zoom
Festival de Néoules - Une philosophie. Festival de Néoules - Une philosophie.
zoom
Festival de Néoules - Une philosophie. Festival de Néoules - Une philosophie.

Festival de Néoules - Une philosophie.

    Partager sur :

Musique

Festival de Néoules
Du 21 au 24 juillet

Toute l’équipe du Festival de Néoules défend avant tout une philosophie : la proximité, l’entraide, la culture à portée de tous, l’écologie... Valeurs dans lesquelles nous nous retrouvons également chez Cité des Arts, et bien entendu partagées par les autres festivals de ce hors-série. Après une année mouvementée, comme pour nous tous, ils reviennent avec toujours plus d’envie pour nous proposer un line-up de luxe, pendant un jour supplémentaire, car oui, c’est leur anniversaire : trente ans, ça compte ! David Anne nous détaille toute sa programmation, concoctée avec amour.

Le Festival de Néoules, c’est avant tout une philosophie
Tout à fait ! Tout d’abord il y a l’idée du bénévolat de toute l’équipe, pour proposer de la culture à des tarifs accessibles. L’idée n’est pas de faire du bénéfice, mais de proposer de la culture en milieu rural au plus grand nombre. Nous souhaitons également limiter notre impact sur l’environnement, nous y travaillons depuis six ans, et sommes en voie de labellisation éco-festival. Autre objectif important : soutenir des artistes en développement, des locaux notamment, et les faire jouer au milieu d’artistes confirmés. 

Déjà trente ans ! Tu y crois toi ?
Ça ne me rajeunit pas ! Je trouve ça formidable, ce n’est pas anodin pour un festival indépendant et bénévole. Nous sommes très peu nombreux, même au niveau national, à avoir une telle longévité, tout en essayant de s’améliorer, à chaque édition. Au fil du temps, on propose sur nos stands, par exemple, des produits de plus en plus grande qualité, en circuit court, bios, tout en ayant baissé nos tarifs. C’est parce que nous réinvestissons les profits du festival dans les éditions suivantes. 

