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Claude-Henri Bonnet - L’Opéra au service de chefs-d’oeuvre. Claude-Henri Bonnet - L’Opéra au service de chefs-d’oeuvre.
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Claude-Henri Bonnet - L’Opéra au service de chefs-d’oeuvre. Claude-Henri Bonnet - L’Opéra au service de chefs-d’oeuvre.

Claude-Henri Bonnet - L’Opéra au service de chefs-d’oeuvre.

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                                   OPERA                               

               Samedi 21 novembre à 20h             
et dimanche 22 novembre à 14h30 à Toulon

L’Opéra de Toulon est partenaire du Festival International des Musiques d’Écran depuis la deuxième édition. Claude- Henri Bonnet, son emblématique directeur, qui dès la création du festival avait proposé à Laurence et Luc d’organiser un ciné-concert à l’Opéra revient pour nous sur ce partenariat très prolifique.

Comment s’est passée votre rencontre avec le FiMé ? Pourquoi avez-vous proposé à Laurence et Luc d’organiser un ciné-concert à l’opéra ?

Nous nous sommes rencontrés à l’occasion de la première conférence de presse du FiMé, en novembre 2005. Ils avaient ce projet que j’ai trouvé merveilleux. Après, ce sont Laurence, Luc et Jérôme, mon adjoint qui ont travaillé. J’ai eu un déclic par rapport au concept d’image et de musique, car la musique est une image, une partition est une image, magnifique d’ailleurs. La musique dans un film, c’est extrêmement important. Même muets, les films n’ont jamais été diffusés dans le silence. Je suis né en 1948, en Ardèche, et l’un de nos voisins et amis avaient deux cinémas et un théâtre. Je partageais mon temps entre ma famille et sa cabine de projection. Quand j’ai commencé à voir des films, ils étaient toujours muets et il y avait encore le piano accompagnateur. Ça me ramène donc à une poésie enfantine. J’ai toujours admiré la musique de cinéma, qui fait passer des messages subliminaux. D’ailleurs les grands compositeurs de musique de films sont tout autant remarqués que les grands comédiens. Avec un orchestre de musiciens, là, ça devient une prouesse. Mais c’est compliqué car c’est vivant, et nous sommes dans de la création instantanée. Je trouve extrêmement pertinent de donner comme objectif à un compositeur de multiplier par deux l’intérêt d’un film, c’est une réalité augmentée grâce à la musique. J’y crois, et Luc et Laurence y ont cru.

Comment s’est développé votre partenariat depuis, et quels films vous ont marqué ?

Ce qui a été marquant, c’est Chaplin lui-même. Il mérite ce type de traitement, ce type de cadre. Il a créé des chefs-d’oeuvre et un lieu comme l’opéra démultiplie le rendu. Il y a cette fosse éclairée, avec cette lumière magique qui monte, la scène encadrée de doré, le rouge de cette salle Second Empire… C’est ce qui m’a marqué : redécouvrir des grands titres mais aussi certains films que l’on avait vus, mais pas dans ces conditions démultipliantes.

Comment expliquer le succès des ciné-concerts à l’Opéra, notamment avec les films de Chaplin, mais pas uniquement ( Buster Keaton, Harold Lloyd ) ?

L’Opéra est un démultiplicateur, un grossisseur, qui attire l’attention. Mais ça n’enlève rien au génie de l’auteur, à ces films muets de l’entredeux- guerres. Le film d’Harold Lloyd l’an dernier était absolument extraordinaire.

Que dire du nouveau rendez-vous ciné-concert au mois de mars, avec des courts-métrages, qui affiche complet également ?

C’est le contrepoint des grands chefs-d’oeuvre que l’on donne pendant le FiMé. Autour des grandes oeuvres, il y en a beaucoup d’autres, et c’est très intéressant de le programmer suffisamment loin du FiMé. Ce sont des créations, qui montrent l’éventail du talent des compositeurs participants.

Que pensez-vous de la programmation de cette année, « Le Cirque » avec l’orchestre symphonique dirigé par Léo Margue, et le programme « Charlot et Cie » avec Romain Montiel ?

Le travail de Romain Montiel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, est très important et nous tient particulièrement à coeur. Nous sommes très heureux du travail en profondeur que nous pouvons accomplir avec de jeunes créateurs. Quant au film « Le Cirque », c’est un grand titre : chapeau bas Monsieur Chaplin, et merci à Luc et Laurence de nous le proposer.

L’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon

L’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon est une formation dynamique et remarquée dans le paysage musical français. Son répertoire très éclectique s’étend sur quatre siècles de musique. Des chefs prestigieux ont dirigé cette phalange et elle a accompagné de très grands interprètes. L’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon participe à de nombreux concerts décentralisés dans le cadre d’une politique de diffusion musicale pour tous, au service d’une dynamique territoriale. À ce titre, il se produit aussi bien dans l’agglomération et le département qu’en région et à l’étranger. À Paris, il se produit régulièrement au Théâtre National de l’Opéra Comique. Il a développé une politique d’actions pédagogique et sociale avec des partenaires tels que le Conservatoire TPM, l’Inspection Académique, l’Université du Sud Toulon-Var, le Centre Hospitalier Intercommunal Toulon-La Seyne, le Centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède… L’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon est membre de l’Association Française des Orchestres (A.F.O.).

