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La Rue Ketanou - Un vent de liberté.

La Rue Ketanou - Un vent de liberté.

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30.05 - Couleurs Urbaines - La Seyne sur Mer

“Il n’y a pas de formule, mais une alchimie qui se passe.” C’est Mourad Musset, guitariste et chanteur emblématique de La Rue Kétanou qui le dit. Et il a raison. Accompagnés d’un quatrième musicien, Pierre Luquet, ils sortent cette année leur nouvel album « 2020 ». A travers quinze titres, ils expérimentent de nouvelles sonorités pour chanter les valeurs auxquelles ils sont toujours restés fidèles : la solidarité, le partage et la liberté.

Ils arrivaient un peu de partout, de la banlieue de Paris, de la campagne... Il y a plus de vingt ans, Mourad, Olivier et Florent se rencontraient au Théâtre du fil. C’est dans cette école que s’est créée la synergie qui habitera le trio. C’est grâce aux éducateurs et metteurs en scène qui les entouraient qu’ils ont cultivé les valeurs de partage et d’entraide qui définissent le groupe qu’ils créeront : La Rue Kétanou. Ils gardent depuis leur début cet amour de leur première scène : la rue. Musique tzigane, folk, pop se mêlent pour accompagner des textes qui donnent à voir un monde qui ne tourne pas rond, mais toujours avec l’optimisme qui les caractérise. Ce sont ces ingrédients qui feront le succès de la Rue Kétanou et leur ouvriront les portes de grands festivals et salles de concerts. Après six ans de silence discographique, ils sortent leur septième album : « 2020 ». Le son a changé, mais l’ADN est resté le même. Et c’est comme ça qu’on les aime.

On retrouve de nombreux instruments venant des quatre coins du monde sur cet album, comment s’est-il construit?

Aujourd’hui on est moins sur les chemins de la bohème et un peu plus avec nos enfants. Mais on continue de chanter la liberté. Nous sommes heureux dans la simplicité et l’amitié nous tient ensemble. C’est elle qui nous pousse à passer des moments avec les personnes qui nous marquent et avec qui on souhaite partager cette aventure. On avait déjà mis un pied dans l’album et écrit quelques chansons quand on a décidé de partir en voyage : au Bénin, en Norvège et dans différentes villes françaises. Le but était de rencontrer des gens, plus que de découvrir des pays. C’est en rencontrant des musiciens et leurs instruments que nous trouvons de nouvelles sonorités. Ce fut également l’opportunité de tester nos nouvelles chansons, car il faut qu’elles vivent. « Ne m’en veux pas » est une chanson écrite il y a vingt ans, et c’est seulement aujourd’hui, avec ces nouvelles sonorités, que l’on a réussi à l’intégrer à notre répertoire !

Qu’est ce qui crée la singularité de cet album ?

Il y a bien évidemment toutes les collaborations que nous avons faites durant ces voyages. L’intégration de l’accordéoniste Pierre Luquet a aussi amené de la fraîcheur dans notre musique. Au départ, il nous avait dépanné lors d’un concert pour lequel Florent notre accordéoniste habituel avait une tendinite. Ce qui est drôle c’est que Pierrot, qui a dix ans de moins que nous, écoutait la Rue Kétanou quand il était jeune. Depuis, on s’est adopté mutuellement. Petit à petit, Florent a troqué l’accordéon pour le banjo. Mais on garde quand même les deux accordéons sur certaines chansons. Autre nouveauté : avoir travaillé avec le réalisateur Nicolas Quéré, qui a collaboré avec des groupes comme Arctic Monkeys. Il a rendu notre musique plus cinématographique, osant y intégrer de l’orgue Hammond par exemple. Nous sommes fiers de cette collaboration. Dans les autres albums on entendait davantage le bois des instruments, aujourd’hui c’est travaillé différemment. On a appris, on s’est amusé et on a fait évoluer notre son.

Vous avez appelé votre album 2020 et votre fille illustre la pochette, pourquoi ?

Bien que l’on ne sonne pas comme tout ce que l’on entend à la radio, on appartient bel et bien à cette époque, dans laquelle tellement de choses pourraient être plus simples. Certaines sont évidentes : il faut changer nos modes de consommation, pour notre bien et celui de la planète. La fraternité, dont on a tant besoin aujourd’hui, est un thème que l’on retrouve partout dans nos textes. Mais c’est notre joie de vivre qui nous lie avant tout, cette joie qui nous fait vivre pleinement, sans être dans l’excès. Ça va aussi avec notre manière de faire le métier de musicien, différente de celle des stars. La question principale de la Rue Kétanou est : «C’est quoi le bonheur ?». Avoir une belle voiture, une belle maison, la reconnaissance sociale… ? ou est-ce autre chose ? Dans le visage de cette petite fille, on y voit l’avenir, son expression nous inspire l’espoir.


