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La Grande Sophie - Une tournée est un moment de liberté.

La Grande Sophie - Une tournée est un moment de liberté.

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MUSIQUE                 

Dans le cadre du          
festival « Rade Side »      
le 15 octobre au Liberté,   
scène nationale de Toulon.

Tout le monde connait son tube « Du courage », le dernier album de la Grande Sophie, « Cet instant », est sorti il y a tout juste un an. Pour celui-ci elle a abandonné son éternelle guitare en faveur du piano. Elle reprend sa tournée interrompue prématurement et Tandem n’a pas loupé l’occasion de la programmer dans le cadre de son Rade Side.

C’est un peu un album bilan, avec les thèmes du temps qui passe, de l’amour, de la vie, du moment présent, et en même temps un nouveau départ…

Ça parle du temps, du moment présent... Je me suis regardée dans le miroir, et j’ai voulu donner un coup de projecteur sur certaines choses de ma vie : l’amour, les chemins que l’on aurait pu prendre, comme dans « Missive », ou le présent sur « Hier ». J’aime m’amuser et la scène me permet ça. Je regardais le piano depuis l’enfance, mais j’ai eu une guitare dans les mains. C’est un nouvel instrument pour moi, il y a donc eu un moment d’étonnement, de découverte. Tous les jours je l’approchais, en me disant : « N’aie pas peur ». Le message à travers tout ça est qu’il n’est jamais trop tard. Surtout que je ne suis pas dans la performance. Ce n’est pas parfait, mais j’aime les failles les défauts, c’est ce qui humanise. Le jour où c’est parfait, j’arrêterai peut-être.
C’est l’humeur dans laquelle j’étais à cet instant-là.

En quoi est-ce différent de composer au piano ?

Ça change beaucoup de choses. Je suis autodidacte, je n’ai jamais analysé les accords, c’est mon instinct qui parle. Au piano, on pose les doigts et il se passe quelque chose, sans forcément devoir avoir une position parfaite. L’approche est plus visuelle. Je pratiquais chaque jour, et ça m’a servi de base pour composer. Sur scène, j’ai une pianiste avec moi, car je ne sais pas jouer tous les titres. J’aime être curieuse d’un instrument. Ça amène d’autres sons, d’autres accords… Vous avez un duo de réalisateurs sur cet album... Ils sont très différents. Sayem vient de l’electro, et Sebastien Berteau vient plus de l’image, est plus classique. Je travaille à la maison, je fais mes propres maquettes. Sur cet album, je souhaitais que les sonorités soient bien ancrées dans le présent, mais aussi qu’elles me ressemblent. Alors, nous avons mélangé sons acoustiques et machines. Sayem était important du côté électronique, pour donner de l’épaisseur aux sons , les amener ailleurs, et Seb peaufinait les arrangements. J’envoyais les maquettes, ils les retravaillaient et me les renvoyaient, et je corrigeais de nouveau.

Vous aimez écrire pour d’autres artistes, comme Françoise Hardy, qu’est-ce que cela vous apporte ?

J’apprécie beaucoup Françoise. Pour « Le large », j’ai réalisé le titre en entier. Je dirigeais les musiciens et la chanteuse. C’est enrichissant de se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre. Quand on ne reconnait plus l’auteur et que l’artiste s’en empare, c’est touchant. Depuis dix ans, nous échangeons beaucoup et elle me réitère sa confiance. Cela me fait plaisir, car elle ne chante que ce qu’elle ressent vraiment.

Vous avez fait de nombreuses scènes, c’est votre exercice préféré ? Vous l’appréhendez différemment sur un album au piano ?

J’ai des musiciens avec moi sur scène. Le contexte est très particulier. L’album a un an, et nous avons démarré la tournée, interrompue par l’épidémie. J’ai la chance de pouvoir la reprendre, mais je me pose des questions. J’aime faire chanter le public, comment cela va-t-il se passer avec des masques ? Mais il faut que la vie reprenne le dessus. Je reprends la tournée le 2 octobre. Nous en sommes très heureux et impatients. Une tournée est un grand moment de liberté, une vie de famille, comme une colonie de vacances. On quitte nos foyers, et on s’en va donner de petits bonheurs aux gens. Les publics changent : certains sont très à l’écoute, d’autres chantent.... Pendant 1h45 on ne pense à rien d’autre, on est totalement dans le moment présent.

