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Igor Chimisso, Star Wars, une affaire de personnages. Igor Chimisso, Star Wars, une affaire de personnages.
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Igor Chimisso, Star Wars, une affaire de personnages.

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Rencontré à la Fête du Livre du Var sur le stand de la librairie Falba, Igor est un spécialiste de l’adaptation de personnages de films en BD. Il a travaillé sur Pirate des Caraïbes, Prince of Persia, célèbre jeu vidéo, sur le dessin animé Corto Maltese, et bien d’autres. Il vit à Milan où au sein de Disney, il crée les personnages et supervise les adaptations de Star Wars. Vue de l’intérieur sur l’univers de la célèbre saga.

 

Est-ce difficile de travailler sur des films aussi connus ?

La difficulté principale est de créer un nouveau style, qui ne soit ni réaliste, ni trop cartoon, et doit toucher un public large. Je devais préserver le ressenti des films, tout en créant un univers personnel et Disney en même temps. Le premier jet des personnages prit plus de six mois. Pour les épisodes 4, 5 et 6 que nous avons faits en premier, le style devait être 80s. Pour les 1, 2 et 3, nous avons changé l’équipe et évolué vers un style plus proche de Star Wars Rebels. Pour le 7, nous avons utilisé un style plus réaliste et plus doux. C’était difficile parce que nous devions dessiner énormément de détails, de parfaits uniformes, épées… Rogue était un challenge, il fallait utiliser également un style un peu rétro étant donné que l’époque est connectée à l’épisode 4, mais les personnages avaient un look moderne. Ils étaient difficiles à dessiner parce que très beaux, avec moins de défauts. J’ai pu par contre décider des couleurs ce qui m’a donné plus de liberté. Je suis en charge de préserver l’unité du style, ce qui n’est pas évident quand il y a plusieurs dessinateurs, surtout quand les délais sont courts puisqu’il faut faire une nouvelle BD chaque année.

 

Comment crée-t-on ce genre de BD ?

D’abord il fallait établir un style. On a commencé avec mes personnages. Je dessinais les personnages deux par deux sur la deux, car les relations entre personnages sont primordiales dans Star Wars. Un autre dessinateur créait les décors. Nous regardions en permanence ce que l’autre faisait, et les films bien sûrs. Nous nous sommes entendus sur des lignes plus épaisses sur les contours et plus fines à l’intérieur. Après cela, un artiste a fait le Storyboard, et nous nous sommes partagés les pages, une pour moi, une pour le dessinateur des décors. Une troisième personne devait intégrer les deux. Ensuite il a fallu intégrer les détails, et enfin les ombres, lumières et effets.

 

Comment se passe la création de la BD sur Les derniers Jedi ?

J’en suis à la page 6 ! Je dois faire plus attention aux costumes et aux détails. J’ai adoré créé le vieux Luke. Au départ, je n’avais pas vu le film, je savais que je devais un personnage entre le jeune Luke et Obi-Wan Kenobi. C’était difficile, mais cela m’a permis d’étudier, de rentrer véritablement dans le personnage. Quand le film est sorti, j’ai affiné le travail.

 

Quel est votre personnage Star Wars préféré ?

Han Solo, c’est un héros, mais il est marrant. Il est facile à dessiner, son visage est très particulier. Très rapidement j’ai su dessiner son menton, son nez, ses cheveux, son corps. C’est une sorte de super-héros, mais un peu maladroit et nonchalant. Au départ, il paraît ne se soucier de personne, mais quand on regarde de plus près, ses amis et le destin des gens qu’il côtoie lui importent réellement. Ses réactions très fortes le rendent facile à dessiner. Chewbacca est également génial à dessiner, des poils, une bouche, deux points pour les yeux, avec seulement cela vous pouvez dessiner une tonne de choses.

Parmi les nouveaux, c’est Kylo Ren. Son visage est facile à reproduire. Vous pouvez le faire un peu grotesque, il est tout le temps en rogne ! Il passe de la rage au désespoir, ou à l’émotion. C’est facile de lui donner de la vie. Dans le dernier j’aime cette lutte entre Bien et Mal qui se joue en lui, on ne sait jamais ce qu’il va faire après. Ça me parle car j’ai aussi des réactions extrêmes, penser que cela peut vous amener à être une personne mauvaise fait réfléchir.

 

 Que pensez-vous de la nouvelle saga par rapport aux anciennes ?

Chacune doit apporter quelque chose de différent. La première a créé un univers. Le préquel nous a apporté un historique sur l’univers et les personnages, tout en établissement un niveau d’effets technologiques sans précédent. Cette nouvelle amène de nouveaux personnages, de nouveaux thèmes et une sensibilité différente. C’est un passage de l’ancienne génération, qui s’éteint peu à peu, vers la nouvelle, qui grandit au fil du temps. On ne peut rester dans le passé, il faut grandir pour vivre avec le présent et le futur. C’est un bon message. Certaines parties de cette saga sont assez différentes de l’approche de Georges Lucas, les enfants sont plus présents, il y a des bêtes fantastiques qui ne sont pas forcément des monstres…

Avant tout ce que vous recherchez dans un bon film de science-fiction c’est qu’il vous fasse rêver, et qu’il vous laisse bouche bée. Il y a des scènes fabuleuses, des batailles spatiales incroyables, la réalisation est bonne, on reste dans le film, on y participe. Je suis donc plutôt positif et j’adore travailler sur ce projet.