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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30.05 - Couleurs Urbaines - La Seyne sur Mer

“Il n’y a pas de formule, mais une alchimie qui se passe.” C’est Mourad Musset, guitariste et chanteur emblématique de La Rue Kétanou qui le dit. Et il a raison. Accompagnés d’un quatrième musicien, Pierre Luquet, ils sortent cette année leur nouvel album « 2020 ». A travers quinze titres, ils expérimentent de nouvelles sonorités pour chanter les valeurs auxquelles ils sont toujours restés fidèles : la solidarité, le partage et la liberté.

Ils arrivaient un peu de partout, de la banlieue de Paris, de la campagne... Il y a plus de vingt ans, Mourad, Olivier et Florent se rencontraient au Théâtre du fil. C’est dans cette école que s’est créée la synergie qui habitera le trio. C’est grâce aux éducateurs et metteurs en scène qui les entouraient qu’ils ont cultivé les valeurs de partage et d’entraide qui définissent le groupe qu’ils créeront : La Rue Kétanou. Ils gardent depuis leur début cet amour de leur première scène : la rue. Musique tzigane, folk, pop se mêlent pour accompagner des textes qui donnent à voir un monde qui ne tourne pas rond, mais toujours avec l’optimisme qui les caractérise. Ce sont ces ingrédients qui feront le succès de la Rue Kétanou et leur ouvriront les portes de grands festivals et salles de concerts. Après six ans de silence discographique, ils sortent leur septième album : « 2020 ». Le son a changé, mais l’ADN est resté le même. Et c’est comme ça qu’on les aime.

On retrouve de nombreux instruments venant des quatre coins du monde sur cet album, comment s’est-il construit?

Aujourd’hui on est moins sur les chemins de la bohème et un peu plus avec nos enfants. Mais on continue de chanter la liberté. Nous sommes heureux dans la simplicité et l’amitié nous tient ensemble. C’est elle qui nous pousse à passer des moments avec les personnes qui nous marquent et avec qui on souhaite partager cette aventure. On avait déjà mis un pied dans l’album et écrit quelques chansons quand on a décidé de partir en voyage : au Bénin, en Norvège et dans différentes villes françaises. Le but était de rencontrer des gens, plus que de découvrir des pays. C’est en rencontrant des musiciens et leurs instruments que nous trouvons de nouvelles sonorités. Ce fut également l’opportunité de tester nos nouvelles chansons, car il faut qu’elles vivent. « Ne m’en veux pas » est une chanson écrite il y a vingt ans, et c’est seulement aujourd’hui, avec ces nouvelles sonorités, que l’on a réussi à l’intégrer à notre répertoire !

Qu’est ce qui crée la singularité de cet album ?

Il y a bien évidemment toutes les collaborations que nous avons faites durant ces voyages. L’intégration de l’accordéoniste Pierre Luquet a aussi amené de la fraîcheur dans notre musique. Au départ, il nous avait dépanné lors d’un concert pour lequel Florent notre accordéoniste habituel avait une tendinite. Ce qui est drôle c’est que Pierrot, qui a dix ans de moins que nous, écoutait la Rue Kétanou quand il était jeune. Depuis, on s’est adopté mutuellement. Petit à petit, Florent a troqué l’accordéon pour le banjo. Mais on garde quand même les deux accordéons sur certaines chansons. Autre nouveauté : avoir travaillé avec le réalisateur Nicolas Quéré, qui a collaboré avec des groupes comme Arctic Monkeys. Il a rendu notre musique plus cinématographique, osant y intégrer de l’orgue Hammond par exemple. Nous sommes fiers de cette collaboration. Dans les autres albums on entendait davantage le bois des instruments, aujourd’hui c’est travaillé différemment. On a appris, on s’est amusé et on a fait évoluer notre son.

Vous avez appelé votre album 2020 et votre fille illustre la pochette, pourquoi ?

Bien que l’on ne sonne pas comme tout ce que l’on entend à la radio, on appartient bel et bien à cette époque, dans laquelle tellement de choses pourraient être plus simples. Certaines sont évidentes : il faut changer nos modes de consommation, pour notre bien et celui de la planète. La fraternité, dont on a tant besoin aujourd’hui, est un thème que l’on retrouve partout dans nos textes. Mais c’est notre joie de vivre qui nous lie avant tout, cette joie qui nous fait vivre pleinement, sans être dans l’excès. Ça va aussi avec notre manière de faire le métier de musicien, différente de celle des stars. La question principale de la Rue Kétanou est : «C’est quoi le bonheur ?». Avoir une belle voiture, une belle maison, la reconnaissance sociale… ? ou est-ce autre chose ? Dans le visage de cette petite fille, on y voit l’avenir, son expression nous inspire l’espoir.