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Edith Donc - peint l'humanité. Edith Donc - peint l'humanité.
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Edith Donc - peint l'humanité.

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Edith a un atelier-boutique dans le parcours des arts de Hyères, avec Frédérique Baudin, céramiste, et Sophie Autran, créatrice couture. Vous pourrez y retrouver les pièces diverses de cette touche-à-tout qui aime s’essayer à tout type de support, des pavés de la rue au papier toilettes du moment qu’elle peut y exprimer son amour du dessin.

Tu peins avant tout l’humanité…

Je suis très sensible aux émotions qu’il y a sur tous les visages. Toute cette communication non-verbale que l’on y voit… Tout le monde dit que tout va bien, mais quand on regarde bien, on voit d’autres émotions au fond. Donc, oui j’aime les portraits.

Parle nous de ton œuvre Hey You, faite pour cette initiative de la Galerie Lisa Yellow Korner.

C’était une œuvre existante. Dans mon travail, je dénonce souvent la pharmacie, et tout le business autour. Mais que ce soit le H1N1, ou le COVID, quelle différence ? Et l’on voit qu’avec toutes ces infos, les gens sont dans l’émotion. Pour moi, le virus internet est aussi grave. On dit tout et n’importe quoi. Donc, j’invite tout le monde à vérifier ses sources. L’information aussi devient vite virale. Je fais pointer du doigt car toi aussi tu es peut-être porteur d’une mauvaise info. Et c’est un parallèle avec ce racisme envers les porteurs du virus que l’on voit… Avant je critiquais beaucoup la société de consommation. Mais nos craintes se sont réalisées, et là je n’ai plus envie de dénoncer, mais plutôt de voir le positif. Tout ce qui arrive est palpable depuis des décennies, il n’y a rien de nouveau dans le capitalisme, donc j’ai envie de passer à autre chose.

Tu peins sur tout type de support, avec différentes techniques...

Oui, le PQ reste du papier, et du papier aussi noble qu’un autre, comme le papier cuisson. De même, qu’on soit homme d’affaires ou homme des cavernes, on reste un homme. Ce type de papier m’oblige à être un peu délicate, notamment au niveau de l’encrage. Quand je repasse sur papier classique, c’est plus facile. J’ai travaillé avec des tampons dateurs, du jus de plantes, mes doigts... Ça casse un peu la routine. On dit que les vrais artistes sont dans la recherche continue, mais qu’est-ce qu’un vrai artiste ? Du moment que ça répond à ce que je recherche, ça me va. Et là je cherche des trucs plus légers.

Tu sembles être passée du plus abstrait au plus figuratif, un peu à contre-courant...

On m’a toujours dit que je faisais tout à l’envers (rires). Au début de ma carrière, il y a aussi du figuratif, on reconnait des formes si on regarde bien. Au départ je détestais la peinture, pour moi, c’était stylo et papier. De la peinture, qui s’étale quand on l’applique, c’est déjà plus abstrait. Donc je l’ai utilisée comme une sorte d’exercice de colorimétrie. Puis quand je suis rentrée aux Beaux-Arts, on m’a fait repasser au noir et blanc ! Déjà à l’époque, malgré toutes ces couleurs, ce que je faisais était assez violent, il y avait déjà les masques à gaz. Je sentais déjà à l’époque ce qui se présentait à nous.

Des projets ?

Là je travaille sur les « Trognes sans visage », ces corps incrustés dans des troncs d’arbres. Je suis revenue aux culs et aux corps. Je ne réfléchis pas avant à ce que je veux créer. Je fais, puis je vois à quoi ça correspond. Mais j’aimerais bien tout mettre dans une œuvre. Là, j’ai les corps, sans tête, peut-être car je n’ai plus envie de me prendre la tête.

L’atelier-boutique d’Edith : Aux Arts etc… 5 rue du Temple à Hyères (centre ancien) - Ouvert du mardi au samedi de 14h30 à 18h30.

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Discipline: Articles, Arts graphiques,



Catégories : Articles, Arts graphiques,

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Edith a un atelier-boutique dans le parcours des arts de Hyères, avec Frédérique Baudin, céramiste, et Sophie Autran, créatrice couture. Vous pourrez y retrouver les pièces diverses de cette touche-à-tout qui aime s’essayer à tout type de support, des pavés de la rue au papier toilettes du moment qu’elle peut y exprimer son amour du dessin.

Tu peins avant tout l’humanité…

Je suis très sensible aux émotions qu’il y a sur tous les visages. Toute cette communication non-verbale que l’on y voit… Tout le monde dit que tout va bien, mais quand on regarde bien, on voit d’autres émotions au fond. Donc, oui j’aime les portraits.

Parle nous de ton œuvre Hey You, faite pour cette initiative de la Galerie Lisa Yellow Korner.

C’était une œuvre existante. Dans mon travail, je dénonce souvent la pharmacie, et tout le business autour. Mais que ce soit le H1N1, ou le COVID, quelle différence ? Et l’on voit qu’avec toutes ces infos, les gens sont dans l’émotion. Pour moi, le virus internet est aussi grave. On dit tout et n’importe quoi. Donc, j’invite tout le monde à vérifier ses sources. L’information aussi devient vite virale. Je fais pointer du doigt car toi aussi tu es peut-être porteur d’une mauvaise info. Et c’est un parallèle avec ce racisme envers les porteurs du virus que l’on voit… Avant je critiquais beaucoup la société de consommation. Mais nos craintes se sont réalisées, et là je n’ai plus envie de dénoncer, mais plutôt de voir le positif. Tout ce qui arrive est palpable depuis des décennies, il n’y a rien de nouveau dans le capitalisme, donc j’ai envie de passer à autre chose.

Tu peins sur tout type de support, avec différentes techniques...

Oui, le PQ reste du papier, et du papier aussi noble qu’un autre, comme le papier cuisson. De même, qu’on soit homme d’affaires ou homme des cavernes, on reste un homme. Ce type de papier m’oblige à être un peu délicate, notamment au niveau de l’encrage. Quand je repasse sur papier classique, c’est plus facile. J’ai travaillé avec des tampons dateurs, du jus de plantes, mes doigts... Ça casse un peu la routine. On dit que les vrais artistes sont dans la recherche continue, mais qu’est-ce qu’un vrai artiste ? Du moment que ça répond à ce que je recherche, ça me va. Et là je cherche des trucs plus légers.

Tu sembles être passée du plus abstrait au plus figuratif, un peu à contre-courant...

On m’a toujours dit que je faisais tout à l’envers (rires). Au début de ma carrière, il y a aussi du figuratif, on reconnait des formes si on regarde bien. Au départ je détestais la peinture, pour moi, c’était stylo et papier. De la peinture, qui s’étale quand on l’applique, c’est déjà plus abstrait. Donc je l’ai utilisée comme une sorte d’exercice de colorimétrie. Puis quand je suis rentrée aux Beaux-Arts, on m’a fait repasser au noir et blanc ! Déjà à l’époque, malgré toutes ces couleurs, ce que je faisais était assez violent, il y avait déjà les masques à gaz. Je sentais déjà à l’époque ce qui se présentait à nous.

Des projets ?

Là je travaille sur les « Trognes sans visage », ces corps incrustés dans des troncs d’arbres. Je suis revenue aux culs et aux corps. Je ne réfléchis pas avant à ce que je veux créer. Je fais, puis je vois à quoi ça correspond. Mais j’aimerais bien tout mettre dans une œuvre. Là, j’ai les corps, sans tête, peut-être car je n’ai plus envie de me prendre la tête.

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