zoom
Daniel-Antoine grime sa peinture Daniel-Antoine grime sa peinture
zoom
Daniel-Antoine grime sa peinture Daniel-Antoine grime sa peinture
zoom
Daniel-Antoine grime sa peinture Daniel-Antoine grime sa peinture
zoom
Daniel-Antoine grime sa peinture Daniel-Antoine grime sa peinture
zoom
Daniel-Antoine grime sa peinture Daniel-Antoine grime sa peinture
zoom
Daniel-Antoine grime sa peinture Daniel-Antoine grime sa peinture

Daniel-Antoine grime sa peinture

    Partager sur :

Artiste depuis sa plus tendre enfance, Daniel-Antoine poursuit un remarquable travail plastique que nul ne peut classer dans quelconque registre. Travaillant par séries, par instinct et par affect, ce peintre pas vraiment comme les autres retrace son parcours et dévoile sa nouvelle série intitulée «Figures Fardées». 

 

 «Tout gosse, Baboulène m’a dit: petit, si tu te bornes à peindre la nature telle qu’elle est, tu feras de mauvais tableaux.» Daniel-Antoine

 

Tout jeune, vous avez baigné dans la peinture auprès d’artistes issus de l’Ecole de Toulon; parlez-nous de cette époque et des souvenirs que cela vous évoque ?

J’ai grandi et évolué au sein d’un milieu très propice afin d’apprécier l’art et de devenir, par la suite, moi-même artiste. En effet, dans notre bastide familiale du Revest, j’ai côtoyé beaucoup de peintres qui rendaient visite à mon père, Louis Arride, dans son atelier. Antoni Clavé, Eugène Baboulène mais aussi les membres du Groupe 50 comme Pierre Anfosso et Gilbert Louage étaient régulièrement présents à la Maison. Je garde de cette époque des souvenirs émouvants et une vision très positive de tous ces personnages truculents qui aimaient se retrouver entre amis. De nos jours, les relations entre artistes ne sont malheureusement plus les mêmes …

 

Votre travail basé sur la figuration s’est bien éloigné de celui de vos débuts; comment cette évolution s’est-elle produite ?

Par étapes et par faits de vie. Jeune, j’ai naturellement été influencé par mes pairs mais j’ai rapidement souhaité faire une peinture qui me ressemblait vraiment. En 1977, j’ai étudié les estampes japonaises puis je me suis inspiré des icônes byzantines. Mais c’est vers 16 ans que le réel déclic s’est produit en participant au Salon de la Maison des Artistes, à Paris. J’ai pris conscience que, même figurative, ma peinture ne serait jamais académique. J’ai été alimenté du souffle de l’Avant-Gardisme ambiant et j’ai, depuis cette époque, développé des séries de sujets à travers une écriture personnelle, une sorte d’expressionnisme abstrait…

 

Vous êtes à l’initiative d’un mouvement artistique, «L’Instinct évolutif». De quoi s’agit-il au juste ?

Mon obsession des transparences et des profondeurs m’a conduit à une étude anatomique de ma peinture; à savoir détacher un plan du tableau, apposer des couches successives de couleurs, transfigurer l’œuvre à venir de façon instinctive. Un détail du tableau devenant ainsi une œuvre à part entière. L’Instinct Evolutif, c’est cela. En 2014, j’ai adopté un nouveau concept à travers une série intitulée «Courbes et transparences» au sein de laquelle j’ai modifié mon approche en intégrant le graffiti mais encore des peintures rupestres et des dessins d’enfants. Depuis, le sujet n’a plus de réelle importance pour moi. Seules les valeurs qui se côtoient et s’associées me questionnent.

 

Vous venez de terminer une nouvelle et superbe série d’œuvres de grands formats intitulée «Figures Fardées». Pourquoi ce titre ?

Juste avant les Figures Fardées, j’ai souhaité reprendre mon souffle et j’ai eu envie de me bousculer moi-même en associant une peinture Pop Art à un état d’esprit nouveau. De fait, je me suis tourné vers une peinture plus ludique, plus colorée et très proche de cette nouvelle série. Mais c’est en étant bénévole auprès d’enfants malades et hospitalisés que j’ai été amené à porter un nez rouge et à vivre des moments que je n’oublierai jamais. La liberté d’expression des gamins et le bonheur que j’ai eu à leur apporter m’ont beaucoup marqué. Ceci m’a naturellement poussé à réaliser cette série au sein de laquelle tous les portraits portent un nez de clown.

 

Vous vous êtes également employé à concevoir des volumes en métal...

Oui ! C’est une autre expérience que je poursuis avec beaucoup de plaisir sur la thématique des «Gardiens des terres oubliées». Il s’agit de sculptures réalisées à partir d’éléments de récupération. Deux de ces pièces sont exposées, depuis quelques temps, dans les jardins de la Maison du Cygne, à Six-Fours, tout proche d’un potager pédagogique destinés aux enfants. Cet emplacement est idéal dans l’esprit et la philosophie qui sont les miens.