Parle-nous de la prog de cette année...
Nous avons des esthétiques pour tout le monde dans tous les champs de la musique actuelle, du rock à l’électro en passant par le reggae. Le mercredi soir, une soirée plutôt pour les jeunes car ça va taper très fort ! La tête d’affiche, Dr Peacock joue de l’electro french-core, avec énormément de basses. Nous avons aussi Les Tambours du Bronx, mais en show métal, avec deux chanteurs, un guitariste et un batteur en plus de la troupe habituelle. Et nos locaux, les Freddy’s, du punk-rock français pur et dur, ils ont déjà joué plusieurs fois pour nous. On accueille aussi de nouveau La P’tite Fumée, de l’electro- trance instrumentale avec de bons musiciens, c’est endiablé. Enfin, les Ramoneurs de Menhir, menés par Loran, le guitariste des Bérus à l’époque, c’est du punk-trad breton, avec biniou et bombarde ! Le jeudi, c’est un peu la « soirée feat », ils se connaissent bien entre eux, et vont se faire monter sur scène. Notamment Naâman du très bon reggae français, un vrai showman avec un super flow, et Soom T un peu dans la même esthétique, avec un très beau flow également et des textes engagés, dans un reggae mâtiné de soul ou de hip hop. On aura Scars également et peut-être un invité surprise. Raspigaous est un très bon groupe français de reggae, et MB14, un beatboxeur très impressionnant. Le vendredi, c’est la tête d’affiche du festival : Danakil, groupe phare du reggae français, avec Dub inc., accueillis l’an dernier. Ils fêtent leur vingt ans de carrière, avec un tout nouveau set et un nouvel album. Ils jouent à l’international, ce sont de très bons musiciens, c’est très péchu. On aura aussi Ryon, la scène française roots montante. Nous devions accueillir Macka B, star internationale du reggae, mais il est anglais, donc c’est compliqué ! Il sera reporté à 2022 et à la place j’ai fait venir le groupe Takana Zion, du très bon reggae guinéen. O’sisters, aussi pour des raisons de protocole sanitaire devrait être reporté. Ce soir-là nous aurons l’Orchestre National de Barbès, qui joue de la world, un super groupe qui date de 96, très connu, avec un melting pot de musiques du monde entier et des musiciens de tous horizons, portugais, français orientaux... Spelim, lui, est le chanteur du groupe Payaka, et il revient avec un nouveau concept chant-machines : c’est très original. C’est un musicien accompli et complet. Enfin, le samedi, mes chouchous : Les Ogres de Barback ! Ils font de la chanson française depuis trente ans, avec un nombre incalculable d’albums, et ont su garder une indépendance totale en créant leur propre label et en produisant d’autres artistes comme La Rue Ketanou ou Pierre Perret ! Ce soir-là, également, MONSIEUR Clinton Fearon, ancien bassiste et chanteur/compositeur de certaines chansons des Gladiators (Chatty Chatty Mouth, Rich Man Poor Man), C’est une des dernières légendes du reggae roots jamaïcain encore en vie, et en plus d’être un artiste phénoménal, c’est quelqu’un d’une simplicité et d’une humanité incroyable. Nous aurons aussi Les Yeux d’la Tête, groupe de la scène rock festive française qui tourne depuis pas mal de temps, avec des touches swing, de musiques de l’Est, c’est très dansant, ils finissent souvent en déambulation dans la foule. Sara Lugo, elle, est une jeune artiste allemande qui vit à Paris et qui crée un reggae-soul-groove, avec une voix magnifique. Ausi, l’Ensemble National de Reggae qui sera en déambulation en début et fin de soirée, reprenant à leur façon de grands standards de reggae. Le chanteur a une très belle voix. Enfin, Graines de Sel est un groupe de rock français, qui tourne depuis plus de dix ans, un collectif associatif, avec de l’accordéon. C’est un joyeux bordel, mais avec beaucoup de talent et d’énergie.

Juillet 2021


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

Retour

Musique

Festival de Néoules
Du 21 au 24 juillet

Toute l’équipe du Festival de Néoules défend avant tout une philosophie : la proximité, l’entraide, la culture à portée de tous, l’écologie... Valeurs dans lesquelles nous nous retrouvons également chez Cité des Arts, et bien entendu partagées par les autres festivals de ce hors-série. Après une année mouvementée, comme pour nous tous, ils reviennent avec toujours plus d’envie pour nous proposer un line-up de luxe, pendant un jour supplémentaire, car oui, c’est leur anniversaire : trente ans, ça compte ! David Anne nous détaille toute sa programmation, concoctée avec amour.

Le Festival de Néoules, c’est avant tout une philosophie
Tout à fait ! Tout d’abord il y a l’idée du bénévolat de toute l’équipe, pour proposer de la culture à des tarifs accessibles. L’idée n’est pas de faire du bénéfice, mais de proposer de la culture en milieu rural au plus grand nombre. Nous souhaitons également limiter notre impact sur l’environnement, nous y travaillons depuis six ans, et sommes en voie de labellisation éco-festival. Autre objectif important : soutenir des artistes en développement, des locaux notamment, et les faire jouer au milieu d’artistes confirmés. 

Déjà trente ans ! Tu y crois toi ?
Ça ne me rajeunit pas ! Je trouve ça formidable, ce n’est pas anodin pour un festival indépendant et bénévole. Nous sommes très peu nombreux, même au niveau national, à avoir une telle longévité, tout en essayant de s’améliorer, à chaque édition. Au fil du temps, on propose sur nos stands, par exemple, des produits de plus en plus grande qualité, en circuit court, bios, tout en ayant baissé nos tarifs. C’est parce que nous réinvestissons les profits du festival dans les éditions suivantes. 