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Discipline: Articles, Musique, Cinéma



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               Samedi 21 novembre à 20h             
et dimanche 22 novembre à 14h30 à Toulon

L’Opéra de Toulon est partenaire du Festival International des Musiques d’Écran depuis la deuxième édition. Claude- Henri Bonnet, son emblématique directeur, qui dès la création du festival avait proposé à Laurence et Luc d’organiser un ciné-concert à l’Opéra revient pour nous sur ce partenariat très prolifique.

Comment s’est passée votre rencontre avec le FiMé ? Pourquoi avez-vous proposé à Laurence et Luc d’organiser un ciné-concert à l’opéra ?

Nous nous sommes rencontrés à l’occasion de la première conférence de presse du FiMé, en novembre 2005. Ils avaient ce projet que j’ai trouvé merveilleux. Après, ce sont Laurence, Luc et Jérôme, mon adjoint qui ont travaillé. J’ai eu un déclic par rapport au concept d’image et de musique, car la musique est une image, une partition est une image, magnifique d’ailleurs. La musique dans un film, c’est extrêmement important. Même muets, les films n’ont jamais été diffusés dans le silence. Je suis né en 1948, en Ardèche, et l’un de nos voisins et amis avaient deux cinémas et un théâtre. Je partageais mon temps entre ma famille et sa cabine de projection. Quand j’ai commencé à voir des films, ils étaient toujours muets et il y avait encore le piano accompagnateur. Ça me ramène donc à une poésie enfantine. J’ai toujours admiré la musique de cinéma, qui fait passer des messages subliminaux. D’ailleurs les grands compositeurs de musique de films sont tout autant remarqués que les grands comédiens. Avec un orchestre de musiciens, là, ça devient une prouesse. Mais c’est compliqué car c’est vivant, et nous sommes dans de la création instantanée. Je trouve extrêmement pertinent de donner comme objectif à un compositeur de multiplier par deux l’intérêt d’un film, c’est une réalité augmentée grâce à la musique. J’y crois, et Luc et Laurence y ont cru.

Comment s’est développé votre partenariat depuis, et quels films vous ont marqué ?

Ce qui a été marquant, c’est Chaplin lui-même. Il mérite ce type de traitement, ce type de cadre. Il a créé des chefs-d’oeuvre et un lieu comme l’opéra démultiplie le rendu. Il y a cette fosse éclairée, avec cette lumière magique qui monte, la scène encadrée de doré, le rouge de cette salle Second Empire… C’est ce qui m’a marqué : redécouvrir des grands titres mais aussi certains films que l’on avait vus, mais pas dans ces conditions démultipliantes.

Comment expliquer le succès des ciné-concerts à l’Opéra, notamment avec les films de Chaplin, mais pas uniquement ( Buster Keaton, Harold Lloyd ) ?

L’Opéra est un démultiplicateur, un grossisseur, qui attire l’attention. Mais ça n’enlève rien au génie de l’auteur, à ces films muets de l’entredeux- guerres. Le film d’Harold Lloyd l’an dernier était absolument extraordinaire.

Que dire du nouveau rendez-vous ciné-concert au mois de mars, avec des courts-métrages, qui affiche complet également ?

C’est le contrepoint des grands chefs-d’oeuvre que l’on donne pendant le FiMé. Autour des grandes oeuvres, il y en a beaucoup d’autres, et c’est très intéressant de le programmer suffisamment loin du FiMé. Ce sont des créations, qui montrent l’éventail du talent des compositeurs participants.

Que pensez-vous de la programmation de cette année, « Le Cirque » avec l’orchestre symphonique dirigé par Léo Margue, et le programme « Charlot et Cie » avec Romain Montiel ?

Le travail de Romain Montiel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, est très important et nous tient particulièrement à coeur. Nous sommes très heureux du travail en profondeur que nous pouvons accomplir avec de jeunes créateurs. Quant au film « Le Cirque », c’est un grand titre : chapeau bas Monsieur Chaplin, et merci à Luc et Laurence de nous le proposer.

L’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon

L’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon est une formation dynamique et remarquée dans le paysage musical français. Son répertoire très éclectique s’étend sur quatre siècles de musique. Des chefs prestigieux ont dirigé cette phalange et elle a accompagné de très grands interprètes. L’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon participe à de nombreux concerts décentralisés dans le cadre d’une politique de diffusion musicale pour tous, au service d’une dynamique territoriale. À ce titre, il se produit aussi bien dans l’agglomération et le département qu’en région et à l’étranger. À Paris, il se produit régulièrement au Théâtre National de l’Opéra Comique. Il a développé une politique d’actions pédagogique et sociale avec des partenaires tels que le Conservatoire TPM, l’Inspection Académique, l’Université du Sud Toulon-Var, le Centre Hospitalier Intercommunal Toulon-La Seyne, le Centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède… L’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon est membre de l’Association Française des Orchestres (A.F.O.).

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