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Charles Berling, l'Art est une affaire de goût

Charles Berling, l'Art est une affaire de goût

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Du 02.04 au 06.04 au Liberté, Scène Nationale de Toulon.

 

Cette fois-ci ce n’est pas en tant que directeur mais comédien que Charles Berling se présentera sur la scène du Liberté Scène Nationale. Il sera accompagné de Jean-Pierre Darroussin et Alain Fromager, un trio équilibré dans la très reconnue pièce de théâtre « Art » de Yasmina Reza, mise en scène par Patrice Kerbat.

 

Est-ce une pièce que vous aviez un jour souhaité jouer ?
Non je n’y ai jamais songé. J’avais vu la version avec Rochefort, Trintignant et Vaneck. C’est une pièce sur l’abîme des amitiés, des amours. Elle est devenue un classique. Nous nous sommes plusieurs fois croisés avec Yasmina et lorsqu’elle m’a proposé de renouveler la pièce j’ai accepté avec plaisir. On la tourne depuis trois mois.


Pouvez-vous me parler de votre personnage Marc ? Vous ressemblez-vous ?
D’un point de vue général, tout le monde se retrouve dans les trois personnages puisque tour à tour les uns et les autres prennent le dessus. Le texte est équilibré ainsi. J’aurais pu jouer Yvan ou Serge. Quant à Marc, il n’a pas envie de jouer le jeu de la société, c’est un misanthrope. Il est blessé parce qu’il ne comprend plus son Serge. C’est comme s’il avait intégré un nouveau groupe sans en avoir parlé à son ami proche. La morale parle de la possessivité qui est un caractère humain comme cette réplique l’évoque : « On ne devrait jamais laisser son ami sans surveillance. »


L’art est-il un prétexte pour révéler la personnalité de chacun ?
C’est plus un problème de goût qu’une réflexion sur l’art lui-même. Le tableau est présent mais ce n’est qu’un élément déclencheur. On peut apparenter l’histoire à une autre pièce de théâtre « Le prénom », que j’ai jouée également, et où comme son nom l’indique, l’histoire tourne autour d’un choix de prénom et puis elle bascule vers des conversations plus dramatiques. En fin de compte, « Art » est comme un repas de famille où l’on aborde des sujets variés, tels l’art ou la politique. Chacun expose son avis et cela peut aller très loin. C’est l’histoire de l’humanité.


Quels sont vos futurs projets ?
Nous allons continuer la tournée qui reprendra à la rentrée. Après la représentation en avril, je vais m’occuper du Liberté et de Châteauvallon, notamment de ce dernier. Nous travaillons à la réouverture du site naturel qui entoure ce lieu magnifique. Ce sont des lieux pluridisciplinaires que nous devons faire vivre. Puis en avril et mai je vais me recentrer sur la mise en scène de ma prochaine création « Vivre sa vie », adaptée du film de Jean-Luc Godard, qui sera jouée au Festival d’Avignon en juillet. Trois acteurs et un musicien sur le plateau du Théâtre des Halles sous la Direction Alain Timár.

 

Léa Muller.

Site Officiel du Liberté


Discipline: Articles, Sur les planches



Catégories : Articles, Sur les planches

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Du 02.04 au 06.04 au Liberté, Scène Nationale de Toulon.

 

Cette fois-ci ce n’est pas en tant que directeur mais comédien que Charles Berling se présentera sur la scène du Liberté Scène Nationale. Il sera accompagné de Jean-Pierre Darroussin et Alain Fromager, un trio équilibré dans la très reconnue pièce de théâtre « Art » de Yasmina Reza, mise en scène par Patrice Kerbat.

 

Est-ce une pièce que vous aviez un jour souhaité jouer ?
Non je n’y ai jamais songé. J’avais vu la version avec Rochefort, Trintignant et Vaneck. C’est une pièce sur l’abîme des amitiés, des amours. Elle est devenue un classique. Nous nous sommes plusieurs fois croisés avec Yasmina et lorsqu’elle m’a proposé de renouveler la pièce j’ai accepté avec plaisir. On la tourne depuis trois mois.


Pouvez-vous me parler de votre personnage Marc ? Vous ressemblez-vous ?
D’un point de vue général, tout le monde se retrouve dans les trois personnages puisque tour à tour les uns et les autres prennent le dessus. Le texte est équilibré ainsi. J’aurais pu jouer Yvan ou Serge. Quant à Marc, il n’a pas envie de jouer le jeu de la société, c’est un misanthrope. Il est blessé parce qu’il ne comprend plus son Serge. C’est comme s’il avait intégré un nouveau groupe sans en avoir parlé à son ami proche. La morale parle de la possessivité qui est un caractère humain comme cette réplique l’évoque : « On ne devrait jamais laisser son ami sans surveillance. »


L’art est-il un prétexte pour révéler la personnalité de chacun ?
C’est plus un problème de goût qu’une réflexion sur l’art lui-même. Le tableau est présent mais ce n’est qu’un élément déclencheur. On peut apparenter l’histoire à une autre pièce de théâtre « Le prénom », que j’ai jouée également, et où comme son nom l’indique, l’histoire tourne autour d’un choix de prénom et puis elle bascule vers des conversations plus dramatiques. En fin de compte, « Art » est comme un repas de famille où l’on aborde des sujets variés, tels l’art ou la politique. Chacun expose son avis et cela peut aller très loin. C’est l’histoire de l’humanité.


Quels sont vos futurs projets ?
Nous allons continuer la tournée qui reprendra à la rentrée. Après la représentation en avril, je vais m’occuper du Liberté et de Châteauvallon, notamment de ce dernier. Nous travaillons à la réouverture du site naturel qui entoure ce lieu magnifique. Ce sont des lieux pluridisciplinaires que nous devons faire vivre. Puis en avril et mai je vais me recentrer sur la mise en scène de ma prochaine création « Vivre sa vie », adaptée du film de Jean-Luc Godard, qui sera jouée au Festival d’Avignon en juillet. Trois acteurs et un musicien sur le plateau du Théâtre des Halles sous la Direction Alain Timár.

 

Léa Muller.

Site Officiel du Liberté