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Kader Attou, La poésie au service du Hip Hop Kader Attou, La poésie au service du Hip Hop
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Kader Attou, La poésie au service du Hip Hop

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Du 21.03 au 23.03 - Allegria  - Châteauvallon, Scène Nationale - Ollioules

 

Kader Attou est un chorégraphe qui questionne en permanence le répertoire du Hip Hop. Sa dernière création Allegria met en scène huit danseurs de sa Compagnie Accrorap ; une pièce joyeuse, rêveuse, poétique, une chorégraphie pour le plaisir des yeux. Il définit le Hip Hop comme « une danse d’aujourd’hui » qui prône la diversité humaine et nous invite à suivre le mouvement de l’allégresse plutôt que la violence.

 

Vous êtes parti des gestes du quotidien, des petits instants de la vie pour créer Allegria ?
Ma volonté était plutôt de chercher ce qui nous rend heureux à l’intérieur. J’avais envie d’aller vers une danse plus poétique que lors de mes ballets précédents. Dans «Un break à Mozart», j’ai travaillé la technique et le rythme de la danse à partir de partitions classiques. Dans Opus 14, je questionnais le répertoire du ballet : existe-t-il un ballet Hip Hop ? Pour Allegria, j’ai voulu revenir à ce qui m’anime : l’absurde, la poésie. Au milieu de la violence du monde, de la trahison et de tout ce qui va de travers dans la société, l’objectif était de retenir les moments de grâce, de rechercher la poésie et l’allégresse là où elles se trouvent. Je voulais magnifier le monde par le mouvement, que les danseurs emportent tout sur leur passage pour laisser place à l’humour, à la légèreté et désamorcer les tensions. Le public doit en ressortir changer.

Vous êtes à l’écoute des danseurs, chacun interprète à sa manière votre chorégraphie. Est-ce une façon « d’humaniser » la danse ?
Oui, les danseurs sont des interprètes. Je m’appuie sur leurs qualités et leurs défauts pour créer mes chorégraphies et faire naître des situations extraordinaires. C’est ce que j’appelle de l’improvisation contrôlée. Il est important que les danseurs soient à l’aise donc je pars de ce qu’ils peuvent me donner. L’uniformisation du corps ne m’intéresse pas… Chaque danseur a une appréhension de l’espace, une vibration, une énergie différente qui empreignent les spectacles d’une identité humaine - une humanité dansante - cette idée me plait dans le processus. Lorsqu’ils dansent, ils refont le monde à leur façon, à leur image.

On remarque que vos danseurs sont très complices…
C’est vrai. Chacun s’est créé un personnage et on les voit évoluer au cours de la danse en groupe (duo, trio) ou en solo. Lorsque les danseurs sont à l’aise, ils portent avec force et justesse leur personnage.

Allegria a-t-elle évolué depuis 2017 et au cours de la tournée ?
Bien évidemment ! C’est un spectacle vivant donc il prend de la force. La base est la même mais on cherche toujours à être plus juste.

La scénographie et la lumière sont-elles importantes pour donner du sens à vos chorégraphies ?
Tout est lié. Il y a un travail de dialogue entre les artistes, le son, la lumière, la mise en scène. Pour Allegria, la scénographe Camille Duchemin a imaginé un écran blanc, « un écran de vie » à l’image du cinéma. Il y a des moments très cinématographiques durant la représentation.

Comment définissez-vous le style de votre Hip Hop ? Y a-t-il une influence contemporaine ?
Contemporain je ne sais pas… Si on ouvre un dictionnaire, contemporain signifie « d’aujourd’hui ». Je tends toujours à retranscrire une danse d’aujourd’hui, qui reflète l’actualité mais je ne suis pas un danseur ou un chorégraphe de danse contemporaine, j’appartiens à la danse Hip Hop. Le Hip Hop a la particularité d’être une danse d’auteur où chacun a sa signature, sa singularité et c’est ce que j’insuffle dans mes chorégraphies.

