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Jean-François Ruiz - Un retour à des valeurs de proximité.

Jean-François Ruiz - Un retour à des valeurs de proximité.

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Dès l’annonce de confinement, les commerçants de la Rue des Arts ont dû fermer boutique. Mais il a fallu rebondir rapidement pour faire face aux charges qui couraient, et chacun a fait preuve d’initiative. Heureusement, avec le déconfinement, ils ont pu réouvrir avant les autres acteurs culturels. Jean-François, dirigeant de la Galerie Lisa Yellow Korner, et désormais coordinateur communication de la rue, nous détaille leur situation.

Comment cette période a-t-elle été vécue par les commerçants de la Rue des Arts ?

Après toute crise, il y a un regain, un sursaut de créativité. Comme un graphiste qui, quand il est proche de sa deadline, trouve la bonne idée au dernier moment. Le cerveau s’adapte à la situation. Nous avons dû nous demander comment continuer. Certains commerçants ont créé des boutiques en ligne, d’autres, comme nous, ont fait des livraisons sur Toulon et sa périphérie, les restaurants ont créé des menus spéciaux. Devant le fait accompli, nous avons eu le temps de faire des choses que l’on n’avait pas faites auparavant. De notre côté, on a monté un projet avec quelques artistes pour qu’ils nous proposent des oeuvres en rapport avec la crise. (disponible en ligne sur le site internet de Cité des Arts : www.citedesarts.net ndlr).

Comment se passe la réouverture ?

Il y a beaucoup d’initiatives des commerçants de la rue. Ca reste compliqué, sachant qu’on ne peut pas organiser de vernissage, les réunions ne pouvant pas dépasser dix personnes, sauf sur les terrasses des bars. Après le 22 juin, on espère pouvoir organiser des événements plus importants. Nous, à la Galerie Lisa, nous sommes extrêmement satisfaits par rapport à l’année dernière, nous avons fait un beau mois de mai. D’une manière étonnante, on a constaté une vraie nouvelle clientèle. Nous avons moins de visiteurs, mais ceux qui rentrent viennent pour acheter. C’est la vraie nouveauté de l’après-Covid, les gens ont pris le temps de réfléchir à des projets d’aménagement d’intérieur. Nous proposons à la galerie un service de visioconférence, pour ceux qui ne veulent pas encore se déplacer. Ou alors, le client peut nous envoyer une photo de son mur, et nous lui positionnons l’oeuvre pour qu’il visualise le rendu. La plupart des clients préfèrent tout de même se rendre à la galerie. Dans tout ce qui est art et décoration, on ne remplacera jamais le conseil et l’accueil du commerçant. Egalement, le consommer local n’a jamais été aussi important, on se tourne vers les producteurs et les commerçants locaux, c’est une bonne nouvelle. Dans la rue, nous avons des créateurs : AV Bijoux, Aeternel, certaines boutiques proposent des vêtements français. De notre côté, nous proposons quelques artistes locaux, comme Monsieur Z, ou Alex Z. créations depuis peu. Depuis l’ouverture de la galerie, nous avons énormément mis en avant les locaux. En ce moment, nous avons une série de photos de Laurent Dequik sur Toulon, qui marche très bien. Nous voyons que les varois gardent un amour pour leur région. D’ailleurs, dans cette lignée, nous avons une très belle exposition sur les murs de la Rue des Arts de photos de Marius Bar, qui s’appelle « Mon Toulon ». Elle a malheureusement été accrochée juste avant le confinement, mais vous avez jusqu’à fin juin pour la voir.

 

Page Facebook : La Rue des Arts


Discipline: Articles, Arts graphiques, Photographie, Initiatives, Événements,



Catégories : Articles, Arts graphiques, Photographie, Initiatives, Événements,

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Dès l’annonce de confinement, les commerçants de la Rue des Arts ont dû fermer boutique. Mais il a fallu rebondir rapidement pour faire face aux charges qui couraient, et chacun a fait preuve d’initiative. Heureusement, avec le déconfinement, ils ont pu réouvrir avant les autres acteurs culturels. Jean-François, dirigeant de la Galerie Lisa Yellow Korner, et désormais coordinateur communication de la rue, nous détaille leur situation.

Comment cette période a-t-elle été vécue par les commerçants de la Rue des Arts ?

Après toute crise, il y a un regain, un sursaut de créativité. Comme un graphiste qui, quand il est proche de sa deadline, trouve la bonne idée au dernier moment. Le cerveau s’adapte à la situation. Nous avons dû nous demander comment continuer. Certains commerçants ont créé des boutiques en ligne, d’autres, comme nous, ont fait des livraisons sur Toulon et sa périphérie, les restaurants ont créé des menus spéciaux. Devant le fait accompli, nous avons eu le temps de faire des choses que l’on n’avait pas faites auparavant. De notre côté, on a monté un projet avec quelques artistes pour qu’ils nous proposent des oeuvres en rapport avec la crise. (disponible en ligne sur le site internet de Cité des Arts : www.citedesarts.net ndlr).

Comment se passe la réouverture ?

Il y a beaucoup d’initiatives des commerçants de la rue. Ca reste compliqué, sachant qu’on ne peut pas organiser de vernissage, les réunions ne pouvant pas dépasser dix personnes, sauf sur les terrasses des bars. Après le 22 juin, on espère pouvoir organiser des événements plus importants. Nous, à la Galerie Lisa, nous sommes extrêmement satisfaits par rapport à l’année dernière, nous avons fait un beau mois de mai. D’une manière étonnante, on a constaté une vraie nouvelle clientèle. Nous avons moins de visiteurs, mais ceux qui rentrent viennent pour acheter. C’est la vraie nouveauté de l’après-Covid, les gens ont pris le temps de réfléchir à des projets d’aménagement d’intérieur. Nous proposons à la galerie un service de visioconférence, pour ceux qui ne veulent pas encore se déplacer. Ou alors, le client peut nous envoyer une photo de son mur, et nous lui positionnons l’oeuvre pour qu’il visualise le rendu. La plupart des clients préfèrent tout de même se rendre à la galerie. Dans tout ce qui est art et décoration, on ne remplacera jamais le conseil et l’accueil du commerçant. Egalement, le consommer local n’a jamais été aussi important, on se tourne vers les producteurs et les commerçants locaux, c’est une bonne nouvelle. Dans la rue, nous avons des créateurs : AV Bijoux, Aeternel, certaines boutiques proposent des vêtements français. De notre côté, nous proposons quelques artistes locaux, comme Monsieur Z, ou Alex Z. créations depuis peu. Depuis l’ouverture de la galerie, nous avons énormément mis en avant les locaux. En ce moment, nous avons une série de photos de Laurent Dequik sur Toulon, qui marche très bien. Nous voyons que les varois gardent un amour pour leur région. D’ailleurs, dans cette lignée, nous avons une très belle exposition sur les murs de la Rue des Arts de photos de Marius Bar, qui s’appelle « Mon Toulon ». Elle a malheureusement été accrochée juste avant le confinement, mais vous avez jusqu’à fin juin pour la voir.

 

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