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Gwendoline Robin:

Gwendoline Robin: "j’expérimente la force des éléments naturels."

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Gwendoline Robin est une artiste plasticienne travaillant à Bruxelles. Formée en arts plastiques, elle réalise des installations et des performances dans lesquelles elle met son propre corps en scène. Nous la retrouvons pour parlaver de sa démarche artistique ainsi que son projet « Cratère N°6899 » présenté au Festival. 

 

Vous réalisez des performances in situ où le processus de création fait oeuvre. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du « work in progress » ?
J’ai commencé à créer des installations plastiques dans lesquelles je montrais un résultat fini. Très vite, j’ai trouvé plus d’intérêts à rendre visible l’objet en train de se construire et à voir l’environnement se transformer peu à peu. Le geste qui construit, le temps qui s’écoule durant le processus, les matières qui se révèlent, sont devenus un leitmotiv dans mes créations.
Vous mettez votre corps en jeu dans vos performances, parfois dangereusement, notamment lorsque vous travaillez avec des explosifs. Comment expliquez-vous ce choix de mise en scène ?
J’ai toujours été attirée par la force des éléments naturels, comme les volcans, les orages, tempêtes, éclairs, geysers. Je me suis inspirée de beaucoup de ces éléments pour tenter d’expérimenter une action qui pourrait traduire ce mélange de peur et de plaisir humain face à des évènements qui nous dépassent. Je mets mon corps en danger afin d’expérimenter ce que l’on ressent au contact de ces éléments et je le fais sous les yeux du public.
Pour le festival, vous présentez la performance « Cratère N°6899 », dans laquelle vous travaillez à la fois avec l’eau, la terre, mais aussi l’air. Définiriez-vous votre travail comme du Land Art ?
C’est une bonne question car le Land Art a été et est toujours un mouvement artistique qui m’influence beaucoup. Je peux donc imaginer une filiation, sans pour autant me revendiquer de ce mouvement. Il est vrai qu’il y a, dans mon travail, une même proximité dans le rapport au paysage, à la matière, au geste et à la transformation de l’environnement. Il y a cependant une différence dans la temporalité et la présence du corps.
Votre geste est particulièrement lent et poétique pour cette performance. Est-ce que cette gestuelle s’inscrit dans votre démarche artistique ?
Le geste est très important dans ma démarche. C’est par ce geste que je peux rendre visible ce qui est en train de se construire. Une certaine lenteur est nécessaire pour capter et accompagner la matière mais aussi pour créer un dialogue entre ma production et l’environnement. De cette façon, la lenteur transmet l’action au spectateur. Ce n’est pas un geste théâtral. Il a une utilité concrète afin de réaliser une action, je ne veux aucun geste gratuit, décoratif.
Vous présentez également le projet « Incidence 1327 » en partenariat avec Gaëlle Bourges....
Gaëlle et moi, nous ne nous connaissions pas au départ. C’était une proposition de la part du Festival d’Avignon et de la SACD. Nous avons travaillé sur l’incidence que peuvent avoir certains évènements dans l’existence. Nos deux univers coexistent, des incidences peuvent se produire ou pas, ou surgissent là où on ne les attends pas. Gaëlle a travaillé sur le récit de la rencontre possible de Françoise Pétrarque et de Laure, le mont Ventoux et ses vents. Et moi, j’ai travaillé à côté en expérimentant des matières instables et climatiques. Mes projets personnels sont toujours silencieux donc cette collaboration a été intéressante par la présence de la voix. Maya Trufaut

 

Gwendoline Robin se produira le 15 septembre à 20:30 à la Tour Royale pour son spectacle d'arts plastiques "Cratère n° 6899"
elle sera également à Toulon le 16 septembre à 16:30 à l'Ecole Supérieure d'Art et de Design TPM pour ce même spectacle.

 

Retrouvez Gwendoline Robin ainsi que son travail sur son site internet.


