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Corinne Vezzoni, Chalucet  ancré dans l’histoire toulonnaise. Corinne Vezzoni, Chalucet  ancré dans l’histoire toulonnaise.
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Corinne Vezzoni, Chalucet  ancré dans l’histoire toulonnaise. Corinne Vezzoni, Chalucet  ancré dans l’histoire toulonnaise.

Corinne Vezzoni, Chalucet ancré dans l’histoire toulonnaise.

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Le quartier Chalucet deviendra Quartier de la Créativité et de la Connaissance, à naitre en 2019. Centré autour d’une médiathèque qui sera la plus grande du Var, le quartier abritera l’école de design Kedge, l’Ecole Supérieure d’Art et de Design TPM, un programme de logements, et réhabilitera le Jardin Alexandre Ier. Corinne Vezzoni, l’architecte en charge du projet, nous détaille sa vision pour le quartier.

 

Pouvez-vous nous parler du projet Chalucet ?


Notre mission est de créer tous les programmes décidés par la ville le long de la rue Chalucet. Au point le plus haut se trouvera l’école Kedge et l’ESAD TPM (Beaux-Arts). Nous profiterons de la pente pour organiser une série de plateaux. Il y en aura successivement trois avec des jardins, des bassins. Nous traiterons la pente comme on l’a toujours traditionnellement fait en Provence, avec des restanques, qui permettent de conserver la terre et mieux capter l’eau.
L’ouvrage principal est la nouvelle médiathèque. Le principe premier est de conserver le bâtiment de la chapelle et l’aile ancienne de l’Hôpital Chalucet en l’état, et de construire une médiathèque autour de ces bâtiments.
Nous réhabiliterons également le Jardin Alexandre Ier. Dans le parc historique, nous réintroduirons des essences disparues, de tous les continents, introduites dans le passé par les navigateurs toulonnais. Le jardin n’aura plus de barrière à l’arrière et envahira tout l’ilôt, du boulevard de Strasbourg à la gare. La nature va envahir tous les espaces, apporter de la fraîcheur et de l’oxygène et créer des promenades intéressantes et variées.
Dans cette idée de progression du haut vers le bas, les hauteurs vont évoluer de la même façon. Du point le plus haut autorisé pour l’école d’art, qui sera un signal urbain, visible du boulevard de Strasbourg. Puis la hauteur des bâtiments décroit.


Quelle est votre vision architecturale du projet ?


Nous avons essayé de travailler de manière simple. La ville de Toulon a une couleur, qui vient des carrières proches exploitées depuis des siècles. Nous faisons un travail de recherche sur des bétons sable et pierres du Revest qui vont permettre de retrouver les couleurs d’origine de la ville de Toulon. De manière volumétrique, on accompagne l’histoire de la ville, linéaire du côté du quartier Chalucet, qui a une architecture hausmanienne et oblique du côté de la rue Rageot de la Touche, plus XXème, en suivant les anciens remparts. Le socle de l’école d’art retrouve l’altimétrie des remparts. J’ai souhaité rendre hommage à l’histoire de la ville. Les logements de la même manière répondent à ce quartier du XXème. Les immeubles seront construits en référence aux paquebots, avec des lignes claires, de grandes horizontales qui font référence à l’histoire maritime. Pour rentrer dans le projet, nous créerons une serie de portes contemporaines : une place; un porche sous le porte à faux de l’école d’art; un pavillon d’accueil. Toutes les portes seront dans le prolongement de chacune des voies existantes du côté Chalucet.


Pourquoi votre agence a-t-elle été choisie ?


C’était un concours d’architecture international. Les participants, de grands cabinets, provenaient du monde entier. Les équipes ont concouru sur un cahier des charges précis, celui de construire tous ces bâtiments. La disposition et la construction étaient libres. Nous avons eu quatre mois pour faire notre proposition. Nous avons été choisis à l’unanimité. Nous répondions bien aux différentes problématiques : comment respecter l’histoire de la ville, la Méditerranée, comment se protéger du mistral. C’était un concours anonyme : une équipe marseillaise a gagné !

