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Eva Brucato - Le cinéma, un lieu de partage.

Eva Brucato - Le cinéma, un lieu de partage.

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Passionnée de cinéma depuis toujours, Eva lui a consacré l’ensemble de sa carrière professionnelle. Elle a repris les rênes du Cinéma Le Royal l’année dernière, et avec lui, s’inscrit toujours plus dans une mission de développement de la culture sur notre territoire.

 

Quelle est la ligne artistique du Royal ?

Nous programmons du cinéma d’art et d’essai, des films d’auteur tous projetés en version originale. Nous proposons aussi régulièrement du cinéma de répertoire, des classiques. Nos spectateurs, cinéphiles et curieux proviennent de toute l’agglomération. Nous avons trois salles : une grande de deux cent soixante places, et deux plus petites, souvent complètes le week-end, mais nos spectateurs sont fidèles et reviennent. Récemment notre public se rajeunit.

 

Vous êtes très engagés dans des missions avec les scolaires…

Nous participons à trois dispositifs nationaux : « Lycéens et apprentis au Cinéma », « Collèges au cinéma », et « Ecoles et cinéma », et en local «Le cinéma de l’enfance». Le but est d’élargir la culture cinématographique des plus grands, et faire découvrir la pratique de la salle de cinéma aux plus petits : le rituel du noir, du silence. Chaque année, nous avons dix-huit mille entrées scolaires, soit environ huit mille élèves. Cette année nous projetons, entre autres, « Azur et Asmar » de Michel Ocelot, « Où est la maison de Mon ami ? » de Kiarostami ou « Johnny Guitar ». Nous avons également un partenariat avec l’ESADTPM : les élèves voient des films de notre programmation, au terme desquels nous échangeons avec eux et les enseignants.

 

Vous participez également localement à différents festivals de cinéma…

Depuis plusieurs années, nous participons au FiMé. Cette année, ce sera avec « L’homme qui rit » de Paul Léni, d’après le roman de Victor Hugo, le 11 novembre, accompagné au piano par Karol Beffa. Nous accueillons également régulièrement le festival « Portrait de femmes », le 24 novembre, avec « Hyènes » de Djibril Diop Mambety. Le 18, nous participons au festival aixois « Images de Ville », avec le documentaire : « De cendres et de braises », de Marion Ott, en présence de la réalisatrice. En juin, nous avons également un partenariat important avec le Liberté Scène Nationale : les Rendez-vous en Méditerranée.

 

Vous proposez aussi régulièrement des avant-premières et autres événements…

Je tiens à ce que le Royal soit un lieu où le spectateur puisse rencontrer et échanger, notamment avec les réalisateurs et acteurs. Le 5 novembre, nous avons l’avant-première de « Gloria Mundi » le dernier Guédiguian, en présence du comédien Gérard Meylan, qui répondra aux questions du public. Le 13, un événement important : la projection de « Good », un documentaire de Patrick Mario Bernard sur le musicien Rodolphe Burger en présence de celui-ci, et du réalisateur. Enfin le 28, nous proposons une soirée corse en présence de l’acteur Jean-Philippe Ricci, avec une lecture et deux courts-métrages, et un café-concert au Telegraphe, notre voisin. Le Département nous soutient sur nos événements et pour l’accueil des collèges. Nous avons également des collaborations avec des associations locales qui s’engagent pour des causes que nous soutenons.

 

Personnellement, à quel cinéma va ta préférence ?

J’aime beaucoup et m’emploie à faire découvrir le cinéma documentaire, comme celui Wang Bing, un documentariste chinois, ou de Frédéric Wiseman, réalisateur de « Monrovia Indiana », ou « Ex Libris ». Ces réalisateurs, tout en traitant un sujet du réel, ont une démarche de création artistique sur la forme, avec un travail qui fait sens et prête à la réflexion. Comme réalisateurs, j’adore Elia Suleiman, ou le français Rabah Ameur-Zaïmeche, entre autres, dont les derniers films arrivent les 20 novembre et 4 décembre. Côté classiques, je citerais Cassavetes, Jean Vigo, Bergman, le cinéma classique italien ou Billy Wilder…


Discipline: Articles, Cinéma,



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Passionnée de cinéma depuis toujours, Eva lui a consacré l’ensemble de sa carrière professionnelle. Elle a repris les rênes du Cinéma Le Royal l’année dernière, et avec lui, s’inscrit toujours plus dans une mission de développement de la culture sur notre territoire.

