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Guillaume Cantillon, Revenir à l'essentiel Guillaume Cantillon, Revenir à l'essentiel
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Guillaume Cantillon, Revenir à l'essentiel

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24.04 & 25.04 à Chateauvallon, Scène Nationale d'Ollioules.

 

Guillaume Cantillon s’est emparé depuis 2017 des « Métamorphoses » d’Ovide pour nous proposer son interprétation. De la poésie pour s’évader, loin de l’agitation de notre société. En résidence au Théâtre du Rocher à La Garde, il se produira prochainement sur la scène de Châteauvallon, Scène Nationale.

 

Qu’est-ce que ces « Métamorphoses » indiquent sur notre société actuelle ?
Je n’ai pas choisi ce texte pour le ramener à notre société actuelle mais à l’inverse pour revenir aux fondamentaux, à l’individu. Il parle essentiellement d’amour, parfois violent, passionné ou transgressif. Chaque histoire est singulière. Les êtres sont conduits par la passion et cette passion les conduit à se métamorphoser. J’ai commencé à travailler sur cette création en réaction aux dernières élections politiques. Nous sommes entrés dans une aire de marketing et la politique, à mon humble avis, a besoin de retrouver du sens, du concret où l’on peut se reconnaître. Notre société est en mutation, c’est le lien que nous pouvons faire avec les  « Métamorphoses ».

La mise en scène est plutôt contemporaine, bien que la pièce d’Ovide date de l’antiquité. Pourquoi ce choix ?
J’utilise les outils de notre génération, comme la projection vidéo. Bien que le texte original soit écrit par Ovide, je m’appuie sur les textes de Gilbert Lely qui l’a réécrit au XXe siècle. Il l’a rendu universel et intemporel, ce qui nous autorise à créer une scénographie dans l’univers de notre choix. Je suis accompagné en musique par Vincent Hours qui s’accorde à la poésie des textes. J’ai fait le choix de disposer une scène sur une scène. C’est un plateau lumineux, relativement étroit où tout y est concentré, ce qui rend l’espace sacré. Je propose également deux scénographies afin que la création s’adapte au lieu où nous jouons, extérieur comme intérieur.

Comment se déroule votre résidence au théâtre du Rocher ?
Nous sommes en résidence depuis dix ans, suite à un appel d’offre. Jusqu’à présent, nous devions présenter une création par an, en l’occurrence « Métamorphoses » est la neuvième. Nous proposons également des ateliers pour enfants et amateurs. Cette résidence nous permet d’avoir un soutien financier et matériel de la mairie de La Garde, ce qui nous permet d’expérimenter, tout comme dans un cabinet de curiosité, d’où le nom de notre compagnie. Nous pouvons faire coexister des spectacles. D’autre part, chaque nouvelle création est complètement différente de la précédente.

Votre cabinet de curiosité va-t-il travailler sur de nouvelles métamorphoses ?
C’est la deuxième année où nous sommes en résidence au Liberté Scène Nationale. Maintenant que le théâtre du Rocher ne nous impose plus une création par an, je vais pouvoir me laisser du temps pour travailler sur une prochaine création, tirée de la pièce de théâtre « Illusions » de l’auteur russe Ivan Viripaev.

Léa Muller.

Site Officiel de la Compagnie Le Cabinet de Curiosités

Site Officiel de Chateauvallon Scène Nationale

 


Discipline: Articles, Sur les planches,



Catégories : Articles, Sur les planches,

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24.04 & 25.04 à Chateauvallon, Scène Nationale d'Ollioules.

 

Guillaume Cantillon s’est emparé depuis 2017 des « Métamorphoses » d’Ovide pour nous proposer son interprétation. De la poésie pour s’évader, loin de l’agitation de notre société. En résidence au Théâtre du Rocher à La Garde, il se produira prochainement sur la scène de Châteauvallon, Scène Nationale.

 

Qu’est-ce que ces « Métamorphoses » indiquent sur notre société actuelle ?
Je n’ai pas choisi ce texte pour le ramener à notre société actuelle mais à l’inverse pour revenir aux fondamentaux, à l’individu. Il parle essentiellement d’amour, parfois violent, passionné ou transgressif. Chaque histoire est singulière. Les êtres sont conduits par la passion et cette passion les conduit à se métamorphoser. J’ai commencé à travailler sur cette création en réaction aux dernières élections politiques. Nous sommes entrés dans une aire de marketing et la politique, à mon humble avis, a besoin de retrouver du sens, du concret où l’on peut se reconnaître. Notre société est en mutation, c’est le lien que nous pouvons faire avec les  « Métamorphoses ».

La mise en scène est plutôt contemporaine, bien que la pièce d’Ovide date de l’antiquité. Pourquoi ce choix ?
J’utilise les outils de notre génération, comme la projection vidéo. Bien que le texte original soit écrit par Ovide, je m’appuie sur les textes de Gilbert Lely qui l’a réécrit au XXe siècle. Il l’a rendu universel et intemporel, ce qui nous autorise à créer une scénographie dans l’univers de notre choix. Je suis accompagné en musique par Vincent Hours qui s’accorde à la poésie des textes. J’ai fait le choix de disposer une scène sur une scène. C’est un plateau lumineux, relativement étroit où tout y est concentré, ce qui rend l’espace sacré. Je propose également deux scénographies afin que la création s’adapte au lieu où nous jouons, extérieur comme intérieur.

Comment se déroule votre résidence au théâtre du Rocher ?
Nous sommes en résidence depuis dix ans, suite à un appel d’offre. Jusqu’à présent, nous devions présenter une création par an, en l’occurrence « Métamorphoses » est la neuvième. Nous proposons également des ateliers pour enfants et amateurs. Cette résidence nous permet d’avoir un soutien financier et matériel de la mairie de La Garde, ce qui nous permet d’expérimenter, tout comme dans un cabinet de curiosité, d’où le nom de notre compagnie. Nous pouvons faire coexister des spectacles. D’autre part, chaque nouvelle création est complètement différente de la précédente.

Votre cabinet de curiosité va-t-il travailler sur de nouvelles métamorphoses ?
C’est la deuxième année où nous sommes en résidence au Liberté Scène Nationale. Maintenant que le théâtre du Rocher ne nous impose plus une création par an, je vais pouvoir me laisser du temps pour travailler sur une prochaine création, tirée de la pièce de théâtre « Illusions » de l’auteur russe Ivan Viripaev.

Léa Muller.

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