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Jean-Christophe Mast & Denis Baronnet - Les auteurs - Louise Loubrieu - La réalisatrice Jean-Christophe Mast & Denis Baronnet - Les auteurs - Louise Loubrieu - La réalisatrice
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Jean-Christophe Mast & Denis Baronnet - Les auteurs - Louise Loubrieu - La réalisatrice

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Une coproduction France Musique et Les Voix Animées en partenariat avec l’Abbaye d’Ambronay, Centre culturel de rencontre.

Jean-Christophe Mast & Denis Baronnet 

Les auteurs

Alors le pitch ?
D. : C’est le voyage musico-temporel du groupe vocal Les Voix Animées qui se retrouve très mystérieusement transporté juste avant 1515, année phare qui a marqué le début de la Renaissance. Ils essaient de retourner dans leur propre siècle, et bien malgré eux, risquent de changer le cours du temps, empêchant la Renaissance d’arriver.
J.-C. : Dans la réalité, cette année-là, de vrais événements se sont produits qui ont fait que le sacre de François Ier aurait pu ne pas se produire. Nous avons joué avec ceux-ci.

 

La première version devait être une web-série vidéo, comment avez-vous adapté le scénario pour la radio ?
D. : Certaines scènes visuelles auraient été très difficiles à réaliser. Et on est passé de douze à seize épisodes, avec un énorme travail de réécriture, j’y ai passé tout mon premier confinement. C’était la deuxième série que l’on écrivait pour Les Voix Animées, et on y a tout mis : costumes, châteaux, robes, carrosses ! Ç’a été un vrai soulagement que l’on trouve une solution par le biais de la radio.
J.-C. : En vidéo, on a le soutien de l’image. Là, beaucoup plus de choses doivent être dites. C’est une collaboration avec France Musique, nous avons décidé de rajouter des morceaux, faisant ainsi la part belle à la musique.

 

Qu’avez-vous retenu de cette expérience ?
J.-C. : C’est une telle joie que cette série voie le jour, avec des acteurs formidables, dont Dominique Pinon et Dominique Blanc. C’est aussi désarçonnant. On l’a beaucoup rêvée, et là on se retrouve face au résultat final.
D : C’est un grand cadeau, un véritable émerveillement d’avoir pu le faire. Moi, ça m’a éclaté ! Une spéciale dédicace aux chanteurs : ils ne sont pas acteurs professionnels et là, ils ont vraiment été à la hauteur. Ah, les ambiances, les carrosses, les coins dérobés, la musique, le luth…

 

Qu’est-ce que vous affectionnez particulièrement dans vos collaborations avec Les Voix Animées ?
D. : La chevelure de Luc Coadou…
J.-C. : Ils défendent une musique vraiment underground. Je pensais déjà écouter de l’underground, mais là c’est plus fort que tout ! Ce sont de vrais Don Quichotte !
D. : C’était d’ailleurs le sujet de la première web-série. Humainement également, ce sont des gens délicieux. Ça m’a permis de découvrir cette musique, que j’apprécie maintenant. On était face à un challenge tout de même. On est sur un registre assez facétieux, et il fallait coller de la musique Renaissance dessus ! La deuxième web-série est carrément un space opera à la Kubrick ! On a utilisé du carton, du papier peint, on a tourné au mois d’août, c’est une dinguerie ! Mais ça fonctionne !

 

Louise Loubrieu 

La réalisatrice

 