Site internet : https://www.tandem83.com/rade-side-la-grande-sophie/ - http://lagrandesophie.com.fr/ - https://www.chateauvallon-liberte.fr/evenement/la-grande-sophie/ 

Page Facebook :  Tandem Smac - Le Liberté, scène nationale  -  La Grande Sophie Officiel

La Grande Sophie - Une vie (Album "Cet instant")

 
 
 


Discipline: Articles, Musique, Événements



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le 15 octobre au Liberté,   
scène nationale de Toulon.

Tout le monde connait son tube « Du courage », le dernier album de la Grande Sophie, « Cet instant », est sorti il y a tout juste un an. Pour celui-ci elle a abandonné son éternelle guitare en faveur du piano. Elle reprend sa tournée interrompue prématurement et Tandem n’a pas loupé l’occasion de la programmer dans le cadre de son Rade Side.

C’est un peu un album bilan, avec les thèmes du temps qui passe, de l’amour, de la vie, du moment présent, et en même temps un nouveau départ…

Ça parle du temps, du moment présent... Je me suis regardée dans le miroir, et j’ai voulu donner un coup de projecteur sur certaines choses de ma vie : l’amour, les chemins que l’on aurait pu prendre, comme dans « Missive », ou le présent sur « Hier ». J’aime m’amuser et la scène me permet ça. Je regardais le piano depuis l’enfance, mais j’ai eu une guitare dans les mains. C’est un nouvel instrument pour moi, il y a donc eu un moment d’étonnement, de découverte. Tous les jours je l’approchais, en me disant : « N’aie pas peur ». Le message à travers tout ça est qu’il n’est jamais trop tard. Surtout que je ne suis pas dans la performance. Ce n’est pas parfait, mais j’aime les failles les défauts, c’est ce qui humanise. Le jour où c’est parfait, j’arrêterai peut-être.
C’est l’humeur dans laquelle j’étais à cet instant-là.

En quoi est-ce différent de composer au piano ?

Ça change beaucoup de choses. Je suis autodidacte, je n’ai jamais analysé les accords, c’est mon instinct qui parle. Au piano, on pose les doigts et il se passe quelque chose, sans forcément devoir avoir une position parfaite. L’approche est plus visuelle. Je pratiquais chaque jour, et ça m’a servi de base pour composer. Sur scène, j’ai une pianiste avec moi, car je ne sais pas jouer tous les titres. J’aime être curieuse d’un instrument. Ça amène d’autres sons, d’autres accords… Vous avez un duo de réalisateurs sur cet album... Ils sont très différents. Sayem vient de l’electro, et Sebastien Berteau vient plus de l’image, est plus classique. Je travaille à la maison, je fais mes propres maquettes. Sur cet album, je souhaitais que les sonorités soient bien ancrées dans le présent, mais aussi qu’elles me ressemblent. Alors, nous avons mélangé sons acoustiques et machines. Sayem était important du côté électronique, pour donner de l’épaisseur aux sons , les amener ailleurs, et Seb peaufinait les arrangements. J’envoyais les maquettes, ils les retravaillaient et me les renvoyaient, et je corrigeais de nouveau.

Vous aimez écrire pour d’autres artistes, comme Françoise Hardy, qu’est-ce que cela vous apporte ?

J’apprécie beaucoup Françoise. Pour « Le large », j’ai réalisé le titre en entier. Je dirigeais les musiciens et la chanteuse. C’est enrichissant de se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre. Quand on ne reconnait plus l’auteur et que l’artiste s’en empare, c’est touchant. Depuis dix ans, nous échangeons beaucoup et elle me réitère sa confiance. Cela me fait plaisir, car elle ne chante que ce qu’elle ressent vraiment.

Vous avez fait de nombreuses scènes, c’est votre exercice préféré ? Vous l’appréhendez différemment sur un album au piano ?

J’ai des musiciens avec moi sur scène. Le contexte est très particulier. L’album a un an, et nous avons démarré la tournée, interrompue par l’épidémie. J’ai la chance de pouvoir la reprendre, mais je me pose des questions. J’aime faire chanter le public, comment cela va-t-il se passer avec des masques ? Mais il faut que la vie reprenne le dessus. Je reprends la tournée le 2 octobre. Nous en sommes très heureux et impatients. Une tournée est un grand moment de liberté, une vie de famille, comme une colonie de vacances. On quitte nos foyers, et on s’en va donner de petits bonheurs aux gens. Les publics changent : certains sont très à l’écoute, d’autres chantent.... Pendant 1h45 on ne pense à rien d’autre, on est totalement dans le moment présent.

Site internet : https://www.tandem83.com/rade-side-la-grande-sophie/ - http://lagrandesophie.com.fr/ - https://www.chateauvallon-liberte.fr/evenement/la-grande-sophie/ 

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