 

Site web de Vezzoni et associés

Site web de la CCI

 


Discipline: Articles, Initiatives,



Catégories : Articles, Initiatives,

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Le quartier Chalucet deviendra Quartier de la Créativité et de la Connaissance, à naitre en 2019. Centré autour d’une médiathèque qui sera la plus grande du Var, le quartier abritera l’école de design Kedge, l’Ecole Supérieure d’Art et de Design TPM, un programme de logements, et réhabilitera le Jardin Alexandre Ier. Corinne Vezzoni, l’architecte en charge du projet, nous détaille sa vision pour le quartier.

 

Pouvez-vous nous parler du projet Chalucet ?


Notre mission est de créer tous les programmes décidés par la ville le long de la rue Chalucet. Au point le plus haut se trouvera l’école Kedge et l’ESAD TPM (Beaux-Arts). Nous profiterons de la pente pour organiser une série de plateaux. Il y en aura successivement trois avec des jardins, des bassins. Nous traiterons la pente comme on l’a toujours traditionnellement fait en Provence, avec des restanques, qui permettent de conserver la terre et mieux capter l’eau.
L’ouvrage principal est la nouvelle médiathèque. Le principe premier est de conserver le bâtiment de la chapelle et l’aile ancienne de l’Hôpital Chalucet en l’état, et de construire une médiathèque autour de ces bâtiments.
Nous réhabiliterons également le Jardin Alexandre Ier. Dans le parc historique, nous réintroduirons des essences disparues, de tous les continents, introduites dans le passé par les navigateurs toulonnais. Le jardin n’aura plus de barrière à l’arrière et envahira tout l’ilôt, du boulevard de Strasbourg à la gare. La nature va envahir tous les espaces, apporter de la fraîcheur et de l’oxygène et créer des promenades intéressantes et variées.
Dans cette idée de progression du haut vers le bas, les hauteurs vont évoluer de la même façon. Du point le plus haut autorisé pour l’école d’art, qui sera un signal urbain, visible du boulevard de Strasbourg. Puis la hauteur des bâtiments décroit.


Quelle est votre vision architecturale du projet ?


Nous avons essayé de travailler de manière simple. La ville de Toulon a une couleur, qui vient des carrières proches exploitées depuis des siècles. Nous faisons un travail de recherche sur des bétons sable et pierres du Revest qui vont permettre de retrouver les couleurs d’origine de la ville de Toulon. De manière volumétrique, on accompagne l’histoire de la ville, linéaire du côté du quartier Chalucet, qui a une architecture hausmanienne et oblique du côté de la rue Rageot de la Touche, plus XXème, en suivant les anciens remparts. Le socle de l’école d’art retrouve l’altimétrie des remparts. J’ai souhaité rendre hommage à l’histoire de la ville. Les logements de la même manière répondent à ce quartier du XXème. Les immeubles seront construits en référence aux paquebots, avec des lignes claires, de grandes horizontales qui font référence à l’histoire maritime. Pour rentrer dans le projet, nous créerons une serie de portes contemporaines : une place; un porche sous le porte à faux de l’école d’art; un pavillon d’accueil. Toutes les portes seront dans le prolongement de chacune des voies existantes du côté Chalucet.


Pourquoi votre agence a-t-elle été choisie ?


C’était un concours d’architecture international. Les participants, de grands cabinets, provenaient du monde entier. Les équipes ont concouru sur un cahier des charges précis, celui de construire tous ces bâtiments. La disposition et la construction étaient libres. Nous avons eu quatre mois pour faire notre proposition. Nous avons été choisis à l’unanimité. Nous répondions bien aux différentes problématiques : comment respecter l’histoire de la ville, la Méditerranée, comment se protéger du mistral. C’était un concours anonyme : une équipe marseillaise a gagné !

 

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