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Jeanne Added - En toute intimité.

Jeanne Added - En toute intimité.

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28.11 - Théâtres En Dracénie - Draguignan

Elle a commencé par le chant lyrique et le violoncelle et chante aujourd’hui le rock, basse en main. Envoûtante et précise, dans « Both Sides » la chanteuse réinterprète l’album « Radiate » et d’autres morceaux de son répertoire en bousculant l’espace de la scène, comme pour mieux laisser agir ce magnétisme si singulier dont elle a le secret.

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, comme Jeanne Added qui est entrée dans le monde de la musique très jeune. La chanteuse et musicienne commence sa carrière dans le jazz en 2005 en étant sollicitée par des musiciens comme Vincent Courtois, ou Riccardo Del Fra. Elle devient également membre actif du trio Yes Is A Pleasant Country, nommé aux Victoires du jazz 2011. En 2015, la compositrice sort son premier album au titre prémonitoire « Be sensational». Avec le public et la presse, c’est le coup de foudre. Trois ans plus tard, Jeanne Added est sacrée artiste féminine de l’année et remporte la Victoire de l’album rock pour son disque « Radiate ». Cette année, la talentueuse artiste réinvente cet album et s’aventure seule dans de nouvelles dimensions. Changer d’échelle, déplacer le regard, renouveler l’écoute, telle est l’expérience inédite à laquelle vous convie Jeanne avec « Both Sides » le 28 Novembre au Théâtre En Dracénies de Draguignan. La chanteuse et musicienne réinvente son répertoire et s’aventure seule dans de nouvelles dimensions. Pour cette création au format intimiste, elle bouscule l’espace de la scène se donnant à voir et à entendre sous un autre jour, et invite le scénographe Éric Soyer à donner vie à sa vision.

 

Vous jouez généralement avec des musiciens, dans Both Sides, vous êtes seule sur scène…

Both sides n’est pas un projet musical mais un spectacle. J’y joue un répertoire qui balaient mes deux albums, mais c’est surtout une réflexion scénique. Je veux créer un moment, qui fait qu’entre moi, ce que je fais et la salle, il se passe quelque chose. Les pratiques artistiques peuvent être très vite absorbées par la société de consommation. Ça me déprimerait beaucoup si on en arrivait là. J’essaie de proposer un cadre pour mettre les gens dans un état différent afin de ce moment ensemble. Ce qui m’intéresse c’est rendre le public actif et acteur du moment concert.

La musique a été travaillée différemment pour ce cadre intimiste ?

Les chansons ont été réarrangées et repensées avec Emiliano Turi, le batteur avec qui je travaille depuis quelques années. Il est derrière les machines en régie : c’est un solo mais on n’est jamais vraiment seul. Je chante quelque morceaux à la basse aussi. Durant le concert, on va du plus orchestré au plus nu, c’est un strip-tease musical. On a voulu trouver un déroulé qui embarque les gens, raconter quelque chose avec un début et une fin.

Vous avez une identité visuelle très forte, d’où vient cet attachement à cette dimension ?

J’ai grandi avec un père metteur en scène, avec la conscience de tous les éléments qui interagissent : les lumières, le mouvement, le décor. Réfléchir à ces éléments fait partie des choses qui me plaisent. En l’occurrence j’ai travaillé avec Eric Soyer, qui est scénographe. Pour « Both Sides », j’ai souhaité créer un spectacle, avec un déroulé, un décor... Il y a une grande tradition dans la pop, d’écriture, de costumes, de prises de positions visuelles très fortes. Je suis plutôt pour en faire moins, mais c’est un parti pris. Je n’aime pas les choses gratuites : chaque élément doit être nécessaire.

Comment avez-vous travaillé avec Éric Soyer ?

Le spectacle a été créé parce qu’on avait de nombreuses demandes de théâtres et de scènes nationales. Je ne souhaitais pas jouer avec mon groupe devant des salles assises. Je préfère que le public soit debout et actif physiquement dans l’écoute. Il fallait donc inventer une forme nouvelle. Je ne voulais pas de décor, que les espaces soient seulement délimités par la lumière. Éric est justement très bon pour créer des espaces seulement par le jeu de la lumière et de l’ombre. Ce travail-là m’intéressait, et il me fallait quelqu’un d’aguerri. Je souhaitais aussi de la bi-frontalité, mot un peu barbare qui veut dire qu’il y a du public de part et d’autre de la scène. Éric avait déjà travaillé sur ce genre de forme dans des théâtres. C’était donc très naturel de faire appel à lui.

Vous avez reçu le prix de l’Artiste féminine de l’album rock aux victoires de la musique, cela vous a apporté ?

Ça fait du bien à l’égo, pour les mauvais jours, ça permet de continuer d’avancer. Mais ce qui est concret, ce qui me touche vraiment, c’est quand on me dit que les salles sont complètes. Ce n’est pas la même saveur que de recevoir un prix.

