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Eric blanco, la poésie est partout. Eric blanco, la poésie est partout.
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Eric blanco, la poésie est partout. Eric blanco, la poésie est partout.

Eric blanco, la poésie est partout.

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 Festival Les Eauditives - du 17 au 28 mai - Toulon

 

Eric Blanco et Claudie Lenzie ont créé le Festival International d’arts et poésie Les Eauditives il y a dix ans. En cette date anniversaire, ils investissent les hauts-lieux de la Culture du centre-ville de Toulon pour nous faire découvrir une poésie vivante, en dialogue constant avec les autres disciplines artistiques.

 

Vous fêtez cette année la dixième édition du Festival les Eauditives, pouvez-vous nous en faire une rétrospective ?

 

L’orthographe se réfère autant à l’eau qu’à l’audition. A l’origine Claudie Lenzie et moi souhaitions redonner aux lavoirs et aux fontaines une de leurs fonctions premières, celle d’un lieu de rencontres. Nous avons donc invité des poètes à venir déclamer leurs poèmes autour de cascades, de fontaines, les pieds dans l’eau. Nous avons créé une itinérance d’un point d’eau à l’autre, d’un village à l’autre, avons fait voyager la poésie. Nous sommes partis d’un village, sommes montés jusqu’ à Brignoles pour nous retrouver dix ans après à Toulon qui marque l’arrivée de l’eau dans la Méditerranée.


Quels seront les moments forts du Festival ?


Il s’étale sur dix jours, avec des étapes dans des lieux culturels : le Liberté Scène Nationale, l’Hôtel des Arts, le Carré des Mots, la galerie Les Frangines et vous, le Port des Créateurs, la Salle des Machines, le Musée de la Marine. Notre but est de montrer que la poésie a à voir avec d’autres disciplines, qu’elle peut rencontrer les arts plastiques, le cinéma, la chorégraphie. Chacun peut aborder ce festival à partir de ses centres d’intérêt.


C’est un défi d’organiser un festival autour de la poésie de nos jours ?


La poésie est partout, y compris là où on ne l’attend pas. En sortant du livre elle est vivante, comme elle l’a toujours été. Nous présentons une poésie dépoussiérée, contemporaine. Nous croisons les disciplines, les générations, en faisant appel à des élèves de l’ESADTPM, ou en rencontrant des lycéens. Nous sommes dans une idée de partage, entre langues également : nous avons des auteurs italiens, palestiniens, israéliens. Nous souhaitons montrer qu’en Méditerranée la poésie vient de partout, qu’elle se diffuse, comme l’eau, qu’elle est vivante et festive. D’ailleurs les auteurs sont debout, c’est une poésie campée sur ses deux pieds. Cela donne une énergie, la poésie repasse par le souffle et le corps pour reprendre vie.


Qu’apporte cette jeune génération de l’ESADTPM au Festival ?


Ce sont de futurs artistes qui viennent des arts plastiques contemporains, qui sont hors du livre. Ils sont accompagnés par l’enseignant Patrice Sirot, qui dirige un module sur la parole. Ils apportent une fraicheur, nous surprennent avec des propositions différentes. Si l’on considère la parole ou le texte comme une matière plastique on peut sortir de tous les clichés qui enserrent la poésie. Ce qui nous intéresse chez nos artistes est cette surprise, qu’ils nous entrainent vers des paroles que l’on n’attend pas vraiment. Cette jeune génération arrive sans arme et bagage, mais avec une réflexion étonnante.
Le but est que les étudiants sortent de l’école, pour rencontrer le public de la ville et pour échanger avec des auteurs qui viennent d’ailleurs et confronter cela avec ce qu’ils pratiquent déjà.

 


A l’origine vous dirigez Plaine page une maison d’édition…


Je la codirige avec Claudie Lenzie qui vient, elle, des arts plastiques. Le livre est une étape. En amont nous avons des résidences d’auteur, en aval des lectures, des performances, le festival. Le livre est un objet important pour défendre la poésie, mais après l’horizontalité du livre, il faut retrouver une dimension verticale, grâce à d’autres disciplines, pour la faire vivre. C’est important pour le lecteur pour aller plus loin, s’approprier cette poésie.
Je souhaite vivement remercier tous les lieux qui nous accueillent cette année au cœur de Toulon, et tous les partenaires et institutions officielles qui financent ce festival.