Discipline: Sur les planches, Initiatives, Événements

Ville: Toulon

Date: 15 septembre 2018.

Date de fin: 16 septembre 2018.



Catégories : Sur les planches, Initiatives, Événements

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Gwendoline Robin est une artiste plasticienne travaillant à Bruxelles. Formée en arts plastiques, elle réalise des installations et des performances dans lesquelles elle met son propre corps en scène. Nous la retrouvons pour parlaver de sa démarche artistique ainsi que son projet « Cratère N°6899 » présenté au Festival. 

 

Vous réalisez des performances in situ où le processus de création fait oeuvre. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du « work in progress » ?
J’ai commencé à créer des installations plastiques dans lesquelles je montrais un résultat fini. Très vite, j’ai trouvé plus d’intérêts à rendre visible l’objet en train de se construire et à voir l’environnement se transformer peu à peu. Le geste qui construit, le temps qui s’écoule durant le processus, les matières qui se révèlent, sont devenus un leitmotiv dans mes créations.
Vous mettez votre corps en jeu dans vos performances, parfois dangereusement, notamment lorsque vous travaillez avec des explosifs. Comment expliquez-vous ce choix de mise en scène ?
J’ai toujours été attirée par la force des éléments naturels, comme les volcans, les orages, tempêtes, éclairs, geysers. Je me suis inspirée de beaucoup de ces éléments pour tenter d’expérimenter une action qui pourrait traduire ce mélange de peur et de plaisir humain face à des évènements qui nous dépassent. Je mets mon corps en danger afin d’expérimenter ce que l’on ressent au contact de ces éléments et je le fais sous les yeux du public.
Pour le festival, vous présentez la performance « Cratère N°6899 », dans laquelle vous travaillez à la fois avec l’eau, la terre, mais aussi l’air. Définiriez-vous votre travail comme du Land Art ?
C’est une bonne question car le Land Art a été et est toujours un mouvement artistique qui m’influence beaucoup. Je peux donc imaginer une filiation, sans pour autant me revendiquer de ce mouvement. Il est vrai qu’il y a, dans mon travail, une même proximité dans le rapport au paysage, à la matière, au geste et à la transformation de l’environnement. Il y a cependant une différence dans la temporalité et la présence du corps.
Votre geste est particulièrement lent et poétique pour cette performance. Est-ce que cette gestuelle s’inscrit dans votre démarche artistique ?
Le geste est très important dans ma démarche. C’est par ce geste que je peux rendre visible ce qui est en train de se construire. Une certaine lenteur est nécessaire pour capter et accompagner la matière mais aussi pour créer un dialogue entre ma production et l’environnement. De cette façon, la lenteur transmet l’action au spectateur. Ce n’est pas un geste théâtral. Il a une utilité concrète afin de réaliser une action, je ne veux aucun geste gratuit, décoratif.
Vous présentez également le projet « Incidence 1327 » en partenariat avec Gaëlle Bourges....
Gaëlle et moi, nous ne nous connaissions pas au départ. C’était une proposition de la part du Festival d’Avignon et de la SACD. Nous avons travaillé sur l’incidence que peuvent avoir certains évènements dans l’existence. Nos deux univers coexistent, des incidences peuvent se produire ou pas, ou surgissent là où on ne les attends pas. Gaëlle a travaillé sur le récit de la rencontre possible de Françoise Pétrarque et de Laure, le mont Ventoux et ses vents. Et moi, j’ai travaillé à côté en expérimentant des matières instables et climatiques. Mes projets personnels sont toujours silencieux donc cette collaboration a été intéressante par la présence de la voix. Maya Trufaut

 

Gwendoline Robin se produira le 15 septembre à 20:30 à la Tour Royale pour son spectacle d'arts plastiques "Cratère n° 6899"
elle sera également à Toulon le 16 septembre à 16:30 à l'Ecole Supérieure d'Art et de Design TPM pour ce même spectacle.

 

Retrouvez Gwendoline Robin ainsi que son travail sur son site internet.