 


Discipline: Articles, Musique



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28.11 - Théâtres En Dracénie - Draguignan

Elle a commencé par le chant lyrique et le violoncelle et chante aujourd’hui le rock, basse en main. Envoûtante et précise, dans « Both Sides » la chanteuse réinterprète l’album « Radiate » et d’autres morceaux de son répertoire en bousculant l’espace de la scène, comme pour mieux laisser agir ce magnétisme si singulier dont elle a le secret.

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, comme Jeanne Added qui est entrée dans le monde de la musique très jeune. La chanteuse et musicienne commence sa carrière dans le jazz en 2005 en étant sollicitée par des musiciens comme Vincent Courtois, ou Riccardo Del Fra. Elle devient également membre actif du trio Yes Is A Pleasant Country, nommé aux Victoires du jazz 2011. En 2015, la compositrice sort son premier album au titre prémonitoire « Be sensational». Avec le public et la presse, c’est le coup de foudre. Trois ans plus tard, Jeanne Added est sacrée artiste féminine de l’année et remporte la Victoire de l’album rock pour son disque « Radiate ». Cette année, la talentueuse artiste réinvente cet album et s’aventure seule dans de nouvelles dimensions. Changer d’échelle, déplacer le regard, renouveler l’écoute, telle est l’expérience inédite à laquelle vous convie Jeanne avec « Both Sides » le 28 Novembre au Théâtre En Dracénies de Draguignan. La chanteuse et musicienne réinvente son répertoire et s’aventure seule dans de nouvelles dimensions. Pour cette création au format intimiste, elle bouscule l’espace de la scène se donnant à voir et à entendre sous un autre jour, et invite le scénographe Éric Soyer à donner vie à sa vision.

 

Vous jouez généralement avec des musiciens, dans Both Sides, vous êtes seule sur scène…

Both sides n’est pas un projet musical mais un spectacle. J’y joue un répertoire qui balaient mes deux albums, mais c’est surtout une réflexion scénique. Je veux créer un moment, qui fait qu’entre moi, ce que je fais et la salle, il se passe quelque chose. Les pratiques artistiques peuvent être très vite absorbées par la société de consommation. Ça me déprimerait beaucoup si on en arrivait là. J’essaie de proposer un cadre pour mettre les gens dans un état différent afin de ce moment ensemble. Ce qui m’intéresse c’est rendre le public actif et acteur du moment concert.

La musique a été travaillée différemment pour ce cadre intimiste ?

Les chansons ont été réarrangées et repensées avec Emiliano Turi, le batteur avec qui je travaille depuis quelques années. Il est derrière les machines en régie : c’est un solo mais on n’est jamais vraiment seul. Je chante quelque morceaux à la basse aussi. Durant le concert, on va du plus orchestré au plus nu, c’est un strip-tease musical. On a voulu trouver un déroulé qui embarque les gens, raconter quelque chose avec un début et une fin.

Vous avez une identité visuelle très forte, d’où vient cet attachement à cette dimension ?

J’ai grandi avec un père metteur en scène, avec la conscience de tous les éléments qui interagissent : les lumières, le mouvement, le décor. Réfléchir à ces éléments fait partie des choses qui me plaisent. En l’occurrence j’ai travaillé avec Eric Soyer, qui est scénographe. Pour « Both Sides », j’ai souhaité créer un spectacle, avec un déroulé, un décor... Il y a une grande tradition dans la pop, d’écriture, de costumes, de prises de positions visuelles très fortes. Je suis plutôt pour en faire moins, mais c’est un parti pris. Je n’aime pas les choses gratuites : chaque élément doit être nécessaire.

Comment avez-vous travaillé avec Éric Soyer ?

Le spectacle a été créé parce qu’on avait de nombreuses demandes de théâtres et de scènes nationales. Je ne souhaitais pas jouer avec mon groupe devant des salles assises. Je préfère que le public soit debout et actif physiquement dans l’écoute. Il fallait donc inventer une forme nouvelle. Je ne voulais pas de décor, que les espaces soient seulement délimités par la lumière. Éric est justement très bon pour créer des espaces seulement par le jeu de la lumière et de l’ombre. Ce travail-là m’intéressait, et il me fallait quelqu’un d’aguerri. Je souhaitais aussi de la bi-frontalité, mot un peu barbare qui veut dire qu’il y a du public de part et d’autre de la scène. Éric avait déjà travaillé sur ce genre de forme dans des théâtres. C’était donc très naturel de faire appel à lui.

Vous avez reçu le prix de l’Artiste féminine de l’album rock aux victoires de la musique, cela vous a apporté ?

Ça fait du bien à l’égo, pour les mauvais jours, ça permet de continuer d’avancer. Mais ce qui est concret, ce qui me touche vraiment, c’est quand on me dit que les salles sont complètes. Ce n’est pas la même saveur que de recevoir un prix.