 

Facebook d'Igor Chimisso

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Discipline: Articles, Arts graphiques,



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Rencontré à la Fête du Livre du Var sur le stand de la librairie Falba, Igor est un spécialiste de l’adaptation de personnages de films en BD. Il a travaillé sur Pirate des Caraïbes, Prince of Persia, célèbre jeu vidéo, sur le dessin animé Corto Maltese, et bien d’autres. Il vit à Milan où au sein de Disney, il crée les personnages et supervise les adaptations de Star Wars. Vue de l’intérieur sur l’univers de la célèbre saga.

 

Est-ce difficile de travailler sur des films aussi connus ?

La difficulté principale est de créer un nouveau style, qui ne soit ni réaliste, ni trop cartoon, et doit toucher un public large. Je devais préserver le ressenti des films, tout en créant un univers personnel et Disney en même temps. Le premier jet des personnages prit plus de six mois. Pour les épisodes 4, 5 et 6 que nous avons faits en premier, le style devait être 80s. Pour les 1, 2 et 3, nous avons changé l’équipe et évolué vers un style plus proche de Star Wars Rebels. Pour le 7, nous avons utilisé un style plus réaliste et plus doux. C’était difficile parce que nous devions dessiner énormément de détails, de parfaits uniformes, épées… Rogue était un challenge, il fallait utiliser également un style un peu rétro étant donné que l’époque est connectée à l’épisode 4, mais les personnages avaient un look moderne. Ils étaient difficiles à dessiner parce que très beaux, avec moins de défauts. J’ai pu par contre décider des couleurs ce qui m’a donné plus de liberté. Je suis en charge de préserver l’unité du style, ce qui n’est pas évident quand il y a plusieurs dessinateurs, surtout quand les délais sont courts puisqu’il faut faire une nouvelle BD chaque année.

 

Comment crée-t-on ce genre de BD ?

D’abord il fallait établir un style. On a commencé avec mes personnages. Je dessinais les personnages deux par deux sur la deux, car les relations entre personnages sont primordiales dans Star Wars. Un autre dessinateur créait les décors. Nous regardions en permanence ce que l’autre faisait, et les films bien sûrs. Nous nous sommes entendus sur des lignes plus épaisses sur les contours et plus fines à l’intérieur. Après cela, un artiste a fait le Storyboard, et nous nous sommes partagés les pages, une pour moi, une pour le dessinateur des décors. Une troisième personne devait intégrer les deux. Ensuite il a fallu intégrer les détails, et enfin les ombres, lumières et effets.

 

Comment se passe la création de la BD sur Les derniers Jedi ?

J’en suis à la page 6 ! Je dois faire plus attention aux costumes et aux détails. J’ai adoré créé le vieux Luke. Au départ, je n’avais pas vu le film, je savais que je devais un personnage entre le jeune Luke et Obi-Wan Kenobi. C’était difficile, mais cela m’a permis d’étudier, de rentrer véritablement dans le personnage. Quand le film est sorti, j’ai affiné le travail.

 

Quel est votre personnage Star Wars préféré ?

Han Solo, c’est un héros, mais il est marrant. Il est facile à dessiner, son visage est très particulier. Très rapidement j’ai su dessiner son menton, son nez, ses cheveux, son corps. C’est une sorte de super-héros, mais un peu maladroit et nonchalant. Au départ, il paraît ne se soucier de personne, mais quand on regarde de plus près, ses amis et le destin des gens qu’il côtoie lui importent réellement. Ses réactions très fortes le rendent facile à dessiner. Chewbacca est également génial à dessiner, des poils, une bouche, deux points pour les yeux, avec seulement cela vous pouvez dessiner une tonne de choses.

Parmi les nouveaux, c’est Kylo Ren. Son visage est facile à reproduire. Vous pouvez le faire un peu grotesque, il est tout le temps en rogne ! Il passe de la rage au désespoir, ou à l’émotion. C’est facile de lui donner de la vie. Dans le dernier j’aime cette lutte entre Bien et Mal qui se joue en lui, on ne sait jamais ce qu’il va faire après. Ça me parle car j’ai aussi des réactions extrêmes, penser que cela peut vous amener à être une personne mauvaise fait réfléchir.

 

 Que pensez-vous de la nouvelle saga par rapport aux anciennes ?

Chacune doit apporter quelque chose de différent. La première a créé un univers. Le préquel nous a apporté un historique sur l’univers et les personnages, tout en établissement un niveau d’effets technologiques sans précédent. Cette nouvelle amène de nouveaux personnages, de nouveaux thèmes et une sensibilité différente. C’est un passage de l’ancienne génération, qui s’éteint peu à peu, vers la nouvelle, qui grandit au fil du temps. On ne peut rester dans le passé, il faut grandir pour vivre avec le présent et le futur. C’est un bon message. Certaines parties de cette saga sont assez différentes de l’approche de Georges Lucas, les enfants sont plus présents, il y a des bêtes fantastiques qui ne sont pas forcément des monstres…

Avant tout ce que vous recherchez dans un bon film de science-fiction c’est qu’il vous fasse rêver, et qu’il vous laisse bouche bée. Il y a des scènes fabuleuses, des batailles spatiales incroyables, la réalisation est bonne, on reste dans le film, on y participe. Je suis donc plutôt positif et j’adore travailler sur ce projet.

 

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