Réaliser un podcast de fiction musicale, c’est donner une orientation, une direction dans les différents choix sonores : voix pour chaque personnage, agencement des scènes, rythme et choix des musiques. Réaliser, c’est récolter la matière sonore nécessaire pour susciter une image mentale. L’objectif est de permettre aux auditeurs de se construire cette image mentale. Je suis comédienne et metteur en scène de formation. Je fabrique des fictions pour France Culture et France Inter avec les équipes de Radio France depuis une dizaine d’années, je suis également adaptatrice, c’est-à-dire que je scénarise des romans en les rendant le plus radiophonique possible. Quand j’ai reçu le scénario de « 1514 », j’ai établi un découpage du texte et un plan de travail d’enregistrement. Se posait alors la question d’un tournage en extérieur puisque nous sommes au XVIe siècle. Dans notre métier, la question de l’acoustique fait tout : on doit comprendre immédiatement si l’on est dans une prison ou une salle de concert. L’Abbaye d’Ambronay, Centre culturel de rencontre dédié à la création artistique et partenaire historique de France Musique, nous a ouvert ses portes. Un repérage de l’abbaye en amont des enregistrements m’a permis d’appréhender les différentes acoustiques du lieu : nous sommes des artisans et faisons feu de tout bois.
Avec Luc Coadou et Laurence Recchia nous avons beaucoup échangé pour trouver le meilleur équilibre dans la distribution. Ce travail nous a permis de réunir des comédiens venant du cinéma, du théâtre et certains acteurs très habitués au travail au micro qui répondaient à cet univers ludique : Dominique Blanc, Dominique Pinon, Fanny Blondeau, Olivier Broche, Jean-Claude Bolle-Reddat, Quentin Baillot, Geoffrey Carey, Alexandra Flandrin, Thomas Guené, Aurélie Miermont, Thomas Rortais et Teddy Melis.
Nous enregistrons les scènes comme au cinéma, avec des dispositifs de prise de son singulier pour chaque scène avec les comédiens, les preneurs de sons et une bruiteuse. Élodie Fiat, la bruiteuse, devient le corps des comédiens et permet de rendre concret les détails sonores de chaque scène : chaînes, calèches, portes, vêtements…
Donner vie à un univers historique, c’est donner à entendre ou donner à imaginer ce que les gens entendaient à l’époque. Il fallait aussi trouver l’équilibre entre des scènes très dialoguées et les musiques de ce répertoire Renaissance.
En tout, trois mois de préparation, huit jours d’enregistrement, cinq jours pour l’enregistrement de la musique, et vingt-cinq jours de post-production qui comporte le montage et le mixage. Mais en réalité c’est peu pour un résultat de seize fois quatorze minutes.

 

Juillet 2021

 


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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Une coproduction France Musique et Les Voix Animées en partenariat avec l’Abbaye d’Ambronay, Centre culturel de rencontre.

Jean-Christophe Mast & Denis Baronnet 

Les auteurs

Alors le pitch ?
D. : C’est le voyage musico-temporel du groupe vocal Les Voix Animées qui se retrouve très mystérieusement transporté juste avant 1515, année phare qui a marqué le début de la Renaissance. Ils essaient de retourner dans leur propre siècle, et bien malgré eux, risquent de changer le cours du temps, empêchant la Renaissance d’arriver.
J.-C. : Dans la réalité, cette année-là, de vrais événements se sont produits qui ont fait que le sacre de François Ier aurait pu ne pas se produire. Nous avons joué avec ceux-ci.

 

La première version devait être une web-série vidéo, comment avez-vous adapté le scénario pour la radio ?
D. : Certaines scènes visuelles auraient été très difficiles à réaliser. Et on est passé de douze à seize épisodes, avec un énorme travail de réécriture, j’y ai passé tout mon premier confinement. C’était la deuxième série que l’on écrivait pour Les Voix Animées, et on y a tout mis : costumes, châteaux, robes, carrosses ! Ç’a été un vrai soulagement que l’on trouve une solution par le biais de la radio.
J.-C. : En vidéo, on a le soutien de l’image. Là, beaucoup plus de choses doivent être dites. C’est une collaboration avec France Musique, nous avons décidé de rajouter des morceaux, faisant ainsi la part belle à la musique.

