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Eloïse Mercier - Une écriture sonore. Eloïse Mercier - Une écriture sonore.
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Eloïse Mercier - Une écriture sonore. Eloïse Mercier - Une écriture sonore.

Eloïse Mercier - Une écriture sonore.

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THEATRE                  

« Une goutte d'eau dans    
un nuage », les 6, 7 et 8     
octobre, à Châteauvallon   
scène nationale à Ollioules.

Forte du succès de la version courte l’année dernière, Eloïse nous propose une extension de son spectacle « Une goutte d’eau dans un nuage » à Châteauvallon. Ode au changement, voyage sensoriel dans un Saïgon dans lequel elle a vécu, elle nous embarque dans un seul en scène hors du commun, qui mêle à la scénographie sons et vidéos, créés en collaboration avec Vincent Bérenger.

Dans ce spectacle, tu souhaitais rendre hommage à cette ville ou avant tout parler des changements que l’on vit lors d’une expatriation ?

Je parle de transformation. De cette ville, Saïgon-Ho Chi Minh City, qui se modernise à toute allure, et de la narratrice transformée par ce voyage. Rien ne change plus d’état qu’une goutte d’eau dans un nuage, comme le dit Robert Musil. Il y a une résonnance entre paysage et intériorité du personnage. Elle traverse des états violents, submergée par ses émotions. Le paysage de la même façon a été traversé par la violence de la guerre, de la modernité, ou de la mousson. J’y suis retournée
en décembre, dix ans après y avoir vécu et beaucoup de choses ont changé. Il y a aussi un monde entre les imaginaires autour de cette ville, qui datent de l’époque coloniale de Marguerite Duras et sa réalité aujourd’hui.

Pourquoi avoir décidé de faire une version plus longue ?

Déjà le format de quarante-cinq minutes est difficilement programmable. Châteauvallon-Liberté nous a donc proposé de réaliser une version plus longue. Mais surtout je n’avais pas dit tout ce que j’avais à dire. La version courte se tenait mais était un peu énigmatique. Nous sommes retournés au Vietnam pour récolter plus de sons et d’images, nous avions donc la matière pour faire une version plus longue.

Pourquoi utiliser des objets miniatures sur scène ?

Dans l’écriture ça m’aide de m’appuyer sur des objets, ça déclenche des idées, et ça raconte autre chose que le texte. J’ai aussi commencé avec très peu de moyens, avec ce que j’avais sous la main. Pour mon précédent spectacle « Cadres de vie », j’avais gardé les Playmobils de mon enfance avec lesquels je me racontais des histoires. Pour celui-ci, afin d’ouvrir mon imaginaire, j’avais besoin de voir cette installation. Dans le prochain spectacle de la Cie, qui s’intitulera « Les Meutes » , la scénographie sera plus imposante.

La bande-son revêt une place importante…

C’est une histoire de sensation. Dans mon écriture, je peins des images et des sensations. Le texte a été écrit en même temps que la bande-son, Vincent et moi avons fait nos recherches ensemble. C’est aussi un travail sur le rythme de la narration, le texte est calé sur le son. Certains disent même que c’est hypnotisant. Ça a été pensé comme un même mouvement, qui t’amène ailleurs. Dans la version plus longue, nous avons travaillé sur des changements de rythme, nécessaires dans ce format. Quand j’écris, je pense de façon sonore. D’ailleurs, pendant le confinement, France Culture et la SACD en partenariat avec le Théâtre de la ville, a lancé un appel à texte de fiction radiophonique, sur le thème « Imagine le monde de demain ». J’ai eu la joie de faire
partie des lauréats avec mon texte « L’Oreille intérieure », sélectionné parmis plus de mille cinq cent candidatures. La vidéo est importante également, afin d’immerger le spectateur dans une ambiance sensorielle. Elle est intégré dans la scénographie, les images sont projetées sur une vieille télé, dans l’intimité de cette chambre. Pendant le confinement, nous avons aussi réalisé des capsules vidéo autour du spectacle, que l’on a proposées sur YouTube et Facebook.

Sur ce spectacle, tu as un soutien important de la scène nationale Châteauvallon-Liberté…

C’est une coproduction. Nous devions être accueillis en résidence à Châteauvallon en avril. Nous l’avons faite en appartement dans un premier temps, puis là-bas en juillet, et juste avant la représentation d’octobre. Nous sommes également soutenus par la région.

