zoom
Ensemble National de Reggae - Le reggae en mouvement.

Ensemble National de Reggae - Le reggae en mouvement.

    Partager sur :

Les “ambianceurs de festivals”. Voilà comment on pourrait surnommer cette troupe de musiciens unique en son genre : l’Ensemble National de Reggae. Entre fanfare et groupe de reggae, les huits musiciens reprennent les grands titres qui ont fait la légende du Reggae jamaïcain. Son fondateur et batteur, Boris Moncade alias Boom Boom nous raconte l’évolution fulgurante du groupe. L’histoire du groupe est récente, et pour autant, vous avez fait plus de cent cinquante dates en trois ans.

Comment expliquez-vous un tel succès ?

Le groupe a démarré en 2015. On a fait une unique sortie au Reggae Sun Ska Festival, puis une quinzaine de dates en 2016 pour tester la formule. Hé bien... Elle fonctionne bien ! L’engouement se fait autour de l’originalité de la formule. Nous avons une base de fanfare, littéralement : cuivres et percussions. On a ajouté la basse et la guitare électrique d’un groupe de Reggae. Mais le Reggae est une musique à message, il nous fallait donc un chanteur. Sur scène, dans la rue, en fixe ou en déambulatoire, notre but est de rendre hommage aux grands standards de la musique jamaïcaine. Nous les adaptons à notre sauce, avec nos propres arrangements, notamment pour pallier l’absence de clavier, instrument prédominant dans ce style. On offre également un visuel différent. Habituellement, sur scène, chacun est à sa place : le batteur au fond, le bassiste collé son ampli... Là, nous avons tous nos instruments sur nos épaules, l’esthétique visuelle est très différente.

De la rue à la scène, et même dans la fosse, vous êtes à l’aise partout ?

J’avais arrêté la musique depuis une dizaine d’années quand j’ai fondé cet ensemble avec mon ami Jean Shaka. Le groupe est essentiellement composé d’anciens amis, collègues et camarades de route, avec lesquels j’ai joué pendant plus de vingt ans. Nous sommes issus de la scène. On s’y sent à l’aise, comme à la maison. D’ailleurs, on nous propose de plus en plus de jouer sur scène plutôt qu’en déambulation. On a tout notre matériel sur le dos, donc le changement de plateaux se fait très rapidement. Mais quand on est sur scène, on a qu’une envie : descendre. C’est pourquoi on installe toujours un escalier pour aller au milieu du public. Cette formule a été créée aussi pour ça : jouer au plus près des gens, avec les gens... Quand le public est à moins d’un mètre, il a vraiment l’impression de faire partie du concert.

Parfois dans les festivals les artistes vous invitent à jouer avec eux…

Dans les grands festivals, on fait souvent les ouvertures, les changements de plateaux, des déambulations dans les campings... On reste deux voire trois jours, ce qui n’est pas le cas des autres artistes conventionnels. Mais certains d’entre eux arrivent la veille, ou restent le lendemain. Attirés par l’originalité de notre ensemble, ils viennent souvent nous voir pour nous inviter. Parfois, on leur propose malicieusement de faire un boeuf avec nous, et ils se prêtent facilement au jeu. Ce qui nous a permis de jouer avec des artistes internationaux comme Julian Marley ou Horace Andy... On a aussi eu la chance de croiser plusieurs fois les chanteurs de « Inna de Yard ». On a enregistré deux ou trois morceaux avec eux en studio. Ça ne va pas tarder à sortir d’ailleurs. On a déjà sorti un premier album live durant la tournée 2017, et on en prépare un autre, enregistré durant la tournée 2019. On devrait le sortir début mai si tout se passe bien !

 


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

Retour

Les “ambianceurs de festivals”. Voilà comment on pourrait surnommer cette troupe de musiciens unique en son genre : l’Ensemble National de Reggae. Entre fanfare et groupe de reggae, les huits musiciens reprennent les grands titres qui ont fait la légende du Reggae jamaïcain. Son fondateur et batteur, Boris Moncade alias Boom Boom nous raconte l’évolution fulgurante du groupe. L’histoire du groupe est récente, et pour autant, vous avez fait plus de cent cinquante dates en trois ans.

Comment expliquez-vous un tel succès ?

Le groupe a démarré en 2015. On a fait une unique sortie au Reggae Sun Ska Festival, puis une quinzaine de dates en 2016 pour tester la formule. Hé bien... Elle fonctionne bien ! L’engouement se fait autour de l’originalité de la formule. Nous avons une base de fanfare, littéralement : cuivres et percussions. On a ajouté la basse et la guitare électrique d’un groupe de Reggae. Mais le Reggae est une musique à message, il nous fallait donc un chanteur. Sur scène, dans la rue, en fixe ou en déambulatoire, notre but est de rendre hommage aux grands standards de la musique jamaïcaine. Nous les adaptons à notre sauce, avec nos propres arrangements, notamment pour pallier l’absence de clavier, instrument prédominant dans ce style. On offre également un visuel différent. Habituellement, sur scène, chacun est à sa place : le batteur au fond, le bassiste collé son ampli... Là, nous avons tous nos instruments sur nos épaules, l’esthétique visuelle est très différente.

De la rue à la scène, et même dans la fosse, vous êtes à l’aise partout ?

J’avais arrêté la musique depuis une dizaine d’années quand j’ai fondé cet ensemble avec mon ami Jean Shaka. Le groupe est essentiellement composé d’anciens amis, collègues et camarades de route, avec lesquels j’ai joué pendant plus de vingt ans. Nous sommes issus de la scène. On s’y sent à l’aise, comme à la maison. D’ailleurs, on nous propose de plus en plus de jouer sur scène plutôt qu’en déambulation. On a tout notre matériel sur le dos, donc le changement de plateaux se fait très rapidement. Mais quand on est sur scène, on a qu’une envie : descendre. C’est pourquoi on installe toujours un escalier pour aller au milieu du public. Cette formule a été créée aussi pour ça : jouer au plus près des gens, avec les gens... Quand le public est à moins d’un mètre, il a vraiment l’impression de faire partie du concert.

Parfois dans les festivals les artistes vous invitent à jouer avec eux…

Dans les grands festivals, on fait souvent les ouvertures, les changements de plateaux, des déambulations dans les campings... On reste deux voire trois jours, ce qui n’est pas le cas des autres artistes conventionnels. Mais certains d’entre eux arrivent la veille, ou restent le lendemain. Attirés par l’originalité de notre ensemble, ils viennent souvent nous voir pour nous inviter. Parfois, on leur propose malicieusement de faire un boeuf avec nous, et ils se prêtent facilement au jeu. Ce qui nous a permis de jouer avec des artistes internationaux comme Julian Marley ou Horace Andy... On a aussi eu la chance de croiser plusieurs fois les chanteurs de « Inna de Yard ». On a enregistré deux ou trois morceaux avec eux en studio. Ça ne va pas tarder à sortir d’ailleurs. On a déjà sorti un premier album live durant la tournée 2017, et on en prépare un autre, enregistré durant la tournée 2019. On devrait le sortir début mai si tout se passe bien !