 

Qu’avez-vous retenu de cette expérience ?
J.-C. : C’est une telle joie que cette série voie le jour, avec des acteurs formidables, dont Dominique Pinon et Dominique Blanc. C’est aussi désarçonnant. On l’a beaucoup rêvée, et là on se retrouve face au résultat final.
D : C’est un grand cadeau, un véritable émerveillement d’avoir pu le faire. Moi, ça m’a éclaté ! Une spéciale dédicace aux chanteurs : ils ne sont pas acteurs professionnels et là, ils ont vraiment été à la hauteur. Ah, les ambiances, les carrosses, les coins dérobés, la musique, le luth…

 

Qu’est-ce que vous affectionnez particulièrement dans vos collaborations avec Les Voix Animées ?
D. : La chevelure de Luc Coadou…
J.-C. : Ils défendent une musique vraiment underground. Je pensais déjà écouter de l’underground, mais là c’est plus fort que tout ! Ce sont de vrais Don Quichotte !
D. : C’était d’ailleurs le sujet de la première web-série. Humainement également, ce sont des gens délicieux. Ça m’a permis de découvrir cette musique, que j’apprécie maintenant. On était face à un challenge tout de même. On est sur un registre assez facétieux, et il fallait coller de la musique Renaissance dessus ! La deuxième web-série est carrément un space opera à la Kubrick ! On a utilisé du carton, du papier peint, on a tourné au mois d’août, c’est une dinguerie ! Mais ça fonctionne !

 

Louise Loubrieu 

La réalisatrice

 

Réaliser un podcast de fiction musicale, c’est donner une orientation, une direction dans les différents choix sonores : voix pour chaque personnage, agencement des scènes, rythme et choix des musiques. Réaliser, c’est récolter la matière sonore nécessaire pour susciter une image mentale. L’objectif est de permettre aux auditeurs de se construire cette image mentale. Je suis comédienne et metteur en scène de formation. Je fabrique des fictions pour France Culture et France Inter avec les équipes de Radio France depuis une dizaine d’années, je suis également adaptatrice, c’est-à-dire que je scénarise des romans en les rendant le plus radiophonique possible. Quand j’ai reçu le scénario de « 1514 », j’ai établi un découpage du texte et un plan de travail d’enregistrement. Se posait alors la question d’un tournage en extérieur puisque nous sommes au XVIe siècle. Dans notre métier, la question de l’acoustique fait tout : on doit comprendre immédiatement si l’on est dans une prison ou une salle de concert. L’Abbaye d’Ambronay, Centre culturel de rencontre dédié à la création artistique et partenaire historique de France Musique, nous a ouvert ses portes. Un repérage de l’abbaye en amont des enregistrements m’a permis d’appréhender les différentes acoustiques du lieu : nous sommes des artisans et faisons feu de tout bois.
Avec Luc Coadou et Laurence Recchia nous avons beaucoup échangé pour trouver le meilleur équilibre dans la distribution. Ce travail nous a permis de réunir des comédiens venant du cinéma, du théâtre et certains acteurs très habitués au travail au micro qui répondaient à cet univers ludique : Dominique Blanc, Dominique Pinon, Fanny Blondeau, Olivier Broche, Jean-Claude Bolle-Reddat, Quentin Baillot, Geoffrey Carey, Alexandra Flandrin, Thomas Guené, Aurélie Miermont, Thomas Rortais et Teddy Melis.
Nous enregistrons les scènes comme au cinéma, avec des dispositifs de prise de son singulier pour chaque scène avec les comédiens, les preneurs de sons et une bruiteuse. Élodie Fiat, la bruiteuse, devient le corps des comédiens et permet de rendre concret les détails sonores de chaque scène : chaînes, calèches, portes, vêtements…
Donner vie à un univers historique, c’est donner à entendre ou donner à imaginer ce que les gens entendaient à l’époque. Il fallait aussi trouver l’équilibre entre des scènes très dialoguées et les musiques de ce répertoire Renaissance.
En tout, trois mois de préparation, huit jours d’enregistrement, cinq jours pour l’enregistrement de la musique, et vingt-cinq jours de post-production qui comporte le montage et le mixage. Mais en réalité c’est peu pour un résultat de seize fois quatorze minutes.

 

Juillet 2021