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Jean-François Ruiz, une nuit à Banksy Jean-François Ruiz, une nuit à Banksy
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Jean-François Ruiz, une nuit à Banksy

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Excité comme une puce sur le dos d’un chien au pedigree international, me voilà débarqué au Walled Off hôtel (traduction : hôtel muré et en clin d’œil à la chaîne hôtelière Waldorf) , dernière création excentrique et artistique de Banksy en plein cœur de Bethlehem en Territoire palestinien. Il faut dire que l’ami Banksy aime jouer avec les codes mais également avec les noms des lieux connus. Il y a trois ans déjà j’avais eu la chance de me rendre au Dismaland, dans le nord de l’Angleterre, qui reprenait dejà les prestations sous forme artistico-satirique des Disneyland.

 

Le palestinien est sympa. Le palestinien est pauvre mais il a la chance de bénéficier depuis 2017 du doigt artistique et opportuniste du street artist le plus connu et le moins vu que cette planète ait pu supporter.

Il était prévu que cet établissement ne dure qu’un an, Banksy aime les lieux éphémères, tout comme son art. Mais le succès, avec un public en attente de découvertes subversives, ne s’est pas fait attendre. Celui-ci compte neuf chambres dont les prix oscillent entre 30 et 985€ et d’un salon Anglais tous décorés à 80 % par l’artiste avec la « complicité » de la Canadienne Dominique Pétrin et du Palestinien Sami Musa.

Quel plaisir ! (pour ceux qui aiment le monde et l’humour noir de Banksy bien sûr !) de se retrouver dans l’une de ses chambres chiquement décorées. L’âme, l’ombre et le léger parfum de scandale dénoncé par ses peintures et pochoirs planent dans chaque pièce. Dans la pénombre ambiante digne des meilleurs pubs anglais du début du siècle dernier, on pourrait s’attendre à recevoir la lumière que la vue de chaque chambre peut offrir, Eh bien non !
Là aussi l’artiste nous plonge dans cet environnement particulier puisque chaque fenêtre donne sur le mur de séparation entre Israël et la Palestine histoire de rappeler à chaque « occupant » de l’hôtel que ce conflit dure depuis soixante-dix ans. Le « bon côté » des choses c’est que ce mur offre une palette artistique à tous les street artists de la planète. Bien sûr, comme je me l’étais promis, je n’ai pas hésité à apporter ma pâte et ma « bombe » aérosol à et sur l’édifice de sept mètres de hauteur en immortalisant la présence de la Galerie LISA sous forme d’un pochoir, juste en face de l’entrée de l’hôtel.

Mais cet établissement regorge de surprises. Une expo d’artistes palestiniens et un musée dédié à la cause viennent informer les visiteurs
« occupants » ou non de l’hôtel.  Et c’est donc avec une certaine fierté (c’est ma chérie qui me l’a dit !) que j’ai réussi, une fois de plus, à suivre les pas et les idées follement artistiques et sarcastiques de Banksy et de pouvoir presque dire, en m’endormant cette nuit là, en plein cœur de Bethléem, non pas sous la voûte étoilée mais sous la fresque de Banksy au dessus de mon lit : « j’ai passé une nuit avec Banksy !» JF Ruiz.

 

Jean-François Ruiz, gérant de la Galerie Ruiz,

Facebook de la Galerie Lisa

Site Web de Banksy


Discipline: Articles, Arts graphiques



Catégories : Articles, Arts graphiques

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Excité comme une puce sur le dos d’un chien au pedigree international, me voilà débarqué au Walled Off hôtel (traduction : hôtel muré et en clin d’œil à la chaîne hôtelière Waldorf) , dernière création excentrique et artistique de Banksy en plein cœur de Bethlehem en Territoire palestinien. Il faut dire que l’ami Banksy aime jouer avec les codes mais également avec les noms des lieux connus. Il y a trois ans déjà j’avais eu la chance de me rendre au Dismaland, dans le nord de l’Angleterre, qui reprenait dejà les prestations sous forme artistico-satirique des Disneyland.

 

Le palestinien est sympa. Le palestinien est pauvre mais il a la chance de bénéficier depuis 2017 du doigt artistique et opportuniste du street artist le plus connu et le moins vu que cette planète ait pu supporter.

Il était prévu que cet établissement ne dure qu’un an, Banksy aime les lieux éphémères, tout comme son art. Mais le succès, avec un public en attente de découvertes subversives, ne s’est pas fait attendre. Celui-ci compte neuf chambres dont les prix oscillent entre 30 et 985€ et d’un salon Anglais tous décorés à 80 % par l’artiste avec la « complicité » de la Canadienne Dominique Pétrin et du Palestinien Sami Musa.

Quel plaisir ! (pour ceux qui aiment le monde et l’humour noir de Banksy bien sûr !) de se retrouver dans l’une de ses chambres chiquement décorées. L’âme, l’ombre et le léger parfum de scandale dénoncé par ses peintures et pochoirs planent dans chaque pièce. Dans la pénombre ambiante digne des meilleurs pubs anglais du début du siècle dernier, on pourrait s’attendre à recevoir la lumière que la vue de chaque chambre peut offrir, Eh bien non !
Là aussi l’artiste nous plonge dans cet environnement particulier puisque chaque fenêtre donne sur le mur de séparation entre Israël et la Palestine histoire de rappeler à chaque « occupant » de l’hôtel que ce conflit dure depuis soixante-dix ans. Le « bon côté » des choses c’est que ce mur offre une palette artistique à tous les street artists de la planète. Bien sûr, comme je me l’étais promis, je n’ai pas hésité à apporter ma pâte et ma « bombe » aérosol à et sur l’édifice de sept mètres de hauteur en immortalisant la présence de la Galerie LISA sous forme d’un pochoir, juste en face de l’entrée de l’hôtel.

Mais cet établissement regorge de surprises. Une expo d’artistes palestiniens et un musée dédié à la cause viennent informer les visiteurs
« occupants » ou non de l’hôtel.  Et c’est donc avec une certaine fierté (c’est ma chérie qui me l’a dit !) que j’ai réussi, une fois de plus, à suivre les pas et les idées follement artistiques et sarcastiques de Banksy et de pouvoir presque dire, en m’endormant cette nuit là, en plein cœur de Bethléem, non pas sous la voûte étoilée mais sous la fresque de Banksy au dessus de mon lit : « j’ai passé une nuit avec Banksy !» JF Ruiz.

 

Jean-François Ruiz, gérant de la Galerie Ruiz,

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