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Guinguette Hot Club - On ressemble à Mayol Guinguette Hot Club - On ressemble à Mayol
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Guinguette Hot Club - On ressemble à Mayol

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CONCERT
Jeudi 8 juillet à 21h, Parc des Troènes
La Valette-du-Var
Album "On ressemble à Mayol"

Initialement, Luc a contacté le groupe pour qu’il réalise un concert autour des chansons de Mayol. Mais l’univers du chanteur toulonnais a tellement intéressé le groupe qu’ils n’ont pas résisté à l’envie de créer un album à cette occasion, intitulé « On ressemble à Mayol ». Nous avons rencontré Julien Ripoll, le chargé de production du groupe.

Comment définirais-tu le style musical Mayol ?
Au départ, nous ne connaissions pas vraiment ce style-là, alors on s’est documenté. Bien sûr, tu vois tout de suite que ça a cent-vingt ans. C’est ce qu’on appelle du café-concert : une musique d’orchestre, joyeuse, entrainante, qui met les interprètes en avant. Mayol était la star du genre. Il jouait au Concert Parisien, qu’il a racheté et qui est devenu le Concert Mayol. Nous avons dû nous plonger dans une histoire et une époque.

Quelles sont vos ressemblances avec Mayol ?
Au départ, c’est Luc Benito qui nous a trouvé des points communs. Comme Mayol, nous sommes simplement des interprètes, bien identifiés en tant que tels. Félix avait, en général, l’idée de départ, et demandait qu’on lui écrive une chanson sur cette idée. Autre point commun, plutôt flatteur : nous sommes populaires et proches de notre public, que nous connaissons bien. Mayol est aussi resté attaché à ses racines toulonnaises, et est revenu vivre ici à la fin de sa vie. Nous, nous sommes un groupe à la toulonnitude assumée ! En nous intéressant à son œuvre, nous avons découvert que derrière le côté potache et grivois, à une époque plutôt colonialiste, on trouve un artiste sensible et subtil, engagé et poétique.

Dans l’importante discographie de Mayol, comment avez-vous fait le choix des morceaux qui vont composer votre album ?
Chacun a choisi deux à trois morceaux et en a proposé sa version. Puis toute l’équipe s’est mise à son service. On a opté pour dix morceaux, trois choisis par Olivier, trois par Sébastien, deux par Lison et deux par Marion. Le choix pouvait se faire pour le texte, pour la mélodie ou pour ce que l’on pouvait en faire. Chaque musicien a choisi en fonction de sa sensibilité artistique. On a évidemment voulu inclure des grands titres populaires : « La Mattchiche », « Viens Poupoule », « La Paimpolaise », « Elle vendait des p’tits gâteaux », mais aussi des morceaux moins connus, qui nous inspiraient, dont un petit bijou « Ah le joli jeu » choisi par Marion. C’est une chanson un peu féministe, qui parle de la femme libérée. Ou encore : « Les mains de femme », choisi par Lison, qui parle aussi des femmes, mais de celles de cette époque-là. Elles en ont fait des joyaux musicaux. On a choisi de manière collective « Le Cours Lafayette », un morceau jamais enregistré, que seuls les contemporains de Mayol auraient pu entendre. Cet inédit fait un lien direct entre l’artiste et notre club de rugby, le RCT, ponctué de « Parce que Toulon » à corps et à cris, et conclu par un authentique « Pilou-Pilou » ! « Boudoubadabou », choisi par Seb, est un morceau particulier qui parle d’une authentique histoire d’amour entre un tirailleur sénégalais et une parisienne et démontre encore une fois la modernité de Mayol, qui bien avant l’heure aborde le thème du couple mixte. Passionné de musiques jamaïcaines, Seb a eu envie de l’associer avec le « Buffalo Soldier » de Bob Marley, chanson sur les afro-américains engagés dans l’armée pendant les guerres indiennes. Cet arrangement reggae et très contemporain nous permet un clin d’œil à Bob, dont on commémore les quarante ans de la mort et dont l’avant dernier concert avant sa disparition s’est tenu au stade Mayol. Plus globalement, on avait envie de donner beaucoup de couleurs, avec des influences qui nous ressemblent : on retrouve une samba, un morceau entre cajun et country, un swing avec un clin d’oeil à Django Reinhardt et son passage à Toulon… « La Mattchiche », choisie également par Seb, est une danse sulfureuse et latine du début du siècle, un peu la Lambada de l’époque, que Mayol a contribué à populariser en Europe. L’enregistrement, le mix et le mastering de l’album a été réalisé par Loïc Journo en un temps record ! Il a beaucoup contribué à l’achèvement de ce projet dans les meilleures conditions, notamment par ses grandes qualités humaines et son contact avec les artistes. La rencontre avec Luc Benito et la mise en œuvre du projet ont été tellement sympas, que l’on a décidé conjointement de faire cet album, pas prévu au départ, et même d’apparaître dans son documentaire. Il paraît qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous…

Comment va se passer le live ?
Nous avons une série de dates, la première est le 8 juillet au Parc des Troènes à La Valette. Nous avons fait une résidence à l’Espace Culturel Tisot pour travailler la mise en scène. C’est un nouveau spectacle, on est donc un peu stressé, mais très heureux de le faire : on a la conviction que l’histoire que l’on veut raconter sur Mayol va intéresser les Toulonnais. Certains vont découvrir ou redécouvrir une partie du patrimoine, toulonnais et national. L’album et le spectacle sont une coproduction Filmharmonia et Tambouille Prod.

