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La Féline - L’esprit humain est plein de ressources. La Féline - L’esprit humain est plein de ressources.
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La Féline - L’esprit humain est plein de ressources.

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MUSIQUE
Dans le cadre de Faveurs de Printemps Livestream sur www.tandem83.com
Vendredi 23 Avril [annulé et remplacé par le groupe CATASTROPHE]

Après deux reports, la SMAC Tandem a décidé de maintenir ce printemps son fameux festival folk-rock : « Faveurs de Printemps » à l’Eglise Anglicane et au Théâtre Denis d’Hyères, dans une édition 100% digitale, en livestream. Nous aurons le plaisir de retrouver, entre autres, la Féline, que nous avons interrogée de nouveau sur cette expérience.

L’alternative du « live stream », en est-ce une véritable ?

C’est une chance, déjà pour retrouver mon groupe, jouer ensemble. Heureusement, l’esprit humain est plein de ressources : si tu te dis que via la caméra tu t’adresses quand même à un public, quelque chose de l’excitation du live reste à l’œuvre. Mais bien sûr, on veut de la sueur et des corps, et des bruits de la salle aussi ! Le retour sonore du public pour moi est très important, et ne peut être restitué par le simple streaming. C’est tous les sens qui perdent un peu de puissance au passage. Mais une belle vidéo de live, contrairement au live tout court, peut perdurer dans le temps. Alors on est ravis de jouer, même dans ces conditions, et que le festival « Faveurs de Printemps » se donne les moyens de nous offrir ça, pour les artistes et les publics.

En première partie, sera diffusé, le live de Tristen, artiste avec lequel vous avez collaboré. Quel regard portez-vous sur cette génération qui ne vit pas de la musique mais qui s’y consacre de façon quasi militante?

Tristen fait, depuis une poignée de disques une musique qui me touche beaucoup, alliant le français à un sens des mélodies chargées de folkrock et de beaucoup de finesse. En plus, Sébastien est un garçon adorable, qui me fait l’honneur d’être fan de la Féline depuis longtemps : ce co-plateau est un souhait qu’on avait depuis longtemps, c’est un plaisir de partager la scène avec eux.

Cette période de restriction vous a-t-elle donné la possibilité d’avancer sur de nouveaux morceaux, un éventuel prochain album ?

Je peux dire que oui, parce que sans faire de musique pendant un an, j’aurais complément dépéri ! J’ai donc sorti un nouveau projet sous le nom de « Grive » avec Paul Régimbeau (Mondkopf). L’EP vient tout juste de paraître en digital et cassette. Et... j’ai écrit, composé et commencé à réaliser le prochain album de La Féline ! On va se donner un petit peu de temps, mais il faut l’attendre pour le début 2022 ! En attendant, on va donner toutes les chances aux chansons de « Vie Future » qui comptent énormément pour moi. Je souhaite qu’elles aient la vie « live » qu’elle n’ont pas assez eu. Heureusement, le futur dure longtemps !

Votre parcours est atypique, journaliste, agrégée de philo, enseignante, chanteuse... Toutes ces vies se télescopent-elles dans un processus de création?

Disons qu’au départ la chose primitive pour moi c’est la musique. J’ai toujours eu besoin de cette forme d’expression. Les études de philo… C’est une autre passion… Et finalement ces deux parties de mon cerveau sont très différentes. L’une se repose quand l’autre travaille… (rire). Et puis il y a eu l’écriture de ce livre « Dialectique de la pop », comme une manière de rendre hommage à la musique, en des termes philosophiques. Mais, sur ce plan, c’est presque plus la musicienne qui a enseigné à la théoricienne. J’ai fini par tisser des passerelles entre ces différents domaines mais c’est comme ça que je m’accomplis. Je ne suis entière qu’avec toutes ces activités-là. Je ne sais pas ce qui m’arrivera dans le futur mais j’ai l’impression que la musique est tout de même le cœur de tout ça.

Votre musique semble recréer des univers : on en vient rapidement à s’imaginer des choses assez visuelles… Pour autant rien ne semble mis en scène, on a l’impression que vous livrez textes et musique de façon viscérale…

Je suis contente de l’entendre car pour moi c’est l’enjeu. Lorsque je chante une chanson j’espère que les gens vont ressentir une émotion.

Si je vous dis que vous avez un pied dans le jardin d’une Beth Gibbons ou d’une Chan Marshall...

Super. J’aime bien entendre ça aussi, plus que : « Ça sonne années 80 », surtout quand les gens ne savent pas à quoi des années 80 vous renvoyer. Même si j’adore les années 80… Mais c’est assez juste ce côté 90s : il y a une facette un peu trip hop dans l’album, avec des rythmes ralentis, une voix féminine assez dark, assez mélancolique… Un type de pattern où je m’installe agréablement.

Lorsqu’une plateforme de streaming suggère après vous avoir écouté une playlist composée de Bertrand Belin, Rodolphe Burger, Dominique A, Emily Loizeau, Laetitia Sadier... Ça pourrait être une sorte de famille idéale?