 

Dominique BAVIERA

 

Facebook de Daniel-Antoine

 


Discipline: Articles, Arts graphiques,



Catégories : Articles, Arts graphiques,

Retour

Artiste depuis sa plus tendre enfance, Daniel-Antoine poursuit un remarquable travail plastique que nul ne peut classer dans quelconque registre. Travaillant par séries, par instinct et par affect, ce peintre pas vraiment comme les autres retrace son parcours et dévoile sa nouvelle série intitulée «Figures Fardées». 

 

 «Tout gosse, Baboulène m’a dit: petit, si tu te bornes à peindre la nature telle qu’elle est, tu feras de mauvais tableaux.» Daniel-Antoine

 

Tout jeune, vous avez baigné dans la peinture auprès d’artistes issus de l’Ecole de Toulon; parlez-nous de cette époque et des souvenirs que cela vous évoque ?

J’ai grandi et évolué au sein d’un milieu très propice afin d’apprécier l’art et de devenir, par la suite, moi-même artiste. En effet, dans notre bastide familiale du Revest, j’ai côtoyé beaucoup de peintres qui rendaient visite à mon père, Louis Arride, dans son atelier. Antoni Clavé, Eugène Baboulène mais aussi les membres du Groupe 50 comme Pierre Anfosso et Gilbert Louage étaient régulièrement présents à la Maison. Je garde de cette époque des souvenirs émouvants et une vision très positive de tous ces personnages truculents qui aimaient se retrouver entre amis. De nos jours, les relations entre artistes ne sont malheureusement plus les mêmes …

 

Votre travail basé sur la figuration s’est bien éloigné de celui de vos débuts; comment cette évolution s’est-elle produite ?

Par étapes et par faits de vie. Jeune, j’ai naturellement été influencé par mes pairs mais j’ai rapidement souhaité faire une peinture qui me ressemblait vraiment. En 1977, j’ai étudié les estampes japonaises puis je me suis inspiré des icônes byzantines. Mais c’est vers 16 ans que le réel déclic s’est produit en participant au Salon de la Maison des Artistes, à Paris. J’ai pris conscience que, même figurative, ma peinture ne serait jamais académique. J’ai été alimenté du souffle de l’Avant-Gardisme ambiant et j’ai, depuis cette époque, développé des séries de sujets à travers une écriture personnelle, une sorte d’expressionnisme abstrait…

 

Vous êtes à l’initiative d’un mouvement artistique, «L’Instinct évolutif». De quoi s’agit-il au juste ?

Mon obsession des transparences et des profondeurs m’a conduit à une étude anatomique de ma peinture; à savoir détacher un plan du tableau, apposer des couches successives de couleurs, transfigurer l’œuvre à venir de façon instinctive. Un détail du tableau devenant ainsi une œuvre à part entière. L’Instinct Evolutif, c’est cela. En 2014, j’ai adopté un nouveau concept à travers une série intitulée «Courbes et transparences» au sein de laquelle j’ai modifié mon approche en intégrant le graffiti mais encore des peintures rupestres et des dessins d’enfants. Depuis, le sujet n’a plus de réelle importance pour moi. Seules les valeurs qui se côtoient et s’associées me questionnent.

 

Vous venez de terminer une nouvelle et superbe série d’œuvres de grands formats intitulée «Figures Fardées». Pourquoi ce titre ?

Juste avant les Figures Fardées, j’ai souhaité reprendre mon souffle et j’ai eu envie de me bousculer moi-même en associant une peinture Pop Art à un état d’esprit nouveau. De fait, je me suis tourné vers une peinture plus ludique, plus colorée et très proche de cette nouvelle série. Mais c’est en étant bénévole auprès d’enfants malades et hospitalisés que j’ai été amené à porter un nez rouge et à vivre des moments que je n’oublierai jamais. La liberté d’expression des gamins et le bonheur que j’ai eu à leur apporter m’ont beaucoup marqué. Ceci m’a naturellement poussé à réaliser cette série au sein de laquelle tous les portraits portent un nez de clown.

 

Vous vous êtes également employé à concevoir des volumes en métal...

Oui ! C’est une autre expérience que je poursuis avec beaucoup de plaisir sur la thématique des «Gardiens des terres oubliées». Il s’agit de sculptures réalisées à partir d’éléments de récupération. Deux de ces pièces sont exposées, depuis quelques temps, dans les jardins de la Maison du Cygne, à Six-Fours, tout proche d’un potager pédagogique destinés aux enfants. Cet emplacement est idéal dans l’esprit et la philosophie qui sont les miens.

 

Dominique BAVIERA

 

Facebook de Daniel-Antoine