 

Programme du Festival Les Eauditives

Page Facebook du Festival Les Eauditives


Discipline: Articles, Événements



Catégories : Articles, Événements

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 Festival Les Eauditives - du 17 au 28 mai - Toulon

 

Eric Blanco et Claudie Lenzie ont créé le Festival International d’arts et poésie Les Eauditives il y a dix ans. En cette date anniversaire, ils investissent les hauts-lieux de la Culture du centre-ville de Toulon pour nous faire découvrir une poésie vivante, en dialogue constant avec les autres disciplines artistiques.

 

Vous fêtez cette année la dixième édition du Festival les Eauditives, pouvez-vous nous en faire une rétrospective ?

 

L’orthographe se réfère autant à l’eau qu’à l’audition. A l’origine Claudie Lenzie et moi souhaitions redonner aux lavoirs et aux fontaines une de leurs fonctions premières, celle d’un lieu de rencontres. Nous avons donc invité des poètes à venir déclamer leurs poèmes autour de cascades, de fontaines, les pieds dans l’eau. Nous avons créé une itinérance d’un point d’eau à l’autre, d’un village à l’autre, avons fait voyager la poésie. Nous sommes partis d’un village, sommes montés jusqu’ à Brignoles pour nous retrouver dix ans après à Toulon qui marque l’arrivée de l’eau dans la Méditerranée.


Quels seront les moments forts du Festival ?


Il s’étale sur dix jours, avec des étapes dans des lieux culturels : le Liberté Scène Nationale, l’Hôtel des Arts, le Carré des Mots, la galerie Les Frangines et vous, le Port des Créateurs, la Salle des Machines, le Musée de la Marine. Notre but est de montrer que la poésie a à voir avec d’autres disciplines, qu’elle peut rencontrer les arts plastiques, le cinéma, la chorégraphie. Chacun peut aborder ce festival à partir de ses centres d’intérêt.


C’est un défi d’organiser un festival autour de la poésie de nos jours ?


La poésie est partout, y compris là où on ne l’attend pas. En sortant du livre elle est vivante, comme elle l’a toujours été. Nous présentons une poésie dépoussiérée, contemporaine. Nous croisons les disciplines, les générations, en faisant appel à des élèves de l’ESADTPM, ou en rencontrant des lycéens. Nous sommes dans une idée de partage, entre langues également : nous avons des auteurs italiens, palestiniens, israéliens. Nous souhaitons montrer qu’en Méditerranée la poésie vient de partout, qu’elle se diffuse, comme l’eau, qu’elle est vivante et festive. D’ailleurs les auteurs sont debout, c’est une poésie campée sur ses deux pieds. Cela donne une énergie, la poésie repasse par le souffle et le corps pour reprendre vie.


Qu’apporte cette jeune génération de l’ESADTPM au Festival ?


Ce sont de futurs artistes qui viennent des arts plastiques contemporains, qui sont hors du livre. Ils sont accompagnés par l’enseignant Patrice Sirot, qui dirige un module sur la parole. Ils apportent une fraicheur, nous surprennent avec des propositions différentes. Si l’on considère la parole ou le texte comme une matière plastique on peut sortir de tous les clichés qui enserrent la poésie. Ce qui nous intéresse chez nos artistes est cette surprise, qu’ils nous entrainent vers des paroles que l’on n’attend pas vraiment. Cette jeune génération arrive sans arme et bagage, mais avec une réflexion étonnante.
Le but est que les étudiants sortent de l’école, pour rencontrer le public de la ville et pour échanger avec des auteurs qui viennent d’ailleurs et confronter cela avec ce qu’ils pratiquent déjà.

 


A l’origine vous dirigez Plaine page une maison d’édition…


Je la codirige avec Claudie Lenzie qui vient, elle, des arts plastiques. Le livre est une étape. En amont nous avons des résidences d’auteur, en aval des lectures, des performances, le festival. Le livre est un objet important pour défendre la poésie, mais après l’horizontalité du livre, il faut retrouver une dimension verticale, grâce à d’autres disciplines, pour la faire vivre. C’est important pour le lecteur pour aller plus loin, s’approprier cette poésie.
Je souhaite vivement remercier tous les lieux qui nous accueillent cette année au cœur de Toulon, et tous les partenaires et institutions officielles qui financent ce festival.

 

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