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Eugénie Kasher - Join the cult. Eugénie Kasher - Join the cult.
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Eugénie Kasher - Join the cult.

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ARTS GRAPHIQUES
Sunny Side Up tattoo studio 
Toulon centre-ville

Maxime Cassady et Eugénie Kasher partagent leurs vies, mais surtout un univers artistique en commun. Avec Eugénie, un peu d’encre et d’imagination suffisent pour vous emmener avec elle dans son univers transcendant les cultures, les symboles et les religions. Résolument féministe, son art réconcilie les corps, les esprits et la Nature..

J’ai vu une quarantaine de nouveaux tatouages sur ton Instagram depuis le début de l’année. Comment envisages-tu ton rythme en tant que tatoueuse ?

Je suis maman, je ne bosse pas pendant les vacances ni les week-ends. Avant, je bossais quand même pas mal et j’étais assez stressée. Depuis le Covid, j’ai ralenti le rythme. Maintenant, je fais partie de ceux qui prennent le truc à la cool, je fais en moyenne trois tattoos par semaine et complète mon revenu avec la vente de produits que j’illustre et qui sont conçus à Paris, sur un site que j’ai créé au premier confinement. Une semaine par mois, je pars en guest. Mon public sur Instagram n’est pas tellement local, les personnes qui me suivent sont d’abord à Paris, puis dans les grandes villes. C’est avant-tout du bouche-àoreille. Toulon ne représente pas l’essentiel de ma clientèle : les gens profitent de faire un week-end dans le sud et comme il y a plein de projets incroyables à faire, j’ai tendance à rajouter des rendez-vous improvisés !

On peut aussi y découvrir des broderies peintes, des linogravures, des aquarelles. Qu’est-ce que ces autres pratiques t’apportent ?

Oui, j’ai même créé un compte d’aquarelles érotiques ! J’intéresse des personnes qui ne sont pas forcément là pour le tatouage. J’ai besoin de travailler avec d’autres médiums pour me renouveler, ouvrir les yeux et élargir mon cahier des charges. Il faut savoir sortir de sa zone de confort, sinon on s’endort.

Tu as participé à une édition qui a l’air super intéressante sur la réappropriation du corps des femmes par le tatouage. Peux-tu nous en dire plus ?

C’est un fanzine féministe et écolo qui s’appelle « Le String ». Il est imprimé en France avec des encres bio. Je voulais parler des #balancetonporc et des femmes agressées dans le milieu du tatouage. Quand on est cliente et qu’on ne connaît pas la personne qui nous demande d’enlever notre t-shirt, ça peut déjà être gênant. Il faut avoir confiance en soi, en son tatoueur et être à l’aise. La plupart de mes clientes s’excusent d’être grosses, poilues ou mal habillées. Aucun mec ne s’excuse jamais de son physique ! Se faire tatouer doit rester un beau moment.

On retrouve souvent la phrase presque ésotérique « Join the cult » dans tes dessins, quel est le rapport à la spiritualité dans ton travail ?

Quand je dis que j’aime Jésus, on rigole, mais c’est vrai. J’ai d’ailleurs été élevée dans une famille très catholique, avec tout le bagage chrétien. Je me suis rendue compte que je ne voulais pas garder ma religion, mais plutôt ma spiritualité : l’amour, le partage. Je pars du principe que Dieu est à l’intérieur de moi et que si je me fais du bien, je fais du bien au monde. Avec Maxime, on aime voyager : il cherche des instruments de musique et moi, tout ce qui est religieux. Au Mexique, on a vécu de sacrés moments spirituels ! C’est important pour moi de véhiculer les valeurs de la liberté et de la nature dans mes œuvres. J’ai grandi à la campagne : au moment même où je suis en train de te parler, je fais des ronds, pieds nus dans l’herbe ! (rire) J’essaie de transmettre à mon fils le fait que tout est lié et qu’il faut respecter les éléments de l’univers.

De quelle manière tes oeuvres et celles de Maxime se rejoignent-elles ?

Quand on s’est rencontré, j’étais à fond yoga et développement personnel et Maxime était très love, surf et tour du monde. On s’est rendu compte qu’on avait les mêmes goûts, les mêmes passions. On s’est laissé porter par cette vague, chacun de notre côté et on a avancé de façon complémentaire. Il dit que je suis la muse de ses morceaux et sa musique m’inspire dans mes dessins. Il m’a mise au surf... Je lui ai fait découvrir le tattoo... On a même un projet d’EP ensemble ! J’essaie de chanter et lui se met à dessiner. Mais on essaie aussi de garder un équilibre et nos propres espaces de lliberté. Maureen Gontier

Mai 2021


Discipline: Articles, Arts graphiques



Catégories : Articles, Arts graphiques

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Toulon centre-ville

Maxime Cassady et Eugénie Kasher partagent leurs vies, mais surtout un univers artistique en commun. Avec Eugénie, un peu d’encre et d’imagination suffisent pour vous emmener avec elle dans son univers transcendant les cultures, les symboles et les religions. Résolument féministe, son art réconcilie les corps, les esprits et la Nature..