Oui bien sûr, mais j’ajouterai par-dessus tout Christophe. Un véritable modèle avec un sens du son, un vrai cinéphile qui m’a vraiment marquée, un personnage haut en couleur, un peu fou comme on les aime. Il était idem à la ville et à la scène. Il compte énormément pour moi, il m’accompagne tous les jours dans l’héritage qu’il laisse. Jérôme Nacci-Mesnier

 

YouTube 

Site Internet : lafelinemusic.com

 

Avril 2021


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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Dans le cadre de Faveurs de Printemps Livestream sur www.tandem83.com
Vendredi 23 Avril [annulé et remplacé par le groupe CATASTROPHE]

Après deux reports, la SMAC Tandem a décidé de maintenir ce printemps son fameux festival folk-rock : « Faveurs de Printemps » à l’Eglise Anglicane et au Théâtre Denis d’Hyères, dans une édition 100% digitale, en livestream. Nous aurons le plaisir de retrouver, entre autres, la Féline, que nous avons interrogée de nouveau sur cette expérience.

L’alternative du « live stream », en est-ce une véritable ?

C’est une chance, déjà pour retrouver mon groupe, jouer ensemble. Heureusement, l’esprit humain est plein de ressources : si tu te dis que via la caméra tu t’adresses quand même à un public, quelque chose de l’excitation du live reste à l’œuvre. Mais bien sûr, on veut de la sueur et des corps, et des bruits de la salle aussi ! Le retour sonore du public pour moi est très important, et ne peut être restitué par le simple streaming. C’est tous les sens qui perdent un peu de puissance au passage. Mais une belle vidéo de live, contrairement au live tout court, peut perdurer dans le temps. Alors on est ravis de jouer, même dans ces conditions, et que le festival « Faveurs de Printemps » se donne les moyens de nous offrir ça, pour les artistes et les publics.

En première partie, sera diffusé, le live de Tristen, artiste avec lequel vous avez collaboré. Quel regard portez-vous sur cette génération qui ne vit pas de la musique mais qui s’y consacre de façon quasi militante?

Tristen fait, depuis une poignée de disques une musique qui me touche beaucoup, alliant le français à un sens des mélodies chargées de folkrock et de beaucoup de finesse. En plus, Sébastien est un garçon adorable, qui me fait l’honneur d’être fan de la Féline depuis longtemps : ce co-plateau est un souhait qu’on avait depuis longtemps, c’est un plaisir de partager la scène avec eux.

Cette période de restriction vous a-t-elle donné la possibilité d’avancer sur de nouveaux morceaux, un éventuel prochain album ?

Je peux dire que oui, parce que sans faire de musique pendant un an, j’aurais complément dépéri ! J’ai donc sorti un nouveau projet sous le nom de « Grive » avec Paul Régimbeau (Mondkopf). L’EP vient tout juste de paraître en digital et cassette. Et... j’ai écrit, composé et commencé à réaliser le prochain album de La Féline ! On va se donner un petit peu de temps, mais il faut l’attendre pour le début 2022 ! En attendant, on va donner toutes les chances aux chansons de « Vie Future » qui comptent énormément pour moi. Je souhaite qu’elles aient la vie « live » qu’elle n’ont pas assez eu. Heureusement, le futur dure longtemps !

Votre parcours est atypique, journaliste, agrégée de philo, enseignante, chanteuse... Toutes ces vies se télescopent-elles dans un processus de création?

Disons qu’au départ la chose primitive pour moi c’est la musique. J’ai toujours eu besoin de cette forme d’expression. Les études de philo… C’est une autre passion… Et finalement ces deux parties de mon cerveau sont très différentes. L’une se repose quand l’autre travaille… (rire). Et puis il y a eu l’écriture de ce livre « Dialectique de la pop », comme une manière de rendre hommage à la musique, en des termes philosophiques. Mais, sur ce plan, c’est presque plus la musicienne qui a enseigné à la théoricienne. J’ai fini par tisser des passerelles entre ces différents domaines mais c’est comme ça que je m’accomplis. Je ne suis entière qu’avec toutes ces activités-là. Je ne sais pas ce qui m’arrivera dans le futur mais j’ai l’impression que la musique est tout de même le cœur de tout ça.

Votre musique semble recréer des univers : on en vient rapidement à s’imaginer des choses assez visuelles… Pour autant rien ne semble mis en scène, on a l’impression que vous livrez textes et musique de façon viscérale…

Je suis contente de l’entendre car pour moi c’est l’enjeu. Lorsque je chante une chanson j’espère que les gens vont ressentir une émotion.

Si je vous dis que vous avez un pied dans le jardin d’une Beth Gibbons ou d’une Chan Marshall...

Super. J’aime bien entendre ça aussi, plus que : « Ça sonne années 80 », surtout quand les gens ne savent pas à quoi des années 80 vous renvoyer. Même si j’adore les années 80… Mais c’est assez juste ce côté 90s : il y a une facette un peu trip hop dans l’album, avec des rythmes ralentis, une voix féminine assez dark, assez mélancolique… Un type de pattern où je m’installe agréablement.

Lorsqu’une plateforme de streaming suggère après vous avoir écouté une playlist composée de Bertrand Belin, Rodolphe Burger, Dominique A, Emily Loizeau, Laetitia Sadier... Ça pourrait être une sorte de famille idéale?

Oui bien sûr, mais j’ajouterai par-dessus tout Christophe. Un véritable modèle avec un sens du son, un vrai cinéphile qui m’a vraiment marquée, un personnage haut en couleur, un peu fou comme on les aime. Il était idem à la ville et à la scène. Il compte énormément pour moi, il m’accompagne tous les jours dans l’héritage qu’il laisse. Jérôme Nacci-Mesnier

 

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Avril 2021