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Collectif Horlab - Réenchanter l'espace. Collectif Horlab - Réenchanter l'espace.
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Collectif Horlab - Réenchanter l'espace. Collectif Horlab - Réenchanter l'espace.

Collectif Horlab - Réenchanter l'espace.

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Horlab est un collectif de sept artistes varois, qui livrent des performances dans l’espace public. Durant tout le mois de juin, ils nous ont proposé BUL dans les rues toulonnaises, tous les mercredis, où ils invitaient les passants à danser avec eux. Leur nouveau projet, novateur et rassembleur, est créé en partenariat avec Radio active et de nombreux artistes locaux.

Comment le collectif s’est-il formé ?

Pour la plupart, nous nous sommes rencontrés grâce aux « Out of the Box » que Frank Micheletti organise pour le Conservatoire TPM. Ils réunissent différents musiciens, danseurs, comédiens, circassiens du conservatoire qui souhaitent participer au projet. On a adoré travailler ensemble, il y avait une très belle énergie, et alors que le dernier Out of the Box arrive à grand pas, nous souhaitions continuer. Nous avons donc formé un collectif de sept artistes toulonnais issus de ces différentes disciplines… Nous restons anonymes, car ce n’est pas basé sur les personnes. Aujourd’hui les gens se déplacent trop pour voir un artiste en particulier, et non pour l’art en soi. De plus, nous avons à chaque projet d’autres artistes qui nous rejoignent et participent.

Votre démarche est ancrée dans l’espace urbain, pourquoi ?

Déjà, c'était le cas du travail avec Frank. A Toulon, le lien est complexe entre la ville et ses habitants. Il y a des lieux intérieurs faits pour la Culture mais assez peu de propositions dans la rue. Dans l’espace public, l’art va vers le spectateur. Nous associons l’espace urbain à certains souvenirs : j’ai fait ceci à tel endroit… Maintenant on pourra dire, c’est l’endroit où j’ai vu les artistes danser. Nous appelons cela réenchanter l’espace. C’est aussi une manière de réaffirmer notre liberté, ce qui est d’autant plus important en ce moment. C’est également de l’ordre du don, car nous ne sommes pas rémunérés. C’est d‘autant plus fort dans les rues commerciales : il y a une proposition de gratuité là où le rapport est d’habitude marchand. En cette période, l’espace public est anxiogène, il faut réapprendre à vivre ensemble. Nous avons dansé avec BUL sur les marches de l’Opéra, souvent occupées par des SDF. La tension initiale s’est transformée en douceur, et un monsieur nous a même déclaré : « vous m’avez donné la vue ! ». C’est une démarche citoyenne plus que politique, l’acte raconte quelque chose. A Toulon, depuis quelques années, le monde culturel bouge beaucoup, mais au départ chacun était isolé. Nous souhaitons rassembler.

Vous donnez la première de votre nouveau projet « Enamigi » le 10 juillet…

« Enamigi » veut dire « Tomber en amour », en Esperanto. Nous allons raconter une histoire d’amour en sept étapes. La première étape se nomme « Kunvenas » - La rencontre. Pour chacune, nous avons commandé une bande-son à des musiciens locaux. La première est réalisée par « Chien bleu mord le vent ». A partir de ce matériau, nous écrivons un texte, et enregistrons nos voix à Radio Active, notre partenaire sur ce projet. Le jour J, nous danserons devant un lieu, et la bande son sera diffusée sur la radio, il faudra donc avoir téléphone et écouteurs. La première, sera au café Brun Noir, à Toulon Centre, le 10 juillet donc, à 18h30. Pour le second volet, nous avons demandé la bande-son à Hifiklub qui nous a offert « Rupture », qui a donné lieu à un album par ailleurs. Nous intégrons également des témoignages de toulonnais anonymes, à propos de leurs expériences amoureuses. C’est un projet qui va durer un an et va faire l’objet d’un documentaire réalisé par Pascal Fromage. Il rassemblera une quarantaine d’artistes, musiciens, danseurs, comédiens, circassiens. Ce sera une belle photographie du monde artistique toulonnais d’aujourd’hui.