J’ai vu une quarantaine de nouveaux tatouages sur ton Instagram depuis le début de l’année. Comment envisages-tu ton rythme en tant que tatoueuse ?

Je suis maman, je ne bosse pas pendant les vacances ni les week-ends. Avant, je bossais quand même pas mal et j’étais assez stressée. Depuis le Covid, j’ai ralenti le rythme. Maintenant, je fais partie de ceux qui prennent le truc à la cool, je fais en moyenne trois tattoos par semaine et complète mon revenu avec la vente de produits que j’illustre et qui sont conçus à Paris, sur un site que j’ai créé au premier confinement. Une semaine par mois, je pars en guest. Mon public sur Instagram n’est pas tellement local, les personnes qui me suivent sont d’abord à Paris, puis dans les grandes villes. C’est avant-tout du bouche-àoreille. Toulon ne représente pas l’essentiel de ma clientèle : les gens profitent de faire un week-end dans le sud et comme il y a plein de projets incroyables à faire, j’ai tendance à rajouter des rendez-vous improvisés !

On peut aussi y découvrir des broderies peintes, des linogravures, des aquarelles. Qu’est-ce que ces autres pratiques t’apportent ?

Oui, j’ai même créé un compte d’aquarelles érotiques ! J’intéresse des personnes qui ne sont pas forcément là pour le tatouage. J’ai besoin de travailler avec d’autres médiums pour me renouveler, ouvrir les yeux et élargir mon cahier des charges. Il faut savoir sortir de sa zone de confort, sinon on s’endort.

Tu as participé à une édition qui a l’air super intéressante sur la réappropriation du corps des femmes par le tatouage. Peux-tu nous en dire plus ?

C’est un fanzine féministe et écolo qui s’appelle « Le String ». Il est imprimé en France avec des encres bio. Je voulais parler des #balancetonporc et des femmes agressées dans le milieu du tatouage. Quand on est cliente et qu’on ne connaît pas la personne qui nous demande d’enlever notre t-shirt, ça peut déjà être gênant. Il faut avoir confiance en soi, en son tatoueur et être à l’aise. La plupart de mes clientes s’excusent d’être grosses, poilues ou mal habillées. Aucun mec ne s’excuse jamais de son physique ! Se faire tatouer doit rester un beau moment.

On retrouve souvent la phrase presque ésotérique « Join the cult » dans tes dessins, quel est le rapport à la spiritualité dans ton travail ?

Quand je dis que j’aime Jésus, on rigole, mais c’est vrai. J’ai d’ailleurs été élevée dans une famille très catholique, avec tout le bagage chrétien. Je me suis rendue compte que je ne voulais pas garder ma religion, mais plutôt ma spiritualité : l’amour, le partage. Je pars du principe que Dieu est à l’intérieur de moi et que si je me fais du bien, je fais du bien au monde. Avec Maxime, on aime voyager : il cherche des instruments de musique et moi, tout ce qui est religieux. Au Mexique, on a vécu de sacrés moments spirituels ! C’est important pour moi de véhiculer les valeurs de la liberté et de la nature dans mes œuvres. J’ai grandi à la campagne : au moment même où je suis en train de te parler, je fais des ronds, pieds nus dans l’herbe ! (rire) J’essaie de transmettre à mon fils le fait que tout est lié et qu’il faut respecter les éléments de l’univers.

De quelle manière tes oeuvres et celles de Maxime se rejoignent-elles ?

Quand on s’est rencontré, j’étais à fond yoga et développement personnel et Maxime était très love, surf et tour du monde. On s’est rendu compte qu’on avait les mêmes goûts, les mêmes passions. On s’est laissé porter par cette vague, chacun de notre côté et on a avancé de façon complémentaire. Il dit que je suis la muse de ses morceaux et sa musique m’inspire dans mes dessins. Il m’a mise au surf... Je lui ai fait découvrir le tattoo... On a même un projet d’EP ensemble ! J’essaie de chanter et lui se met à dessiner. Mais on essaie aussi de garder un équilibre et nos propres espaces de lliberté. Maureen Gontier

Mai 2021