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Florie  Laroche:

Florie Laroche: "danser auprès du public."

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Florie Laroche est une jeune danseuse en apprentissage. Formée en danse contemporaine au conservatoire de Toulon depuis de nombreuses années et titulaire du diplôme d’études chorégraphiques, elle aimerait faire de la danse son métier. Cette année encore, elle participe aux « Out of the box » pendant le Festival Constellations. Elle nous parle de son expérience et de son ressenti en tant qu’interprète.

 

Vous avez fait la majorité des « Out of the box » organisés par Kubilai Khan Investigations, depuis leur création. Ils se passent dans des lieux changeant à chaque fois ?
Oui. La première année, c’était un partenariat avec le théâtre Liberté où on avait investi le hall d’entrée de manière assez ludique. C’était un moyen de sortir la danse de la scène conventionnelle en travaillant dans un théâtre mais pas sur le plateau. On a aussi travaillé plusieurs fois à Hyères, à la collégiale Saint-Paul mais aussi au site archéologique Olbia, en pleine nature. Ce sont des endroits très différents, ce qui implique, à chaque fois, un autre rapport au lieu et au public et donc une autre façon de danser.
En tant qu’interprète, qu’est-ce que ça vous apporte d’investir des lieux différents ?
Le fait de danser sur des terrains différents, ça permet avant tout d’apprendre à s’adapter et à s’organiser avec les autres participants. Au delà du travail dans l’espace, il y a aussi un côté pluridisciplinaire dans les « out of the box » qui est très enrichissant ! Il n’y a pas que des danseurs , on s’apporte tous mutuellement quelque chose de différent.
Comment se préparent les performances, les danseurs contribuent ou suivent des directives ?
Cela s’organise en semaines de création où nous sommes encadrés par Frank. Il y a aussi un danseur de sa compagnie qui intervient le matin, pour l’échauffement physique et pour nous apporter de la matière chorégraphique. Cela nous permet d’avoir déjà une énergie que l’on peut utiliser plus tard dans les improvisations. Chacun contribue à la création des « out of the box ». C’est à partir de nous que part le mouvement de départ. Frank observe nos propositions et les module afin de les affiner et de les améliorer.
Un rapport différent se construit avec le public quand vous travaillez en dehors des scènes conventionnelles?
Il y a quelque chose de très important qui se produit et que l’on n’a pas lorsque l’on travaille sur un plateau, c’est la proximité physique avec le public ! Il n’y a pas de frontalité et donc il y a une prise de considération du spectateur qui est très différente. Sur un plateau, il y a un recul avec le public car il est plongé dans le noir et on en fait abstraction. Dans le cadre des « out of the box », il y a une autre manière de lui montrer ce que l’on produit puisqu’il est parmi nous. Par exemple, quand on a travaillé à Olbia, on avait un très grand espace et on a joué avec, en invitant les spectateurs à nous suivre dans une sorte de ronde initiatique à la nature. Il n’y avait plus seulement une observation de la part du public mais une participation. A chaque lieu, il y a un rapport différent au public, mais toujours dans la proximité. Maya Trufaut

 

Retrouvez Florie Laroche sur Instagram .

 

 


Discipline: Articles, Sur les planches, Événements



Catégories : Articles, Sur les planches, Événements

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Florie Laroche est une jeune danseuse en apprentissage. Formée en danse contemporaine au conservatoire de Toulon depuis de nombreuses années et titulaire du diplôme d’études chorégraphiques, elle aimerait faire de la danse son métier. Cette année encore, elle participe aux « Out of the box » pendant le Festival Constellations. Elle nous parle de son expérience et de son ressenti en tant qu’interprète.

 

Vous avez fait la majorité des « Out of the box » organisés par Kubilai Khan Investigations, depuis leur création. Ils se passent dans des lieux changeant à chaque fois ?
Oui. La première année, c’était un partenariat avec le théâtre Liberté où on avait investi le hall d’entrée de manière assez ludique. C’était un moyen de sortir la danse de la scène conventionnelle en travaillant dans un théâtre mais pas sur le plateau. On a aussi travaillé plusieurs fois à Hyères, à la collégiale Saint-Paul mais aussi au site archéologique Olbia, en pleine nature. Ce sont des endroits très différents, ce qui implique, à chaque fois, un autre rapport au lieu et au public et donc une autre façon de danser.
En tant qu’interprète, qu’est-ce que ça vous apporte d’investir des lieux différents ?
Le fait de danser sur des terrains différents, ça permet avant tout d’apprendre à s’adapter et à s’organiser avec les autres participants. Au delà du travail dans l’espace, il y a aussi un côté pluridisciplinaire dans les « out of the box » qui est très enrichissant ! Il n’y a pas que des danseurs , on s’apporte tous mutuellement quelque chose de différent.
Comment se préparent les performances, les danseurs contribuent ou suivent des directives ?
Cela s’organise en semaines de création où nous sommes encadrés par Frank. Il y a aussi un danseur de sa compagnie qui intervient le matin, pour l’échauffement physique et pour nous apporter de la matière chorégraphique. Cela nous permet d’avoir déjà une énergie que l’on peut utiliser plus tard dans les improvisations. Chacun contribue à la création des « out of the box ». C’est à partir de nous que part le mouvement de départ. Frank observe nos propositions et les module afin de les affiner et de les améliorer.
Un rapport différent se construit avec le public quand vous travaillez en dehors des scènes conventionnelles?
Il y a quelque chose de très important qui se produit et que l’on n’a pas lorsque l’on travaille sur un plateau, c’est la proximité physique avec le public ! Il n’y a pas de frontalité et donc il y a une prise de considération du spectateur qui est très différente. Sur un plateau, il y a un recul avec le public car il est plongé dans le noir et on en fait abstraction. Dans le cadre des « out of the box », il y a une autre manière de lui montrer ce que l’on produit puisqu’il est parmi nous. Par exemple, quand on a travaillé à Olbia, on avait un très grand espace et on a joué avec, en invitant les spectateurs à nous suivre dans une sorte de ronde initiatique à la nature. Il n’y avait plus seulement une observation de la part du public mais une participation. A chaque lieu, il y a un rapport différent au public, mais toujours dans la proximité. Maya Trufaut

 

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