Juillet 2021


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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CONCERT
Jeudi 8 juillet à 21h, Parc des Troènes
La Valette-du-Var
Album "On ressemble à Mayol"

Initialement, Luc a contacté le groupe pour qu’il réalise un concert autour des chansons de Mayol. Mais l’univers du chanteur toulonnais a tellement intéressé le groupe qu’ils n’ont pas résisté à l’envie de créer un album à cette occasion, intitulé « On ressemble à Mayol ». Nous avons rencontré Julien Ripoll, le chargé de production du groupe.

Comment définirais-tu le style musical Mayol ?
Au départ, nous ne connaissions pas vraiment ce style-là, alors on s’est documenté. Bien sûr, tu vois tout de suite que ça a cent-vingt ans. C’est ce qu’on appelle du café-concert : une musique d’orchestre, joyeuse, entrainante, qui met les interprètes en avant. Mayol était la star du genre. Il jouait au Concert Parisien, qu’il a racheté et qui est devenu le Concert Mayol. Nous avons dû nous plonger dans une histoire et une époque.

Quelles sont vos ressemblances avec Mayol ?
Au départ, c’est Luc Benito qui nous a trouvé des points communs. Comme Mayol, nous sommes simplement des interprètes, bien identifiés en tant que tels. Félix avait, en général, l’idée de départ, et demandait qu’on lui écrive une chanson sur cette idée. Autre point commun, plutôt flatteur : nous sommes populaires et proches de notre public, que nous connaissons bien. Mayol est aussi resté attaché à ses racines toulonnaises, et est revenu vivre ici à la fin de sa vie. Nous, nous sommes un groupe à la toulonnitude assumée ! En nous intéressant à son œuvre, nous avons découvert que derrière le côté potache et grivois, à une époque plutôt colonialiste, on trouve un artiste sensible et subtil, engagé et poétique.

Dans l’importante discographie de Mayol, comment avez-vous fait le choix des morceaux qui vont composer votre album ?
Chacun a choisi deux à trois morceaux et en a proposé sa version. Puis toute l’équipe s’est mise à son service. On a opté pour dix morceaux, trois choisis par Olivier, trois par Sébastien, deux par Lison et deux par Marion. Le choix pouvait se faire pour le texte, pour la mélodie ou pour ce que l’on pouvait en faire. Chaque musicien a choisi en fonction de sa sensibilité artistique. On a évidemment voulu inclure des grands titres populaires : « La Mattchiche », « Viens Poupoule », « La Paimpolaise », « Elle vendait des p’tits gâteaux », mais aussi des morceaux moins connus, qui nous inspiraient, dont un petit bijou « Ah le joli jeu » choisi par Marion. C’est une chanson un peu féministe, qui parle de la femme libérée. Ou encore : « Les mains de femme », choisi par Lison, qui parle aussi des femmes, mais de celles de cette époque-là. Elles en ont fait des joyaux musicaux. On a choisi de manière collective « Le Cours Lafayette », un morceau jamais enregistré, que seuls les contemporains de Mayol auraient pu entendre. Cet inédit fait un lien direct entre l’artiste et notre club de rugby, le RCT, ponctué de « Parce que Toulon » à corps et à cris, et conclu par un authentique « Pilou-Pilou » ! « Boudoubadabou », choisi par Seb, est un morceau particulier qui parle d’une authentique histoire d’amour entre un tirailleur sénégalais et une parisienne et démontre encore une fois la modernité de Mayol, qui bien avant l’heure aborde le thème du couple mixte. Passionné de musiques jamaïcaines, Seb a eu envie de l’associer avec le « Buffalo Soldier » de Bob Marley, chanson sur les afro-américains engagés dans l’armée pendant les guerres indiennes. Cet arrangement reggae et très contemporain nous permet un clin d’œil à Bob, dont on commémore les quarante ans de la mort et dont l’avant dernier concert avant sa disparition s’est tenu au stade Mayol. Plus globalement, on avait envie de donner beaucoup de couleurs, avec des influences qui nous ressemblent : on retrouve une samba, un morceau entre cajun et country, un swing avec un clin d’oeil à Django Reinhardt et son passage à Toulon… « La Mattchiche », choisie également par Seb, est une danse sulfureuse et latine du début du siècle, un peu la Lambada de l’époque, que Mayol a contribué à populariser en Europe. L’enregistrement, le mix et le mastering de l’album a été réalisé par Loïc Journo en un temps record ! Il a beaucoup contribué à l’achèvement de ce projet dans les meilleures conditions, notamment par ses grandes qualités humaines et son contact avec les artistes. La rencontre avec Luc Benito et la mise en œuvre du projet ont été tellement sympas, que l’on a décidé conjointement de faire cet album, pas prévu au départ, et même d’apparaître dans son documentaire. Il paraît qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous…

Comment va se passer le live ?
Nous avons une série de dates, la première est le 8 juillet au Parc des Troènes à La Valette. Nous avons fait une résidence à l’Espace Culturel Tisot pour travailler la mise en scène. C’est un nouveau spectacle, on est donc un peu stressé, mais très heureux de le faire : on a la conviction que l’histoire que l’on veut raconter sur Mayol va intéresser les Toulonnais. Certains vont découvrir ou redécouvrir une partie du patrimoine, toulonnais et national. L’album et le spectacle sont une coproduction Filmharmonia et Tambouille Prod.

Juillet 2021