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Fanny De Chaillé, Dans la cour des Grands Fanny De Chaillé, Dans la cour des Grands
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Fanny De Chaillé, Dans la cour des Grands

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16.11 & 17.11 - Châteauvallon - Ollioules

 

Représenter les différents âges de la vie d’une personne dans un même spectacle, c’est le pari qu’a pris Fanny De Chaillé dans sa pièce “Les Grands”, grâce à trois personnages représentés aux trois âges : enfance, adolescence, âge adulte. Particularités : les enfants sont un casting de locaux, et Dominique A. a créé une chanson pour le spectacle.

 

Vous avez choisi un rapport différent au langage pour chaque âge, pour vous c’est la différence majeure entre les âges ?
Non. L’ambition est de voir grandir les gens sur un plateau de théâtre, chose impossible dans la vie. Nous avons travaillé longtemps avec l’écrivain Pierre Alferi. A partir de là se sont dessinées des formes de langage différentes. On s’est dit que peut-être on n’entend pas beaucoup un enfant parce qu’il pense; et que l’ado pense et parle en même temps, avec une langue slogan, un langage de bandes. Alors que l’adulte ne pense plus, il ne fait que parler. Mais c’est quand même un petit peu plus compliqué que cela. Pierre a écrit le texte à travers des interviews de chaque acteur sur le plateau : leurs souvenirs d’enfance étaient plus spécifiques, ceux d’adolescence étaient plus communs à tous.


Vous êtes dans une scénographie très minimaliste, c’est pour laisser plus de place à l’espace intérieur de ces personnages ?
La scénographie a été créée par Nadia Lereau, en discutant sur ce rapport d’âge. Elle a créé différentes strates, comme des couches géologiques, comme une coupe à l’intérieur. Il y a aussi un rapport d’échelle : l’enfant sur une marche peut être aussi grand qu’un adulte, l’adolescent de même. Ce n’est pas un décor mais plutôt un espace mental dans lequel on peut se projeter.


Dominique A a créé une chanson (Cycle) pour le spectacle, comment avez-vous pensé à lui, et qu’est ce que ça apporte à l’œuvre ?
C’est quelqu’un dont j’adore le travail depuis très longtemps. Quand j’ai commencé à me demander quelle musique intégrer, je me suis souvenu d’un film de Philippe Katerine qui interviewe Dominique A. Il lui fait écouter une cassette enregistrée quand il avait douze ans. On le reconnait parfaitement, tout est déjà là : sa chanson ressemble à une chanson du Dominique que l’on connaît, mais avec une voix d’enfant et un peu naïve. Je l’ai appelé, on s’est rencontrés, et je lui ai demandé ce que serait une chanson qui part de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Il a écrit cette chanson qui maintenant s’appelle Cycle : “Du début jusqu’à mi-chemin, De mi-chemin jusqu’à la fin”.


Pourquoi intégrer des enfants locaux sur chaque spectacle ?
Tout d’abord, c’est très compliqué de tourner avec des enfants. Ensuite, j’aimais l’idée d’intégrer des personnes différentes à chaque fois. On passe un avis d’audition, on les rencontre et on travaille avec eux. J’essaie de trouver des enfants qui ressemblent aux acteurs adultes, et ils ont les mêmes costumes, on fait bien le lien. Les ados tournent avec nous, nous avons deux castings différents. C’est énormément de travail d’intégrer ces enfants à chaque fois, mais j’aime beaucoup cette idée-là, d’avoir des enjeux nouveaux. Ca se passe toujours très bien, les enfant sont très forts, ils vivent dans un monde un peu clos, très puissant, plus que celui des ados. La forme est très écrite, j’ai écrit des solos pour chacun des acteurs adultes et eux retransmettent aux ados et aux enfants. Les surprises sont plutôt bonnes. On la tourne depuis un an et demi, avec donc de nombreux enfants très différents.

 

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Discipline: Articles, Sur les planches,



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Vous avez choisi un rapport différent au langage pour chaque âge, pour vous c’est la différence majeure entre les âges ?
Non. L’ambition est de voir grandir les gens sur un plateau de théâtre, chose impossible dans la vie. Nous avons travaillé longtemps avec l’écrivain Pierre Alferi. A partir de là se sont dessinées des formes de langage différentes. On s’est dit que peut-être on n’entend pas beaucoup un enfant parce qu’il pense; et que l’ado pense et parle en même temps, avec une langue slogan, un langage de bandes. Alors que l’adulte ne pense plus, il ne fait que parler. Mais c’est quand même un petit peu plus compliqué que cela. Pierre a écrit le texte à travers des interviews de chaque acteur sur le plateau : leurs souvenirs d’enfance étaient plus spécifiques, ceux d’adolescence étaient plus communs à tous.


Vous êtes dans une scénographie très minimaliste, c’est pour laisser plus de place à l’espace intérieur de ces personnages ?
La scénographie a été créée par Nadia Lereau, en discutant sur ce rapport d’âge. Elle a créé différentes strates, comme des couches géologiques, comme une coupe à l’intérieur. Il y a aussi un rapport d’échelle : l’enfant sur une marche peut être aussi grand qu’un adulte, l’adolescent de même. Ce n’est pas un décor mais plutôt un espace mental dans lequel on peut se projeter.


Dominique A a créé une chanson (Cycle) pour le spectacle, comment avez-vous pensé à lui, et qu’est ce que ça apporte à l’œuvre ?
C’est quelqu’un dont j’adore le travail depuis très longtemps. Quand j’ai commencé à me demander quelle musique intégrer, je me suis souvenu d’un film de Philippe Katerine qui interviewe Dominique A. Il lui fait écouter une cassette enregistrée quand il avait douze ans. On le reconnait parfaitement, tout est déjà là : sa chanson ressemble à une chanson du Dominique que l’on connaît, mais avec une voix d’enfant et un peu naïve. Je l’ai appelé, on s’est rencontrés, et je lui ai demandé ce que serait une chanson qui part de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Il a écrit cette chanson qui maintenant s’appelle Cycle : “Du début jusqu’à mi-chemin, De mi-chemin jusqu’à la fin”.


Pourquoi intégrer des enfants locaux sur chaque spectacle ?
Tout d’abord, c’est très compliqué de tourner avec des enfants. Ensuite, j’aimais l’idée d’intégrer des personnes différentes à chaque fois. On passe un avis d’audition, on les rencontre et on travaille avec eux. J’essaie de trouver des enfants qui ressemblent aux acteurs adultes, et ils ont les mêmes costumes, on fait bien le lien. Les ados tournent avec nous, nous avons deux castings différents. C’est énormément de travail d’intégrer ces enfants à chaque fois, mais j’aime beaucoup cette idée-là, d’avoir des enjeux nouveaux. Ca se passe toujours très bien, les enfant sont très forts, ils vivent dans un monde un peu clos, très puissant, plus que celui des ados. La forme est très écrite, j’ai écrit des solos pour chacun des acteurs adultes et eux retransmettent aux ados et aux enfants. Les surprises sont plutôt bonnes. On la tourne depuis un an et demi, avec donc de nombreux enfants très différents.

 

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