Page Facebook : Collectif Horlab


Discipline: Articles, Musique, Sur les planches,



Catégories : Articles, Musique, Sur les planches,

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Horlab est un collectif de sept artistes varois, qui livrent des performances dans l’espace public. Durant tout le mois de juin, ils nous ont proposé BUL dans les rues toulonnaises, tous les mercredis, où ils invitaient les passants à danser avec eux. Leur nouveau projet, novateur et rassembleur, est créé en partenariat avec Radio active et de nombreux artistes locaux.

Comment le collectif s’est-il formé ?

Pour la plupart, nous nous sommes rencontrés grâce aux « Out of the Box » que Frank Micheletti organise pour le Conservatoire TPM. Ils réunissent différents musiciens, danseurs, comédiens, circassiens du conservatoire qui souhaitent participer au projet. On a adoré travailler ensemble, il y avait une très belle énergie, et alors que le dernier Out of the Box arrive à grand pas, nous souhaitions continuer. Nous avons donc formé un collectif de sept artistes toulonnais issus de ces différentes disciplines… Nous restons anonymes, car ce n’est pas basé sur les personnes. Aujourd’hui les gens se déplacent trop pour voir un artiste en particulier, et non pour l’art en soi. De plus, nous avons à chaque projet d’autres artistes qui nous rejoignent et participent.

Votre démarche est ancrée dans l’espace urbain, pourquoi ?

Déjà, c'était le cas du travail avec Frank. A Toulon, le lien est complexe entre la ville et ses habitants. Il y a des lieux intérieurs faits pour la Culture mais assez peu de propositions dans la rue. Dans l’espace public, l’art va vers le spectateur. Nous associons l’espace urbain à certains souvenirs : j’ai fait ceci à tel endroit… Maintenant on pourra dire, c’est l’endroit où j’ai vu les artistes danser. Nous appelons cela réenchanter l’espace. C’est aussi une manière de réaffirmer notre liberté, ce qui est d’autant plus important en ce moment. C’est également de l’ordre du don, car nous ne sommes pas rémunérés. C’est d‘autant plus fort dans les rues commerciales : il y a une proposition de gratuité là où le rapport est d’habitude marchand. En cette période, l’espace public est anxiogène, il faut réapprendre à vivre ensemble. Nous avons dansé avec BUL sur les marches de l’Opéra, souvent occupées par des SDF. La tension initiale s’est transformée en douceur, et un monsieur nous a même déclaré : « vous m’avez donné la vue ! ». C’est une démarche citoyenne plus que politique, l’acte raconte quelque chose. A Toulon, depuis quelques années, le monde culturel bouge beaucoup, mais au départ chacun était isolé. Nous souhaitons rassembler.

Vous donnez la première de votre nouveau projet « Enamigi » le 10 juillet…

« Enamigi » veut dire « Tomber en amour », en Esperanto. Nous allons raconter une histoire d’amour en sept étapes. La première étape se nomme « Kunvenas » - La rencontre. Pour chacune, nous avons commandé une bande-son à des musiciens locaux. La première est réalisée par « Chien bleu mord le vent ». A partir de ce matériau, nous écrivons un texte, et enregistrons nos voix à Radio Active, notre partenaire sur ce projet. Le jour J, nous danserons devant un lieu, et la bande son sera diffusée sur la radio, il faudra donc avoir téléphone et écouteurs. La première, sera au café Brun Noir, à Toulon Centre, le 10 juillet donc, à 18h30. Pour le second volet, nous avons demandé la bande-son à Hifiklub qui nous a offert « Rupture », qui a donné lieu à un album par ailleurs. Nous intégrons également des témoignages de toulonnais anonymes, à propos de leurs expériences amoureuses. C’est un projet qui va durer un an et va faire l’objet d’un documentaire réalisé par Pascal Fromage. Il rassemblera une quarantaine d’artistes, musiciens, danseurs, comédiens, circassiens. Ce sera une belle photographie du monde artistique toulonnais d’aujourd’hui.

Page Facebook : Collectif Horlab