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Jean-Louis Garcin  - Rendre vivante la peinture. Jean-Louis Garcin  - Rendre vivante la peinture.
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Jean-Louis Garcin - Rendre vivante la peinture.

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Le Moulin - La Valette-du-Var
Du 20 octobre au 13 novembre

Plasticien, coloriste, décorateur, enseignant, vidéaste, Jean-Louis Garcin explore la palette des métiers artistiques autant que celle des couleurs illuminant ses paysages fantasmés. A découvrir au Moulin.

Qu’est-ce qui fait votre fascination pour la nature et comment arriver à peindre encore la nature de nos jours…
C’est un sujet récurrent, c’est vrai. C’est la réflexion sur la couleur qui m’a amené à travailler le paysage qui permet d’explorer toute la gamme des émotions créées par la couleur. Je suis aussi intéressé par sa construction. Mes paysages sont construits à travers une mémoire collective, sans s’appuyer sur une seule réalité mais une multiplicité, comme un souvenir cher d’un week-end, une sortie où vous avez des sensations, des couleurs, des visuels, des odeurs. C’est une nature sublimée, une lecture personnelle et une évocation de ces souvenirs. Le public s’y reconnait, voit ces souvenirs. Un point important pour moi, la peinture au départ est essentiellement un partage d’émotions, le métier d’artiste est d’arriver à partager le travail qu’il fait pour les susciter. C’est ce qui lie les différents pôles de ma vie : l’enseignement, l’échange associatif avec mon atelier/galerie Dinosart, et la partie artistique.

Vous parlez de "réconcilier l’homme, la nature et le divin", comment vous y prenez-vous ?
Ça s’est presque imposé à moi, dans cette idée de partage. C’est le divin au sens que ce que l’on fait, que la vie que l’on veut mener, est attachée aux autres et à la nature. La question de l’homme revient toujours : dans la couleur pour les paysages, dans cette femme universelle, métaphorique et dans la culture, que ce soit sur mes toiles mais aussi dans mes courts-métrages vidéo. Si on passe simplement devant une toile on y voit une sorte d’épopée postimpressioniste, mais si on s’y arrête plus longtemps, on voit la supercherie : chacun des tableaux part d’un espace intimiste et ouvre vers quelque chose de plus large. Ça passe par la représentation détaillée, comme dans "Claire de lune" avec cette femme au premier plan, de dos. Sa nuque s’ouvre vers une sorte de nuit, travaillée à la lumière de la lune. Le parterre de fleurs devient motif de la robe. Dans chaque toile, la peinture conduit directement au questionnement.

Qui sont ces femmes ?
C’est nous, c’est un visage universel. Dans l’histoire de l’Art, on les voit tellement souvent nue, je trouvais plus révélateur de les habiller, et de les confronter à la gestuelle, sans voir vraiment leurs mouvements ou leurs visages. C’est la beauté, la poésie, pour créer un espace intime. J’ai des stratagèmes, des jeux de profondeur comme dans "Secrets", où trois femmes se parlent avec une gestuelle imposante. Je m’appuie sur les attributs propres au paysage et en changeant les tailles, je change l’histoire.

Comment s’est fait le choix des œuvres que vous allez présenter à La Valette ?
Je monte des projets, en général, dans des endroits atypiques, souvent de patrimoine. A la Valette, c’est intéressant d’exposer au Moulin, ça permet d’être en lien avec la médiathèque et le cinéma, je peux donc mettre en œuvre toute ma panoplie. Dans le cinéma, je rêvede passer quelques vidéos avant les films. Dans la médiathèque, j’ai prévu de mettre des bâches, pour modifier le jeu de parcours, et amener les gens à se rendre au Moulin. Je vais arriver avec une quarantaine d’œuvres, les étaler, et voir comment elles dialoguent avec le lieu, ce moulin reconverti en garage, puis en lieu culturel. Je travaille pour raconter une histoire. Je sais déjà qu’il y aura le triptyque "Les secrets" qui a fait la biennale de Florence.