Léa Muller

 

Site Web de Châteauvallon, Scène Nationale

Facebook de Châteauvallon, Scène Nationale

 

Site Officiel de la Centre Chorégraphique National - Cie Accrorap

Facebook Officiel de la Cie Accrorap

Chaîne Youtube Officielle de Kader Attou - Cie Accrorap

Teaser d'Allegria


Discipline: Articles, Sur les planches



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Du 21.03 au 23.03 - Allegria  - Châteauvallon, Scène Nationale - Ollioules

 

Kader Attou est un chorégraphe qui questionne en permanence le répertoire du Hip Hop. Sa dernière création Allegria met en scène huit danseurs de sa Compagnie Accrorap ; une pièce joyeuse, rêveuse, poétique, une chorégraphie pour le plaisir des yeux. Il définit le Hip Hop comme « une danse d’aujourd’hui » qui prône la diversité humaine et nous invite à suivre le mouvement de l’allégresse plutôt que la violence.

 

Vous êtes parti des gestes du quotidien, des petits instants de la vie pour créer Allegria ?
Ma volonté était plutôt de chercher ce qui nous rend heureux à l’intérieur. J’avais envie d’aller vers une danse plus poétique que lors de mes ballets précédents. Dans «Un break à Mozart», j’ai travaillé la technique et le rythme de la danse à partir de partitions classiques. Dans Opus 14, je questionnais le répertoire du ballet : existe-t-il un ballet Hip Hop ? Pour Allegria, j’ai voulu revenir à ce qui m’anime : l’absurde, la poésie. Au milieu de la violence du monde, de la trahison et de tout ce qui va de travers dans la société, l’objectif était de retenir les moments de grâce, de rechercher la poésie et l’allégresse là où elles se trouvent. Je voulais magnifier le monde par le mouvement, que les danseurs emportent tout sur leur passage pour laisser place à l’humour, à la légèreté et désamorcer les tensions. Le public doit en ressortir changer.

Vous êtes à l’écoute des danseurs, chacun interprète à sa manière votre chorégraphie. Est-ce une façon « d’humaniser » la danse ?
Oui, les danseurs sont des interprètes. Je m’appuie sur leurs qualités et leurs défauts pour créer mes chorégraphies et faire naître des situations extraordinaires. C’est ce que j’appelle de l’improvisation contrôlée. Il est important que les danseurs soient à l’aise donc je pars de ce qu’ils peuvent me donner. L’uniformisation du corps ne m’intéresse pas… Chaque danseur a une appréhension de l’espace, une vibration, une énergie différente qui empreignent les spectacles d’une identité humaine - une humanité dansante - cette idée me plait dans le processus. Lorsqu’ils dansent, ils refont le monde à leur façon, à leur image.

On remarque que vos danseurs sont très complices…
C’est vrai. Chacun s’est créé un personnage et on les voit évoluer au cours de la danse en groupe (duo, trio) ou en solo. Lorsque les danseurs sont à l’aise, ils portent avec force et justesse leur personnage.

Allegria a-t-elle évolué depuis 2017 et au cours de la tournée ?
Bien évidemment ! C’est un spectacle vivant donc il prend de la force. La base est la même mais on cherche toujours à être plus juste.

La scénographie et la lumière sont-elles importantes pour donner du sens à vos chorégraphies ?
Tout est lié. Il y a un travail de dialogue entre les artistes, le son, la lumière, la mise en scène. Pour Allegria, la scénographe Camille Duchemin a imaginé un écran blanc, « un écran de vie » à l’image du cinéma. Il y a des moments très cinématographiques durant la représentation.

Comment définissez-vous le style de votre Hip Hop ? Y a-t-il une influence contemporaine ?
Contemporain je ne sais pas… Si on ouvre un dictionnaire, contemporain signifie « d’aujourd’hui ». Je tends toujours à retranscrire une danse d’aujourd’hui, qui reflète l’actualité mais je ne suis pas un danseur ou un chorégraphe de danse contemporaine, j’appartiens à la danse Hip Hop. Le Hip Hop a la particularité d’être une danse d’auteur où chacun a sa signature, sa singularité et c’est ce que j’insuffle dans mes chorégraphies.

Léa Muller

 

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