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Coup de Cœur Cinéma par les Petits Ecrans -

Coup de Cœur Cinéma par les Petits Ecrans - "Les Confins du Monde" de Guillaume Nicloux

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Guillaume Nicloux trace une route particulièrement singulière dans le cinéma français, se réinventant de film en film, mais retrouvant irrémédiablement ses thèmes de prédilection. Dans Les Confins du monde, il est question du deuil, de l’abandon, d’une errance existentielle, celle de Robert Tassen, soldat rescapé d’un massacre en Indochine au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. C’est l’histoire d’un homme dont la soif de vengeance le consume intérieurement. Même si sur ce film plane forcément des références tutélaires comme La 317ème section ou Apocalypse now, Guillaume Nicloux n’a pas peur de les affronter avec cette jungle et cette moiteur qui sont, là encore, des personnages à part entière. Mais il va plus loin, avec un parti pris sur l’image, le montage, et cette mise en scène crue et âpre, qui montre les corps, des corps nus, meurtris… Avec un sous-texte psychanalytique évident où chaque rencontre que fait Tassen, notamment celle de Saintonge, remarquablement interprété par Depardieu, est une tentative pour retrouver un peu d’humanité, Guillaume Nicloux signe une expédition magnifiquement crépusculaire aux confins d’un monde intérieur.

Luc Benito

Site Web Les Petits Ecrans


Discipline: Articles, Cinéma



Catégories : Articles, Cinéma

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Guillaume Nicloux trace une route particulièrement singulière dans le cinéma français, se réinventant de film en film, mais retrouvant irrémédiablement ses thèmes de prédilection. Dans Les Confins du monde, il est question du deuil, de l’abandon, d’une errance existentielle, celle de Robert Tassen, soldat rescapé d’un massacre en Indochine au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. C’est l’histoire d’un homme dont la soif de vengeance le consume intérieurement. Même si sur ce film plane forcément des références tutélaires comme La 317ème section ou Apocalypse now, Guillaume Nicloux n’a pas peur de les affronter avec cette jungle et cette moiteur qui sont, là encore, des personnages à part entière. Mais il va plus loin, avec un parti pris sur l’image, le montage, et cette mise en scène crue et âpre, qui montre les corps, des corps nus, meurtris… Avec un sous-texte psychanalytique évident où chaque rencontre que fait Tassen, notamment celle de Saintonge, remarquablement interprété par Depardieu, est une tentative pour retrouver un peu d’humanité, Guillaume Nicloux signe une expédition magnifiquement crépusculaire aux confins d’un monde intérieur.

Luc Benito

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