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Kader Attou - Transmettre son art. Kader Attou - Transmettre son art.
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Kader Attou - Transmettre son art.

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     DANSE                    

« Danser Casa » à           
Châteauvallon Scène       
Nationale les 2 et 3 octobre.

Kader Attou est chorégraphe et directeur du CCN de la Rochelle. Pour sa dernière création Danser Casa qu'il nous présentera à Châteauvallon, il a retrouvé son vieux complice Mourad Merzouki avec qui il a fait ses débuts en 89 en créant la compagnie Accrorap

Quelles facettes de Casablanca ce spectacle nous dévoile-t-il ?

De multiples. Il a été imaginé et créé avec de jeunes danseurs marocains, qui ont une telle envie, une telle générosité, une telle rage… C’est condensé dans ce spectacle. On évoque Casa, mais surtout l’énergie foisonnante de ces danseurs pour faire et faire voir. C’est une histoire de groupe, d’altérité, de dualité, de moments de conflit, de moments de communion. C’est un peu notre propre histoire à Mourad et à moi-même, tout ce que l’on a pu ressentir sur place, pendant le processus de création, sentir, vivre toucher. C’est Casa, oui, mais c’est une aventure humaine avant tout.

Pourquoi faire appel à de jeunes danseurs pour cette œuvre ?

Le hip hop a une dimension mondiale, mais aussi une histoire singulière dans chaque pays. Au Maroc, il est plus connu dans la street que dans les institutions. Là, nous sommes dans une démarche plus artistique que ce qu’ils ont l’habitude de faire en compétition. L’enjeu est de les amener à une capacité d’incarnation, de leur donner une dimension d’interprète de plateau. Pour la plupart, ils montaient sur un plateau pour la première fois. Ça n’a pas été simple, mais ça en valait la peine. C’est formidable de les voir écumer tous les théâtres de France et d’ailleurs, avec cette démarche créée avec eux. Ils ont l’opportunité de voyager, de rencontrer des gens...

Quelle sont les particularités de la danse au Maroc ?

Elle est extrêmement présente, comme en Algérie et Tunisie d’ailleurs. Le hip hop se développe dans toutes les classes sociales et tous les milieux. Cette danse a la capacité de regrouper des personnes d’horizons différents, de tisser un vrai réseau social, culturel, ethnique. Elle se nourrit de tout ça. Il y a beaucoup de battles, de Rabat à Casa, dans les grandes villes et les petits villages. « Danser Casa » est un projet singulier parmi tant d’autres. On a permis aussi modestement que possible que cette danse soit regardée autrement, comme ça a été le cas en France, alors qu’on était perçu comme un phénomène de mode. Quand les danseurs postent des photos sur les réseaux sociaux, leur famille, leurs amis et les instituions les voient et peuvent les prendre en exemple.

Comment se sont passées les retrouvailles avec Mourad ?

Je suis très fier du parcours de Mourad depuis quarante ans. Quand l’occasion se présente, je n’ai pas à réfléchir longtemps avant de dire oui. Ce projet a été proposé et porté par Anne Sophie Dupoux, qui nous connaissait très bien. On s’était déjà retrouvés en 2002 en Algérie, et là c’était l’occasion rêvée de travailler avec le Maroc. C’est une belle aventure qui se termine pour nous en terme de processus de création, et qui se continue sur le plateau avec ces jeunes remplis d’énergie.

Comment s’est effectué le travail sur cette création, avec la particularité qu’il a duré une année entière ?

Il y a eu une audition lancée, via Facebook. Nous ne savions pas si on allait avoir un seul danseur, et il y en a eu deux-cent quatre vingt ! Cela montre l’envie de cette jeunesse marocaine. Nous en avons retenu douze. Ensuite nous avons répété, sur des plages de quinze jours, et au fur et à mesure nous avons créé le spectacle avec eux. J’aime beaucoup ne pas savoir où l’on va. C’est un défi, à l’image de cette danse née dans la rue. Ça donne un sens à notre rôle. Nous avons eu des passeurs dans notre parcours, et aujourd’hui, nous sommes les passeurs, c’est formidable. Ces jeunes danseurs ont mis un pied là-dedans et ne sont pas prêts d’en sortir : on ne peut que se réjouir pour eux.

