile. Le temps de vie de l’œuvre est celui de son déclenchement. Puis la peinture est morte, d’où : «Dead paintings». C’est également un clin d’oeil à ce que j’entendais pendant mes études : la peinture est un art « mort », sans avenir. On sait maintenant que ce n’est pas le cas, il n’y a qu’à voir l’essor du street art.

La vidéo dans ce cadre fait donc partie prenante de l’oeuvre...
Maxime : La vidéo permet au spectateur qui n’a pas assisté à la performance de la revoir. A l’HDA, nous pouvons même parler de tableaux numériques. Cédric avait commencé à faire quelques vidéos de la création de l’oeuvre. Mais avec ma caméra nous pouvons filmer à 400 images/secondes, ce qui rend le ralenti très précis et impressionnant. Par contre, nous nous pouvons pas prendre de son à cette vitesse-là, nous recalons donc toutes les explosions après coup, soixante quinze par tableaux !
Cédric : Au départ, c’est une performance, mais la vidéo la rend immortelle. Elle permet aussi de capter des éléments invisibles à l’œil nu, comme les projections de peinture quand l’explosion se produit. A l’HDA, nous sommes au centre, dans l’escalier. Nous en avons fait un atout, en présentant sept écrans, c’est très visuel. Au départ c’était le dispositif qui m’intéressait, je travaillais sur des images récoltées. Aujourd’hui ce sont mes peintures. Travailler avec Max permet également d’avoir un point de vue extérieur.

Quels sont tes prochains défis ?
Cédric : Pour les dead paintings, j’aimerais représenter des rugbymen. Ce sont les gladiateurs des temps modernes. La violence de cette série de toiles pourrait correspondre au monde du rugby. Je travaille aussi sur des séries de dessin par projection de terres polluées, sur un support. Cette série de pièces fera écho au développement des grandes entreprises. Mon but n’est pas de vendre mes œuvres, donc je suis libre de mon propos. A Gardanne le scandale des boues rouges est énorme. Cela fait vingt-cinq ans que l’on rejette des déchets pollués en plein air et dans les calanques, tout cela pour créer de l’alumine. Le problème est la diffusion de ces œuvres d’art, parce qu’elles peuvent déranger. Je verrai à quel point nous pouvons être libres dans notre société. 

 

Site Web de L'Hôtel Départemental des arts

Site Web de Cédric Ponti

Site Web de Maxime Natali


Discipline: Articles, Arts graphiques



Catégories : Articles, Arts graphiques

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Hôtel Départemental des Arts du Var - Toulon

 

Ancien élève des Beaux-Arts de Toulon et Marseille, Cédric est un plasticien engagé, qui explore notre société dans un voyage incessant entre performances et arts plastiques. Pour pouvoir immortaliser ses Dead Paintings, ces peintures à l’explosif qu’il présente à l’Hôtel Départemental des Arts du Var à Toulon, il a fait appel à Maxime, vidéaste, dont les enregistrements sont devenus partie intégrante de l’oeuvre.

 

Tes matériaux et moyens d’expression sont hors du commun : car en sac, terre polluée, explosifs...
Cédric : Mes choix de matériaux sont toujours en lien avec le sujet que je souhaite aborder, qui fait souvent écho à l’actualité ou à la société. Puis j’y ajoute un facteur détonnant ! Pour les Car en Sac, c’était pour aborder le sujet de la pédophilie. Dans le cas de l’exposition à l’Hôtel Départemental des Arts du Var, l’explosif me donne deux éléments importants. Les pièces font écho à la violence de l’actualité, et se créent de manière autonome, sans mon intervention. J’ai commencé cette démarche par des sculptures, les Crashed heads, qui se sculptent seules. L’objectif était de sculpter des portraits, à partir d’un bloc d’argile, de leur donner des formes anthropomorphiques après une succession d’explosions . Puis les sculptures sont cuites et émaillées. A la Villa Tamaris, je les avais enduites de boues rouges, ces boues toxiques rejetées à Gardanne sur des hectares, ou dans les calanques de Cassis. A l’Hôtel des Arts, je présente des tableaux peints par explosion, la pièce résultante. Mais ce qui m’intéresse surtout c’est le processus : naissance, vie et mort de l’œuvre. Habituellement, le soir du vernissage, les pièces se déclenchent en série, avec un écho entre chaque toile. Le temps de vie de l’œuvre est celui de son déclenchement. Puis la peinture est morte, d’où : «Dead paintings». C’est également un clin d’oeil à ce que j’entendais pendant mes études : la peinture est un art « mort », sans avenir. On sait maintenant que ce n’est pas le cas, il n’y a qu’à voir l’essor du street art.

La vidéo dans ce cadre fait donc partie prenante de l’oeuvre...
Maxime : La vidéo permet au spectateur qui n’a pas assisté à la performance de la revoir. A l’HDA, nous pouvons même parler de tableaux numériques. Cédric avait commencé à faire quelques vidéos de la création de l’oeuvre. Mais avec ma caméra nous pouvons filmer à 400 images/secondes, ce qui rend le ralenti très précis et impressionnant. Par contre, nous nous pouvons pas prendre de son à cette vitesse-là, nous recalons donc toutes les explosions après coup, soixante quinze par tableaux !
Cédric : Au départ, c’est une performance, mais la vidéo la rend immortelle. Elle permet aussi de capter des éléments invisibles à l’œil nu, comme les projections de peinture quand l’explosion se produit. A l’HDA, nous sommes au centre, dans l’escalier. Nous en avons fait un atout, en présentant sept écrans, c’est très visuel. Au départ c’était le dispositif qui m’intéressait, je travaillais sur des images récoltées. Aujourd’hui ce sont mes peintures. Travailler avec Max permet également d’avoir un point de vue extérieur.

Quels sont tes prochains défis ?
Cédric : Pour les dead paintings, j’aimerais représenter des rugbymen. Ce sont les gladiateurs des temps modernes. La violence de cette série de toiles pourrait correspondre au monde du rugby. Je travaille aussi sur des séries de dessin par projection de terres polluées, sur un support. Cette série de pièces fera écho au développement des grandes entreprises. Mon but n’est pas de vendre mes œuvres, donc je suis libre de mon propos. A Gardanne le scandale des boues rouges est énorme. Cela fait vingt-cinq ans que l’on rejette des déchets pollués en plein air et dans les calanques, tout cela pour créer de l’alumine. Le problème est la diffusion de ces œuvres d’art, parce qu’elles peuvent déranger. Je verrai à quel point nous pouvons être libres dans notre société. 

 

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