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Juliette, " je suis hors des modes, et ça me convient ! "

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07.12 - Théâtre Galli - Sanary

 

Voilà trente ans que Juliette promène sa gouaille unique et ses petites lunettes rondes sur toutes les scènes de la chanson française. Repérée au Printemps de Bourges, elle a enregistré son premier album en 1990, avant de démarrer pleinement sa carrière et de multiplier les récompenses - dont deux Victoires de la Musique, révélation en 1997 et artiste féminine en 2006. Quelques mois après la sortie de «J’aime pas la chanson», son nouvel album, Juliette sera au Théâtre Galli de Sanary le 7 décembre.

 

Intituler votre album «J’aime pas la chanson», alors que vous en composez depuis trente ans… c’est de la provoc ou une confession ?
Quand je dis que je n’aime pas la chanson, je parle surtout du travail que cela représente. Des heures devant la page blanche, à reprendre une rime, à trouver le bon accord. Se donner autant de mal, et au final on ne fait pas franchement du Victor Hugo. Juste des petites choses éphémères, fugitives, 3 minutes 30. C’est beaucoup de boulot, mais je m’y applique.

Avec à chaque fois la volonté de se réinventer ?
C’est souvent la question que je me pose, oui. Est-ce que je vais faire du neuf ? Est-ce que je vais complètement changer ma ligne musicale ? Et puis non. Finalement ça ne m’intéresse pas. Et je me remets au travail, en imaginant une chanson comme une musique de film. Parce que c’est cela en fait une chanson : une action commentée, en musique.

Une femme, un piano, finalement les recettes classiques ont du bon ?
Ah oui, le piano. Il m’accompagne depuis toujours. J’écris mes chansons en étant assise devant mon piano. Mon bon vieux piano droit, le tout premier que j’ai eu.

Parmi les titres de ce nouvel album, il y a «Météo marine», une ballade clin d’oeil aux bulletins météo diffusés à la radio. Drôle d’inspiration ?
Quand j’étais jeune j’adorais écouter ça à la radio, c’était sur France Inter, sur les grandes ondes. C’était pour moi un voyage poétique, avec un langage particulier.
Et puis cette voix dans la nuit. Moi j’ai grandi avec la radio. Mais la météo marine a été supprimée, tout le monde est connecté aujourd’hui. C’est comme ça, que voulez-vous, à l’époque d’Internet les marins n’écoutent plus la radio...

En même temps que la sortie de l’album, on vous a entendue vous attaquer à des reprises, dont «Les Corons» de Pierre Bachelet. Pourquoi avoir revisité un tel classique ?
J’ai trouvé intéressant de réinterpréter des chansons sur-matraquées par les radios, des chansons qu’on a tellement entendues, des chansons qu’on croit connaître. Pourtant je n’ai aucune attache familiale avec le Nord. Mais j’ai passé du temps là-bas à une époque, en Belgique aussi, et j’en garde des souvenirs très forts. Parler à ces anciens qui sont descendus dans la mine, parler à leurs petits-enfants qui n’ont pas connu cette époque, pour qui cela n’évoque pas grand-chose. C’est très attachant, et au final c’est un monde qui a disparu.

La nostalgie, ça vous ressemble bien…
Peut-être, mais surtout pas le «c’était mieux avant». Je déteste cette expression, vraiment je ne peux plus l’entendre. Pour moi c’est vraiment la marque de la connerie totale ! Alors je veux bien être nostalgique oui, hors des modes aussi. Mais pas passéiste. Je suis fondamentalement persuadée qu’il faut connaître le passé pour bien vivre le présent. Mais pas vivre dans le passé.

Olivier Stéphan

 

Site Web Officiel de Juliette

Site Web du Théâtre Galli

Chaîne Youtube de Juliette


Discipline: Articles, Musique,



Catégories : Articles, Musique,

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07.12 - Théâtre Galli - Sanary

 

Voilà trente ans que Juliette promène sa gouaille unique et ses petites lunettes rondes sur toutes les scènes de la chanson française. Repérée au Printemps de Bourges, elle a enregistré son premier album en 1990, avant de démarrer pleinement sa carrière et de multiplier les récompenses - dont deux Victoires de la Musique, révélation en 1997 et artiste féminine en 2006. Quelques mois après la sortie de «J’aime pas la chanson», son nouvel album, Juliette sera au Théâtre Galli de Sanary le 7 décembre.

 

Intituler votre album «J’aime pas la chanson», alors que vous en composez depuis trente ans… c’est de la provoc ou une confession ?
Quand je dis que je n’aime pas la chanson, je parle surtout du travail que cela représente. Des heures devant la page blanche, à reprendre une rime, à trouver le bon accord. Se donner autant de mal, et au final on ne fait pas franchement du Victor Hugo. Juste des petites choses éphémères, fugitives, 3 minutes 30. C’est beaucoup de boulot, mais je m’y applique.

Avec à chaque fois la volonté de se réinventer ?
C’est souvent la question que je me pose, oui. Est-ce que je vais faire du neuf ? Est-ce que je vais complètement changer ma ligne musicale ? Et puis non. Finalement ça ne m’intéresse pas. Et je me remets au travail, en imaginant une chanson comme une musique de film. Parce que c’est cela en fait une chanson : une action commentée, en musique.

Une femme, un piano, finalement les recettes classiques ont du bon ?
Ah oui, le piano. Il m’accompagne depuis toujours. J’écris mes chansons en étant assise devant mon piano. Mon bon vieux piano droit, le tout premier que j’ai eu.

Parmi les titres de ce nouvel album, il y a «Météo marine», une ballade clin d’oeil aux bulletins météo diffusés à la radio. Drôle d’inspiration ?
Quand j’étais jeune j’adorais écouter ça à la radio, c’était sur France Inter, sur les grandes ondes. C’était pour moi un voyage poétique, avec un langage particulier.
Et puis cette voix dans la nuit. Moi j’ai grandi avec la radio. Mais la météo marine a été supprimée, tout le monde est connecté aujourd’hui. C’est comme ça, que voulez-vous, à l’époque d’Internet les marins n’écoutent plus la radio...

En même temps que la sortie de l’album, on vous a entendue vous attaquer à des reprises, dont «Les Corons» de Pierre Bachelet. Pourquoi avoir revisité un tel classique ?
J’ai trouvé intéressant de réinterpréter des chansons sur-matraquées par les radios, des chansons qu’on a tellement entendues, des chansons qu’on croit connaître. Pourtant je n’ai aucune attache familiale avec le Nord. Mais j’ai passé du temps là-bas à une époque, en Belgique aussi, et j’en garde des souvenirs très forts. Parler à ces anciens qui sont descendus dans la mine, parler à leurs petits-enfants qui n’ont pas connu cette époque, pour qui cela n’évoque pas grand-chose. C’est très attachant, et au final c’est un monde qui a disparu.

La nostalgie, ça vous ressemble bien…
Peut-être, mais surtout pas le «c’était mieux avant». Je déteste cette expression, vraiment je ne peux plus l’entendre. Pour moi c’est vraiment la marque de la connerie totale ! Alors je veux bien être nostalgique oui, hors des modes aussi. Mais pas passéiste. Je suis fondamentalement persuadée qu’il faut connaître le passé pour bien vivre le présent. Mais pas vivre dans le passé.

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