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Compagnie de l’Echo, nous pouvons changer les choses. Compagnie de l’Echo, nous pouvons changer les choses.
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Compagnie de l’Echo, nous pouvons changer les choses.

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Peggy Mahieux et Xavier Hérédia sont en résidence au Théâtre Denis à Hyères. Du 12 au 14 octobre, ils y joueront Pulsions, une oeuvre contemporaine, protéiforme qui s’interroge sur le harcèlement dans le milieu scolaire.

 

Parlez- nous de votre prochain spectacle.


Il s’intitule Pulsions, c’est un manifeste contre le harcèlement scolaire. Sur scène, on retrouve deux comédiens et un batteur. C’est issu d’une écriture collective, de témoignages et de documentation. Nous nommons cela un coup de poing artistique, ce n’est pas une histoire qui se déroule mais plusieurs impacts de protagonistes différents, on y retrouve des chansons, des monologues, des témoignages, du travail vidéo. La batterie était l’instrument le plus apte à prendre en charge la violence des faits, elle agit un peu comme une pulsation cardiaque. Au départ, le spectacle est conçu pour tourner dans les collèges et les lycées, avec 35 minutes de jeu et 25 de débat. En salle c’est un long format.


Pourquoi ce thème ?


Le précédent spectacle Contractions, s’interrogeait sur le harcèlement dans le milieu du travail. Le texte, déjà écrit, concernait l’installation du harcèlement entre une manager et une employée. Depuis, nous nous sommes interrogés sur la naissance de ce harcèlement. Nous avons pensé à l’environnement scolaire, où il commence à naître. Sur le plan personnel, j’ai été confrontée à une expérience de harcèlement scolaire, qui m’a donné envie d’en parler. Je n’imaginais pas toute cette violence. A mon époque, cela existait déjà, mais aujourd’hui c’est plus violent et peut dégénérer plus vite. Internet n’arrange pas, la violence déborde du collège, elle est difficile à enrayer.


Comment est née la compagnie ?


En 1996 nous étions de jeunes élèves promus du Conservatoire de Toulon. Souhaitant rester dans la région, nous avons créé notre outil de travail. En 2003, nous donnons les 7 jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette au Théâtre Denis à Hyères. L’ envie de François Carassan, adjoint à la Culture, de nous y offrir une résidence s’est confirmée. Depuis, nous sommes donc en résidence dans ce théâtre. Avant cela, il n’existait pas vraiment de ligne artistique au théâtre, ouvert à la location. Depuis il est uniquement dédié à quatre structures : Jazz à Porquerolles, Tandem, le Service Culture de la ville et nous. Nous avons trois missions : la programmation du lieu, la création de spectacles, en moyenne tous les deux ans, et une mission de formation.


Quelles sont vos motivations ?


Je suis rentrée dans un cours de théâtre à l’adolescence. J’ai tout de suite compris que c’était là que j’avais envie de travailler, j’ai ressenti assez viscéralement le besoin d’avoir un espace d’expression. J’y ai trouvé un cadre, une stimulation, des relations humaines intensifiées qui n’existent pas dans la vie de tous les jours. Au départ, nous avons travaillé sur du théâtre classique mais nous sommes rapidement intéressés au théâtre contemporain. Nous avons l’envie de parler du monde dans lequel nous vivons, nous croyons à la force de questionnement du théâtre. Peut-on changer les choses ? La force du spectacle vivant ne sera jamais remplacée par des images ou des campagnes de prévention. Les collégiens sortent des représentations ébranlés, plus qu’après des images car l’empathie est directe. Cela me laisse croire que nous sommes sur le bon chemin.

 

Site web de la Compagnie de l'Echo

Facebook du Théâtre Denis

 


Discipline: Articles, Sur les planches



Catégories : Articles, Sur les planches

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Peggy Mahieux et Xavier Hérédia sont en résidence au Théâtre Denis à Hyères. Du 12 au 14 octobre, ils y joueront Pulsions, une oeuvre contemporaine, protéiforme qui s’interroge sur le harcèlement dans le milieu scolaire.

 

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Il s’intitule Pulsions, c’est un manifeste contre le harcèlement scolaire. Sur scène, on retrouve deux comédiens et un batteur. C’est issu d’une écriture collective, de témoignages et de documentation. Nous nommons cela un coup de poing artistique, ce n’est pas une histoire qui se déroule mais plusieurs impacts de protagonistes différents, on y retrouve des chansons, des monologues, des témoignages, du travail vidéo. La batterie était l’instrument le plus apte à prendre en charge la violence des faits, elle agit un peu comme une pulsation cardiaque. Au départ, le spectacle est conçu pour tourner dans les collèges et les lycées, avec 35 minutes de jeu et 25 de débat. En salle c’est un long format.


Pourquoi ce thème ?


Le précédent spectacle Contractions, s’interrogeait sur le harcèlement dans le milieu du travail. Le texte, déjà écrit, concernait l’installation du harcèlement entre une manager et une employée. Depuis, nous nous sommes interrogés sur la naissance de ce harcèlement. Nous avons pensé à l’environnement scolaire, où il commence à naître. Sur le plan personnel, j’ai été confrontée à une expérience de harcèlement scolaire, qui m’a donné envie d’en parler. Je n’imaginais pas toute cette violence. A mon époque, cela existait déjà, mais aujourd’hui c’est plus violent et peut dégénérer plus vite. Internet n’arrange pas, la violence déborde du collège, elle est difficile à enrayer.


Comment est née la compagnie ?


En 1996 nous étions de jeunes élèves promus du Conservatoire de Toulon. Souhaitant rester dans la région, nous avons créé notre outil de travail. En 2003, nous donnons les 7 jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette au Théâtre Denis à Hyères. L’ envie de François Carassan, adjoint à la Culture, de nous y offrir une résidence s’est confirmée. Depuis, nous sommes donc en résidence dans ce théâtre. Avant cela, il n’existait pas vraiment de ligne artistique au théâtre, ouvert à la location. Depuis il est uniquement dédié à quatre structures : Jazz à Porquerolles, Tandem, le Service Culture de la ville et nous. Nous avons trois missions : la programmation du lieu, la création de spectacles, en moyenne tous les deux ans, et une mission de formation.


Quelles sont vos motivations ?


Je suis rentrée dans un cours de théâtre à l’adolescence. J’ai tout de suite compris que c’était là que j’avais envie de travailler, j’ai ressenti assez viscéralement le besoin d’avoir un espace d’expression. J’y ai trouvé un cadre, une stimulation, des relations humaines intensifiées qui n’existent pas dans la vie de tous les jours. Au départ, nous avons travaillé sur du théâtre classique mais nous sommes rapidement intéressés au théâtre contemporain. Nous avons l’envie de parler du monde dans lequel nous vivons, nous croyons à la force de questionnement du théâtre. Peut-on changer les choses ? La force du spectacle vivant ne sera jamais remplacée par des images ou des campagnes de prévention. Les collégiens sortent des représentations ébranlés, plus qu’après des images car l’empathie est directe. Cela me laisse croire que nous sommes sur le bon chemin.

 

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