Site internet de : Châteauvallon Le LIberté Scène Nationale -  Danser casa - CCN La Rochelle

Page Facebook : Kader Attou (Accrorap) Mourad Merzouki

Danser Casa - Kader Attou & Mourad Merzouki 


Discipline: Articles, Événements



Catégories : Articles, Événements

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« Danser Casa » à           
Châteauvallon Scène       
Nationale les 2 et 3 octobre.

Kader Attou est chorégraphe et directeur du CCN de la Rochelle. Pour sa dernière création Danser Casa qu'il nous présentera à Châteauvallon, il a retrouvé son vieux complice Mourad Merzouki avec qui il a fait ses débuts en 89 en créant la compagnie Accrorap

Quelles facettes de Casablanca ce spectacle nous dévoile-t-il ?

De multiples. Il a été imaginé et créé avec de jeunes danseurs marocains, qui ont une telle envie, une telle générosité, une telle rage… C’est condensé dans ce spectacle. On évoque Casa, mais surtout l’énergie foisonnante de ces danseurs pour faire et faire voir. C’est une histoire de groupe, d’altérité, de dualité, de moments de conflit, de moments de communion. C’est un peu notre propre histoire à Mourad et à moi-même, tout ce que l’on a pu ressentir sur place, pendant le processus de création, sentir, vivre toucher. C’est Casa, oui, mais c’est une aventure humaine avant tout.

Pourquoi faire appel à de jeunes danseurs pour cette œuvre ?

Le hip hop a une dimension mondiale, mais aussi une histoire singulière dans chaque pays. Au Maroc, il est plus connu dans la street que dans les institutions. Là, nous sommes dans une démarche plus artistique que ce qu’ils ont l’habitude de faire en compétition. L’enjeu est de les amener à une capacité d’incarnation, de leur donner une dimension d’interprète de plateau. Pour la plupart, ils montaient sur un plateau pour la première fois. Ça n’a pas été simple, mais ça en valait la peine. C’est formidable de les voir écumer tous les théâtres de France et d’ailleurs, avec cette démarche créée avec eux. Ils ont l’opportunité de voyager, de rencontrer des gens...

Quelle sont les particularités de la danse au Maroc ?

Elle est extrêmement présente, comme en Algérie et Tunisie d’ailleurs. Le hip hop se développe dans toutes les classes sociales et tous les milieux. Cette danse a la capacité de regrouper des personnes d’horizons différents, de tisser un vrai réseau social, culturel, ethnique. Elle se nourrit de tout ça. Il y a beaucoup de battles, de Rabat à Casa, dans les grandes villes et les petits villages. « Danser Casa » est un projet singulier parmi tant d’autres. On a permis aussi modestement que possible que cette danse soit regardée autrement, comme ça a été le cas en France, alors qu’on était perçu comme un phénomène de mode. Quand les danseurs postent des photos sur les réseaux sociaux, leur famille, leurs amis et les instituions les voient et peuvent les prendre en exemple.

Comment se sont passées les retrouvailles avec Mourad ?

Je suis très fier du parcours de Mourad depuis quarante ans. Quand l’occasion se présente, je n’ai pas à réfléchir longtemps avant de dire oui. Ce projet a été proposé et porté par Anne Sophie Dupoux, qui nous connaissait très bien. On s’était déjà retrouvés en 2002 en Algérie, et là c’était l’occasion rêvée de travailler avec le Maroc. C’est une belle aventure qui se termine pour nous en terme de processus de création, et qui se continue sur le plateau avec ces jeunes remplis d’énergie.

Comment s’est effectué le travail sur cette création, avec la particularité qu’il a duré une année entière ?

Il y a eu une audition lancée, via Facebook. Nous ne savions pas si on allait avoir un seul danseur, et il y en a eu deux-cent quatre vingt ! Cela montre l’envie de cette jeunesse marocaine. Nous en avons retenu douze. Ensuite nous avons répété, sur des plages de quinze jours, et au fur et à mesure nous avons créé le spectacle avec eux. J’aime beaucoup ne pas savoir où l’on va. C’est un défi, à l’image de cette danse née dans la rue. Ça donne un sens à notre rôle. Nous avons eu des passeurs dans notre parcours, et aujourd’hui, nous sommes les passeurs, c’est formidable. Ces jeunes danseurs ont mis un pied là-dedans et ne sont pas prêts d’en sortir : on ne peut que se réjouir pour eux.

Site internet de : Châteauvallon Le LIberté Scène Nationale -  Danser casa - CCN La Rochelle

Page Facebook : Kader Attou (Accrorap) Mourad Merzouki

Danser Casa - Kader Attou & Mourad Merzouki