Site internet : https://www.chateauvallon-liberte.fr/evenement/une-goutte-deau-dans-un-nuage/ 

Page Facebook : Eloïse Mercier - Châteauvallon, scène nationale 

Podcast de France Culture : "L'oreille intérieure"

Teaser "Une goutte d'eau dans les nuages" - Eloïse Mercier 

 


Discipline: Articles, Arts graphiques, Sur les planches, Événements



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« Une goutte d'eau dans    
un nuage », les 6, 7 et 8     
octobre, à Châteauvallon   
scène nationale à Ollioules.

Forte du succès de la version courte l’année dernière, Eloïse nous propose une extension de son spectacle « Une goutte d’eau dans un nuage » à Châteauvallon. Ode au changement, voyage sensoriel dans un Saïgon dans lequel elle a vécu, elle nous embarque dans un seul en scène hors du commun, qui mêle à la scénographie sons et vidéos, créés en collaboration avec Vincent Bérenger.

Dans ce spectacle, tu souhaitais rendre hommage à cette ville ou avant tout parler des changements que l’on vit lors d’une expatriation ?

Je parle de transformation. De cette ville, Saïgon-Ho Chi Minh City, qui se modernise à toute allure, et de la narratrice transformée par ce voyage. Rien ne change plus d’état qu’une goutte d’eau dans un nuage, comme le dit Robert Musil. Il y a une résonnance entre paysage et intériorité du personnage. Elle traverse des états violents, submergée par ses émotions. Le paysage de la même façon a été traversé par la violence de la guerre, de la modernité, ou de la mousson. J’y suis retournée
en décembre, dix ans après y avoir vécu et beaucoup de choses ont changé. Il y a aussi un monde entre les imaginaires autour de cette ville, qui datent de l’époque coloniale de Marguerite Duras et sa réalité aujourd’hui.

Pourquoi avoir décidé de faire une version plus longue ?

Déjà le format de quarante-cinq minutes est difficilement programmable. Châteauvallon-Liberté nous a donc proposé de réaliser une version plus longue. Mais surtout je n’avais pas dit tout ce que j’avais à dire. La version courte se tenait mais était un peu énigmatique. Nous sommes retournés au Vietnam pour récolter plus de sons et d’images, nous avions donc la matière pour faire une version plus longue.

Pourquoi utiliser des objets miniatures sur scène ?

Dans l’écriture ça m’aide de m’appuyer sur des objets, ça déclenche des idées, et ça raconte autre chose que le texte. J’ai aussi commencé avec très peu de moyens, avec ce que j’avais sous la main. Pour mon précédent spectacle « Cadres de vie », j’avais gardé les Playmobils de mon enfance avec lesquels je me racontais des histoires. Pour celui-ci, afin d’ouvrir mon imaginaire, j’avais besoin de voir cette installation. Dans le prochain spectacle de la Cie, qui s’intitulera « Les Meutes » , la scénographie sera plus imposante.

La bande-son revêt une place importante…

C’est une histoire de sensation. Dans mon écriture, je peins des images et des sensations. Le texte a été écrit en même temps que la bande-son, Vincent et moi avons fait nos recherches ensemble. C’est aussi un travail sur le rythme de la narration, le texte est calé sur le son. Certains disent même que c’est hypnotisant. Ça a été pensé comme un même mouvement, qui t’amène ailleurs. Dans la version plus longue, nous avons travaillé sur des changements de rythme, nécessaires dans ce format. Quand j’écris, je pense de façon sonore. D’ailleurs, pendant le confinement, France Culture et la SACD en partenariat avec le Théâtre de la ville, a lancé un appel à texte de fiction radiophonique, sur le thème « Imagine le monde de demain ». J’ai eu la joie de faire
partie des lauréats avec mon texte « L’Oreille intérieure », sélectionné parmis plus de mille cinq cent candidatures. La vidéo est importante également, afin d’immerger le spectateur dans une ambiance sensorielle. Elle est intégré dans la scénographie, les images sont projetées sur une vieille télé, dans l’intimité de cette chambre. Pendant le confinement, nous avons aussi réalisé des capsules vidéo autour du spectacle, que l’on a proposées sur YouTube et Facebook.

Sur ce spectacle, tu as un soutien important de la scène nationale Châteauvallon-Liberté…

C’est une coproduction. Nous devions être accueillis en résidence à Châteauvallon en avril. Nous l’avons faite en appartement dans un premier temps, puis là-bas en juillet, et juste avant la représentation d’octobre. Nous sommes également soutenus par la région.

Site internet : https://www.chateauvallon-liberte.fr/evenement/une-goutte-deau-dans-un-nuage/ 

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