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Coup de Coeur des Petits Ecrans - Le Lac aux Oies sauvages par Diao Yinan

Coup de Coeur des Petits Ecrans - Le Lac aux Oies sauvages par Diao Yinan

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Après le somptueux « Black Coal » (Ours d’or à Berlin en 2014), le
cinéaste chinois Diao Yinan continue à revisiter les codes du film
noir au travers de l’histoire d’amour impossible entre un chef de
gang recherché et une prostituée en quête de liberté. Au travers
de leurs regards, Diao Yinan dépeint le monde sans pitié des basfonds de la société chinoise où violence, corruption et misère sont
le pain quotidien. Pourtant, « Le lac aux oies sauvages » est loin
d’être un film austère ou misérabiliste. La mise en scène colorée
et esthétique du réalisateur ainsi que l’alchimie parfaite du duo Hu
Ge / Gwei Lun Mei transforment ce déluge de sang et de larmes en
un ballet amoureux tortueux qui lorgnerait du côté du cinéma de
Wong Kar-Wai et de Jean-Pierre Melville.
Si on peut regretter un final un tantinet trop long, ce « lac aux oies
sauvages » a suffisamment de ressources pour prouver une fois de
plus la belle vitalité du cinéma asiatique .

Coup de Coeur de Maxime DECERIER


Discipline: Articles, Cinéma,



Catégories : Articles, Cinéma,

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Après le somptueux « Black Coal » (Ours d’or à Berlin en 2014), le cinéaste chinois Diao Yinan continue à revisiter les codes du film noir au travers de l’histoire d’amour impossible entre un chef de gang recherché et une prostituée en quête de liberté. Au travers de leurs regards, Diao Yinan dépeint le monde sans pitié des basfonds de la société chinoise où violence, corruption et misère sont le pain quotidien. Pourtant, « Le lac aux oies sauvages » est loin d’être un film austère ou misérabiliste. La mise en scène colorée et esthétique du réalisateur ainsi que l’alchimie parfaite du duo Hu Ge / Gwei Lun Mei transforment ce déluge de sang et de larmes en un ballet amoureux tortueux qui lorgnerait du côté du cinéma de Wong Kar-Wai et de Jean-Pierre Melville. Si on peut regretter un final un tantinet trop long, ce « lac aux oies sauvages » a suffisamment de ressources pour prouver une fois de plus la belle vitalité du cinéma asiatique . Coup de Coeur de Maxime DECERIER