Fabrice Lo Piccolo 

https://www.lavalette83.fr/mes-loisirs/galerie-d-art-le-moulin/ 

Octobre 2021


Discipline: Articles, Arts graphiques



Catégories : Articles, Arts graphiques

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Le Moulin - La Valette-du-Var
Du 20 octobre au 13 novembre

Plasticien, coloriste, décorateur, enseignant, vidéaste, Jean-Louis Garcin explore la palette des métiers artistiques autant que celle des couleurs illuminant ses paysages fantasmés. A découvrir au Moulin.

Qu’est-ce qui fait votre fascination pour la nature et comment arriver à peindre encore la nature de nos jours…
C’est un sujet récurrent, c’est vrai. C’est la réflexion sur la couleur qui m’a amené à travailler le paysage qui permet d’explorer toute la gamme des émotions créées par la couleur. Je suis aussi intéressé par sa construction. Mes paysages sont construits à travers une mémoire collective, sans s’appuyer sur une seule réalité mais une multiplicité, comme un souvenir cher d’un week-end, une sortie où vous avez des sensations, des couleurs, des visuels, des odeurs. C’est une nature sublimée, une lecture personnelle et une évocation de ces souvenirs. Le public s’y reconnait, voit ces souvenirs. Un point important pour moi, la peinture au départ est essentiellement un partage d’émotions, le métier d’artiste est d’arriver à partager le travail qu’il fait pour les susciter. C’est ce qui lie les différents pôles de ma vie : l’enseignement, l’échange associatif avec mon atelier/galerie Dinosart, et la partie artistique.

Vous parlez de "réconcilier l’homme, la nature et le divin", comment vous y prenez-vous ?
Ça s’est presque imposé à moi, dans cette idée de partage. C’est le divin au sens que ce que l’on fait, que la vie que l’on veut mener, est attachée aux autres et à la nature. La question de l’homme revient toujours : dans la couleur pour les paysages, dans cette femme universelle, métaphorique et dans la culture, que ce soit sur mes toiles mais aussi dans mes courts-métrages vidéo. Si on passe simplement devant une toile on y voit une sorte d’épopée postimpressioniste, mais si on s’y arrête plus longtemps, on voit la supercherie : chacun des tableaux part d’un espace intimiste et ouvre vers quelque chose de plus large. Ça passe par la représentation détaillée, comme dans "Claire de lune" avec cette femme au premier plan, de dos. Sa nuque s’ouvre vers une sorte de nuit, travaillée à la lumière de la lune. Le parterre de fleurs devient motif de la robe. Dans chaque toile, la peinture conduit directement au questionnement.

Qui sont ces femmes ?
C’est nous, c’est un visage universel. Dans l’histoire de l’Art, on les voit tellement souvent nue, je trouvais plus révélateur de les habiller, et de les confronter à la gestuelle, sans voir vraiment leurs mouvements ou leurs visages. C’est la beauté, la poésie, pour créer un espace intime. J’ai des stratagèmes, des jeux de profondeur comme dans "Secrets", où trois femmes se parlent avec une gestuelle imposante. Je m’appuie sur les attributs propres au paysage et en changeant les tailles, je change l’histoire.

Comment s’est fait le choix des œuvres que vous allez présenter à La Valette ?
Je monte des projets, en général, dans des endroits atypiques, souvent de patrimoine. A la Valette, c’est intéressant d’exposer au Moulin, ça permet d’être en lien avec la médiathèque et le cinéma, je peux donc mettre en œuvre toute ma panoplie. Dans le cinéma, je rêvede passer quelques vidéos avant les films. Dans la médiathèque, j’ai prévu de mettre des bâches, pour modifier le jeu de parcours, et amener les gens à se rendre au Moulin. Je vais arriver avec une quarantaine d’œuvres, les étaler, et voir comment elles dialoguent avec le lieu, ce moulin reconverti en garage, puis en lieu culturel. Je travaille pour raconter une histoire. Je sais déjà qu’il y aura le triptyque "Les secrets" qui a fait la biennale de Florence.

Fabrice Lo Piccolo 

https://www.lavalette83.fr/mes-loisirs/galerie-d-art-le-moulin/ 

Octobre 2021