 

Quelle est la ligne artistique du Royal ?

Nous programmons du cinéma d’art et d’essai, des films d’auteur tous projetés en version originale. Nous proposons aussi régulièrement du cinéma de répertoire, des classiques. Nos spectateurs, cinéphiles et curieux proviennent de toute l’agglomération. Nous avons trois salles : une grande de deux cent soixante places, et deux plus petites, souvent complètes le week-end, mais nos spectateurs sont fidèles et reviennent. Récemment notre public se rajeunit.

 

Vous êtes très engagés dans des missions avec les scolaires…

Nous participons à trois dispositifs nationaux : « Lycéens et apprentis au Cinéma », « Collèges au cinéma », et « Ecoles et cinéma », et en local «Le cinéma de l’enfance». Le but est d’élargir la culture cinématographique des plus grands, et faire découvrir la pratique de la salle de cinéma aux plus petits : le rituel du noir, du silence. Chaque année, nous avons dix-huit mille entrées scolaires, soit environ huit mille élèves. Cette année nous projetons, entre autres, « Azur et Asmar » de Michel Ocelot, « Où est la maison de Mon ami ? » de Kiarostami ou « Johnny Guitar ». Nous avons également un partenariat avec l’ESADTPM : les élèves voient des films de notre programmation, au terme desquels nous échangeons avec eux et les enseignants.

 

Vous participez également localement à différents festivals de cinéma…

Depuis plusieurs années, nous participons au FiMé. Cette année, ce sera avec « L’homme qui rit » de Paul Léni, d’après le roman de Victor Hugo, le 11 novembre, accompagné au piano par Karol Beffa. Nous accueillons également régulièrement le festival « Portrait de femmes », le 24 novembre, avec « Hyènes » de Djibril Diop Mambety. Le 18, nous participons au festival aixois « Images de Ville », avec le documentaire : « De cendres et de braises », de Marion Ott, en présence de la réalisatrice. En juin, nous avons également un partenariat important avec le Liberté Scène Nationale : les Rendez-vous en Méditerranée.

 

Vous proposez aussi régulièrement des avant-premières et autres événements…

Je tiens à ce que le Royal soit un lieu où le spectateur puisse rencontrer et échanger, notamment avec les réalisateurs et acteurs. Le 5 novembre, nous avons l’avant-première de « Gloria Mundi » le dernier Guédiguian, en présence du comédien Gérard Meylan, qui répondra aux questions du public. Le 13, un événement important : la projection de « Good », un documentaire de Patrick Mario Bernard sur le musicien Rodolphe Burger en présence de celui-ci, et du réalisateur. Enfin le 28, nous proposons une soirée corse en présence de l’acteur Jean-Philippe Ricci, avec une lecture et deux courts-métrages, et un café-concert au Telegraphe, notre voisin. Le Département nous soutient sur nos événements et pour l’accueil des collèges. Nous avons également des collaborations avec des associations locales qui s’engagent pour des causes que nous soutenons.

 

Personnellement, à quel cinéma va ta préférence ?

J’aime beaucoup et m’emploie à faire découvrir le cinéma documentaire, comme celui Wang Bing, un documentariste chinois, ou de Frédéric Wiseman, réalisateur de « Monrovia Indiana », ou « Ex Libris ». Ces réalisateurs, tout en traitant un sujet du réel, ont une démarche de création artistique sur la forme, avec un travail qui fait sens et prête à la réflexion. Comme réalisateurs, j’adore Elia Suleiman, ou le français Rabah Ameur-Zaïmeche, entre autres, dont les derniers films arrivent les 20 novembre et 4 décembre. Côté classiques, je citerais Cassavetes, Jean Vigo, Bergman, le cinéma classique italien ou Billy Wilder…