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Jean-François Zygel - L’improvisation... ça ne s’improvise pas ! Jean-François Zygel - L’improvisation... ça ne s’improvise pas !
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Jean-François Zygel - L’improvisation... ça ne s’improvise pas !

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13.02 Le Fantôme de l’Opéra - Opéra de Toulon
31.03 Fantaisies sur Beethoven Le Liberté Scène Nationale de Toulon

Durant ce trimestre, Jean-François Zygel, invité du Conservatoire TPM pour son programme Transmission? proposera deux journées de rencontres et d’ateliers avec les élèves du Conservatoire TPM, un ciné-concert sur le célèbre « Fantôme de l’Opéra » à l’Opéra de Toulon, ainsi qu’un récital d’improvisation au Liberté, « Fantaisies sur Beethoven ». Toute la programmation est en accès libre et gratuit, sur réservation.

Vous l’avez sans doute aperçu un de ces étés sur votre poste de télévision, durant son émission « La Boîte à Musique ». Pianiste improvisateur, compositeur, et professeur d’improvisation au piano au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Jean-François Zygel est l’invité de la quatrième saison de « Transmission » au Conservatoire TPM. Apprécié du grand public pour son travail d’initiation à la musique classique, Jean-François Zygel est également reconnu en France et à l’étranger comme l’un des meilleurs spécialistes de l’accompagnement en concert de films muets. Entré au Conservatoire de Paris en 1975, il y remportera dix premiers prix. En 1982, il remporte le premier prix du Concours international d’improvisation au piano de la ville de Lyon. Il est nommé professeur d’orchestration au CNSM de Lyon puis professeur d’écriture et d’improvisation au CNSM de Paris. Après avoir partagé la scène avec des artistes tels que Ibrahim Maalouf, Bobby McFerrin, Chilly Gonzales, Michel Portal, Didier Lockwood ou Sly Johnson... c’est avec les musiciens et le public toulonnais qu’il partagera son savoir et ses talents à travers de conférences, d’un cinéconcert et d’un concert d’improvisation en hommage au deux cent cinquantième anniversaire de la naissance de Beethoven.

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter l’invitation du Conservatoire TPM à participer à leur programme Transmission ?

La proposition du Conservatoire de Toulon est particulièrement intéressante et excitante ! C’est une vraie résidence, qui va me permettre de défendre cet art de l’improvisation auquel j’ai consacré la plus grande partie de ma vie d’artiste, et que je crois amenée à jouer un rôle de plus en plus important dans la création musicale et dans le champ contemporain. Un récital solo, un ciné-concert, deux ateliers d’improvisation et deux rencontres seront autant d’occasions de transmettre et de partager ma musique et mes idées, aussi bien auprès du public que de jeunes musiciens que je me réjouis déjà de pouvoir rencontrer.

Comment vont se passer les ateliers d’improvisation à destination des élèves du Conservatoire, et les différentes conférences ?

L’improvisation est à la fois un art extrêmement souple et paradoxalement assez rigoureux. Autrement dit, l’improvisation... ça ne s’improvise pas ! C’est une liberté, mais une liberté conquise, pas ce simple «lâcher-prise» dont on nous rebat trop souvent les oreilles. Au XVIIIe et au XIXe siècles, l’improvisation était au cœur de la vie musicale classique, et l’on se réjouissait d’entendre improviser Bach, Mozart, Beethoven, Mendelssohn ou Liszt. Cette pratique s’est perdue à la fin du XIXe siècle, sauf chez les organistes. Elle renaît heureusement aujourd’hui, forçant la porte des salles de concert et s’installant dans les conservatoires. Je l’enseigne depuis plus de quinze ans au CNSM de Paris mais c’est la première fois qu’un conservatoire aussi important que celui de Toulon me propose une résidence d’une telle ampleur.

Vous avez joué régulièrement au festival FiMé (« L’Argent » de Marcel L’Herbier, « Paris qui dort » de René Clair, « Siegfried » de Fritz Lang), quels liens vous unissent ?

Oui, c’était un plaisir d’y jouer. L’époque des films muets (du début du XXe siècle jusqu’à la fin des années 1920) constitue à mes yeux l’âge d’or du cinéma : le septième art n’a jamais été aussi inventif, aussi artistique, aussi poétique qu’à cette époque ! Le cinéconcert est pour moi une performance artistique incroyablement stimulante, et toujours renouvelée puisqu’elle associe la musique d’aujourd’hui aux images d’hier. C’est un spectacle «vivant», ce que le cinéma d’aujourd’hui, aussi réussi soit-il, n’est plus. Quel plaisir d’improviser au pied de l’écran, presque comme si je devenais l’un des personnages du film !

Vous donnerez un ciné-concert, justement en collaboration avec l’équipe du FiMé, que pensez-vous du choix du film et quelle interprétation allez-vous proposer ?

« Le fantôme de l’Opéra » est à la fois une légende romanesque due au romancier français Gaston Leroux (l’auteur du « Mystère de la chambre jaune » et du « Parfum de la dame en noir »), et l’un des sujets les plus fascinants de l’histoire du cinéma et du musichall (plus de trente versions répertoriées à ce jour). Mais la version de référence demeure pour toujours celle de 1925, où le fantôme est incarné de manière flamboyante par le génial Lon Chaney, surnommé à l’époque « l’homme aux mille visages » ! Pour ce film hors du commun, j’imagine une musique haletante et passionnée, romantique et mystérieuse, faisant bien sûr la part belle aux citations du Faust de Gounod tout en profitant de toutes les ressources du piano moderne et de l’improvisation.


