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Julien Carbone - Une belle solidarité entre acteurs locaux.

Julien Carbone - Une belle solidarité entre acteurs locaux.

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Le Port des Créateurs, abrite différentes structures associatives culturelles, dont la nôtre. C’est également un acteur important dans l’organisation d’événements culturels divers, l’accompagnement d’artistes, et l’incubation de projets culturels. Le confinement a bousculé le monde culturel.

Comment avez-vous vécu cette période ?

La première nécessité était de mettre en sécurité nos usagers, nous avons donc fermé l’accès aux équipements et suspendu toute la programmation. Durant le confinement, nous avons mis en place un suivi de nos usagers, artistes et adhérents, notamment en les informant à travers une lettre intitulée « Et demain ? » qui leur donnait des informations sur la situation dans le monde de la Culture. Nous avons aussi continué à distance nos accompagnements avec les structures et associations en incubation dans le programme SMAT porté en commun avec TVT. Nous prodiguions aussi des conseils, comme pour l’utilisation des réseaux sociaux dont nous avons détecté la grande réactivité pendant cette période

. Quels points positifs ou négatifs retiens-tu ?

La situation induite par cette crise sanitaire a mis en exergue certaines faiblesses et certaines forces de l’écosystème culturel. Nous avons pu remarquer les faiblesses de certains statuts, comme celui de plasticien. Chacun cherchait un moyen de se réinventer. Certaines initiatives sont engagées afin de soutenir les artistes et mettre en avant les richesses culturelles de la région, comme le réseau Plein Sud, différents acteurs forts de notre région qui se concertent. J’ai trouvé important les différents appels de Charles Berling au gouvernement. On sent que la collaboration entre les acteurs locaux est développée. Nous attendons maintenant de voir comment le public compte se réapproprier l’objet culturel.

Le Festival Murex était prévu pour fin mai...

En tant que tel, il est reporté à 2021. Mais TVT a généré une plateforme en ligne qui va permettre, en septembre, d’expérimenter le festival de cette année de manière dématérialisée. On y retrouvera des conférences en ligne, des interviews et des clips, valorisant l’écosystème territorial, dans la ligne du Murex, qui propose une confrontation entre art et technologie.

Comment les artistes ont-ils vécu ce moment ?

L’ensemble des festivals étant annulés, on ressent un vide, qui va certainement engendrer des répercussions économiques, et pas seulement sur l’écosystème culturel. Les artistes se posent beaucoup de questions pour savoir comment apporter de nouveau leur pierre à l’édifice. Des instances telles que le CNAP se sont mobilisées pour les plasticiens, dont le statut est moins protégé que celui d’un musicien ou d’un comédien, nous avons donc fait une note spécifique pour eux. Un retour à l’atelier s’est imposé pour beaucoup, ce qui leur a donné l’occasion de tester de nouvelles formes et d’expérimenter de nouveaux moyens pour développer leur expression artistique en s’adaptant au contexte. On a vu par exemple Martin Lewden lancer une ligne de bijoux adaptés de ses oeuvres. Nous avons pu remarquer l’efficacité des réseaux sociaux pendant le confinement : les curateurs et les galeristes étaient à l’affût de ce qui défilait sur le fil d’actualité. C’est un vrai plus pour les plasticiens qui publient activement, comme par exemple Léo Fourdrinier. Heureusement, les expositions sont plus faciles à relancer que l’art vivant, il y aura certainement un oeil attentif du public sur les arts visuels. Autre point, dans le fonctionnement du plasticien, il y a beaucoup de dossiers à remplir, et le confinement leur a offert du temps pour se pencher dessus.

 

Site internet : Le Port des Créateurs


Discipline: Articles, Musique, Arts graphiques, Littérature, Photographie, Sur les planches, Cinéma, Initiatives, Événements,



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Le Port des Créateurs, abrite différentes structures associatives culturelles, dont la nôtre. C’est également un acteur important dans l’organisation d’événements culturels divers, l’accompagnement d’artistes, et l’incubation de projets culturels. Le confinement a bousculé le monde culturel.

Comment avez-vous vécu cette période ?

La première nécessité était de mettre en sécurité nos usagers, nous avons donc fermé l’accès aux équipements et suspendu toute la programmation. Durant le confinement, nous avons mis en place un suivi de nos usagers, artistes et adhérents, notamment en les informant à travers une lettre intitulée « Et demain ? » qui leur donnait des informations sur la situation dans le monde de la Culture. Nous avons aussi continué à distance nos accompagnements avec les structures et associations en incubation dans le programme SMAT porté en commun avec TVT. Nous prodiguions aussi des conseils, comme pour l’utilisation des réseaux sociaux dont nous avons détecté la grande réactivité pendant cette période

. Quels points positifs ou négatifs retiens-tu ?

La situation induite par cette crise sanitaire a mis en exergue certaines faiblesses et certaines forces de l’écosystème culturel. Nous avons pu remarquer les faiblesses de certains statuts, comme celui de plasticien. Chacun cherchait un moyen de se réinventer. Certaines initiatives sont engagées afin de soutenir les artistes et mettre en avant les richesses culturelles de la région, comme le réseau Plein Sud, différents acteurs forts de notre région qui se concertent. J’ai trouvé important les différents appels de Charles Berling au gouvernement. On sent que la collaboration entre les acteurs locaux est développée. Nous attendons maintenant de voir comment le public compte se réapproprier l’objet culturel.

Le Festival Murex était prévu pour fin mai...

En tant que tel, il est reporté à 2021. Mais TVT a généré une plateforme en ligne qui va permettre, en septembre, d’expérimenter le festival de cette année de manière dématérialisée. On y retrouvera des conférences en ligne, des interviews et des clips, valorisant l’écosystème territorial, dans la ligne du Murex, qui propose une confrontation entre art et technologie.

Comment les artistes ont-ils vécu ce moment ?

L’ensemble des festivals étant annulés, on ressent un vide, qui va certainement engendrer des répercussions économiques, et pas seulement sur l’écosystème culturel. Les artistes se posent beaucoup de questions pour savoir comment apporter de nouveau leur pierre à l’édifice. Des instances telles que le CNAP se sont mobilisées pour les plasticiens, dont le statut est moins protégé que celui d’un musicien ou d’un comédien, nous avons donc fait une note spécifique pour eux. Un retour à l’atelier s’est imposé pour beaucoup, ce qui leur a donné l’occasion de tester de nouvelles formes et d’expérimenter de nouveaux moyens pour développer leur expression artistique en s’adaptant au contexte. On a vu par exemple Martin Lewden lancer une ligne de bijoux adaptés de ses oeuvres. Nous avons pu remarquer l’efficacité des réseaux sociaux pendant le confinement : les curateurs et les galeristes étaient à l’affût de ce qui défilait sur le fil d’actualité. C’est un vrai plus pour les plasticiens qui publient activement, comme par exemple Léo Fourdrinier. Heureusement, les expositions sont plus faciles à relancer que l’art vivant, il y aura certainement un oeil attentif du public sur les arts visuels. Autre point, dans le fonctionnement du plasticien, il y a beaucoup de dossiers à remplir, et le confinement leur a offert du temps pour se pencher dessus.

 

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