Parle-nous de la prog de cette année...
Nous avons des esthétiques pour tout le monde dans tous les champs de la musique actuelle, du rock à l’électro en passant par le reggae. Le mercredi soir, une soirée plutôt pour les jeunes car ça va taper très fort ! La tête d’affiche, Dr Peacock joue de l’electro french-core, avec énormément de basses. Nous avons aussi Les Tambours du Bronx, mais en show métal, avec deux chanteurs, un guitariste et un batteur en plus de la troupe habituelle. Et nos locaux, les Freddy’s, du punk-rock français pur et dur, ils ont déjà joué plusieurs fois pour nous. On accueille aussi de nouveau La P’tite Fumée, de l’electro- trance instrumentale avec de bons musiciens, c’est endiablé. Enfin, les Ramoneurs de Menhir, menés par Loran, le guitariste des Bérus à l’époque, c’est du punk-trad breton, avec biniou et bombarde ! Le jeudi, c’est un peu la « soirée feat », ils se connaissent bien entre eux, et vont se faire monter sur scène. Notamment Naâman du très bon reggae français, un vrai showman avec un super flow, et Soom T un peu dans la même esthétique, avec un très beau flow également et des textes engagés, dans un reggae mâtiné de soul ou de hip hop. On aura Scars également et peut-être un invité surprise. Raspigaous est un très bon groupe français de reggae, et MB14, un beatboxeur très impressionnant. Le vendredi, c’est la tête d’affiche du festival : Danakil, groupe phare du reggae français, avec Dub inc., accueillis l’an dernier. Ils fêtent leur vingt ans de carrière, avec un tout nouveau set et un nouvel album. Ils jouent à l’international, ce sont de très bons musiciens, c’est très péchu. On aura aussi Ryon, la scène française roots montante. Nous devions accueillir Macka B, star internationale du reggae, mais il est anglais, donc c’est compliqué ! Il sera reporté à 2022 et à la place j’ai fait venir le groupe Takana Zion, du très bon reggae guinéen. O’sisters, aussi pour des raisons de protocole sanitaire devrait être reporté. Ce soir-là nous aurons l’Orchestre National de Barbès, qui joue de la world, un super groupe qui date de 96, très connu, avec un melting pot de musiques du monde entier et des musiciens de tous horizons, portugais, français orientaux... Spelim, lui, est le chanteur du groupe Payaka, et il revient avec un nouveau concept chant-machines : c’est très original. C’est un musicien accompli et complet. Enfin, le samedi, mes chouchous : Les Ogres de Barback ! Ils font de la chanson française depuis trente ans, avec un nombre incalculable d’albums, et ont su garder une indépendance totale en créant leur propre label et en produisant d’autres artistes comme La Rue Ketanou ou Pierre Perret ! Ce soir-là, également, MONSIEUR Clinton Fearon, ancien bassiste et chanteur/compositeur de certaines chansons des Gladiators (Chatty Chatty Mouth, Rich Man Poor Man), C’est une des dernières légendes du reggae roots jamaïcain encore en vie, et en plus d’être un artiste phénoménal, c’est quelqu’un d’une simplicité et d’une humanité incroyable. Nous aurons aussi Les Yeux d’la Tête, groupe de la scène rock festive française qui tourne depuis pas mal de temps, avec des touches swing, de musiques de l’Est, c’est très dansant, ils finissent souvent en déambulation dans la foule. Sara Lugo, elle, est une jeune artiste allemande qui vit à Paris et qui crée un reggae-soul-groove, avec une voix magnifique. Ausi, l’Ensemble National de Reggae qui sera en déambulation en début et fin de soirée, reprenant à leur façon de grands standards de reggae. Le chanteur a une très belle voix. Enfin, Graines de Sel est un groupe de rock français, qui tourne depuis plus de dix ans, un collectif associatif, avec de l’accordéon. C’est un joyeux bordel, mais avec beaucoup de talent et d’énergie.

Juillet 2021