Discipline: Articles, Musique,



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13.02 Le Fantôme de l’Opéra - Opéra de Toulon
31.03 Fantaisies sur Beethoven Le Liberté Scène Nationale de Toulon

Durant ce trimestre, Jean-François Zygel, invité du Conservatoire TPM pour son programme Transmission? proposera deux journées de rencontres et d’ateliers avec les élèves du Conservatoire TPM, un ciné-concert sur le célèbre « Fantôme de l’Opéra » à l’Opéra de Toulon, ainsi qu’un récital d’improvisation au Liberté, « Fantaisies sur Beethoven ». Toute la programmation est en accès libre et gratuit, sur réservation.

Vous l’avez sans doute aperçu un de ces étés sur votre poste de télévision, durant son émission « La Boîte à Musique ». Pianiste improvisateur, compositeur, et professeur d’improvisation au piano au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Jean-François Zygel est l’invité de la quatrième saison de « Transmission » au Conservatoire TPM. Apprécié du grand public pour son travail d’initiation à la musique classique, Jean-François Zygel est également reconnu en France et à l’étranger comme l’un des meilleurs spécialistes de l’accompagnement en concert de films muets. Entré au Conservatoire de Paris en 1975, il y remportera dix premiers prix. En 1982, il remporte le premier prix du Concours international d’improvisation au piano de la ville de Lyon. Il est nommé professeur d’orchestration au CNSM de Lyon puis professeur d’écriture et d’improvisation au CNSM de Paris. Après avoir partagé la scène avec des artistes tels que Ibrahim Maalouf, Bobby McFerrin, Chilly Gonzales, Michel Portal, Didier Lockwood ou Sly Johnson... c’est avec les musiciens et le public toulonnais qu’il partagera son savoir et ses talents à travers de conférences, d’un cinéconcert et d’un concert d’improvisation en hommage au deux cent cinquantième anniversaire de la naissance de Beethoven.

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter l’invitation du Conservatoire TPM à participer à leur programme Transmission ?

La proposition du Conservatoire de Toulon est particulièrement intéressante et excitante ! C’est une vraie résidence, qui va me permettre de défendre cet art de l’improvisation auquel j’ai consacré la plus grande partie de ma vie d’artiste, et que je crois amenée à jouer un rôle de plus en plus important dans la création musicale et dans le champ contemporain. Un récital solo, un ciné-concert, deux ateliers d’improvisation et deux rencontres seront autant d’occasions de transmettre et de partager ma musique et mes idées, aussi bien auprès du public que de jeunes musiciens que je me réjouis déjà de pouvoir rencontrer.

Comment vont se passer les ateliers d’improvisation à destination des élèves du Conservatoire, et les différentes conférences ?

L’improvisation est à la fois un art extrêmement souple et paradoxalement assez rigoureux. Autrement dit, l’improvisation... ça ne s’improvise pas ! C’est une liberté, mais une liberté conquise, pas ce simple «lâcher-prise» dont on nous rebat trop souvent les oreilles. Au XVIIIe et au XIXe siècles, l’improvisation était au cœur de la vie musicale classique, et l’on se réjouissait d’entendre improviser Bach, Mozart, Beethoven, Mendelssohn ou Liszt. Cette pratique s’est perdue à la fin du XIXe siècle, sauf chez les organistes. Elle renaît heureusement aujourd’hui, forçant la porte des salles de concert et s’installant dans les conservatoires. Je l’enseigne depuis plus de quinze ans au CNSM de Paris mais c’est la première fois qu’un conservatoire aussi important que celui de Toulon me propose une résidence d’une telle ampleur.

Vous avez joué régulièrement au festival FiMé (« L’Argent » de Marcel L’Herbier, « Paris qui dort » de René Clair, « Siegfried » de Fritz Lang), quels liens vous unissent ?

Oui, c’était un plaisir d’y jouer. L’époque des films muets (du début du XXe siècle jusqu’à la fin des années 1920) constitue à mes yeux l’âge d’or du cinéma : le septième art n’a jamais été aussi inventif, aussi artistique, aussi poétique qu’à cette époque ! Le cinéconcert est pour moi une performance artistique incroyablement stimulante, et toujours renouvelée puisqu’elle associe la musique d’aujourd’hui aux images d’hier. C’est un spectacle «vivant», ce que le cinéma d’aujourd’hui, aussi réussi soit-il, n’est plus. Quel plaisir d’improviser au pied de l’écran, presque comme si je devenais l’un des personnages du film !

Vous donnerez un ciné-concert, justement en collaboration avec l’équipe du FiMé, que pensez-vous du choix du film et quelle interprétation allez-vous proposer ?

« Le fantôme de l’Opéra » est à la fois une légende romanesque due au romancier français Gaston Leroux (l’auteur du « Mystère de la chambre jaune » et du « Parfum de la dame en noir »), et l’un des sujets les plus fascinants de l’histoire du cinéma et du musichall (plus de trente versions répertoriées à ce jour). Mais la version de référence demeure pour toujours celle de 1925, où le fantôme est incarné de manière flamboyante par le génial Lon Chaney, surnommé à l’époque « l’homme aux mille visages » ! Pour ce film hors du commun, j’imagine une musique haletante et passionnée, romantique et mystérieuse, faisant bien sûr la part belle aux citations du Faust de Gounod tout en profitant de toutes les ressources du piano moderne et de l’improvisation.