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Laurent Honel, Dans un concert, nous devons tous être en communion.

Laurent Honel, Dans un concert, nous devons tous être en communion.

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Les Fatal Picards - 21 juillet – Festival de Néoules

 

Ils seront à Néoules le 21 juillet pour défendre leur dernier opus, le Fatals Picards Country Club. Ce groupe dans la lignée du Punk français, mais qui aime revisiter de nombreux styles de musique, avec des textes, humoristiques, certes, mais profonds, s’est bâti une solide réputation sur scène.

 

Vous vous foutez de la gueule des bretons mais vous, vous n’êtes même plus picards…

 

Ouais, c’est vrai ça ! Mais, on ne se moque pas des bretons, on se moque de ceux qui prétendent être plus bretons que les bretons. Souvent les personnes les plus dogmatiques, les plus intégristes ne sont pas les plus renseignés. Il est facile de brandir des symboles sans vraiment connaitre la réalité qui les sous-tend. Et puis, dans les concerts, il y a vraiment beaucoup de drapeaux bretons ! Selon moi, dans des manifestations musicales, on doit être tous en communion, il n’y a pas de place pour des drapeaux.

 

A quoi peut s’attendre le public du Festival de Néoules ?

 

En général quand on fait des concerts, on essaie de satisfaire tout le monde. Nous jouons des morceaux que notre public aime bien, et qui sont représentatives de notre répertoire. Il y a du punk, de l’acoustique, c’est assez varié, en termes d’humour également. Nous avons construit notre réputation sur les concerts. Nous essayons de créer un vrai lien avec le public, de lui faire oublier son quotidien. Notre objectif est qu’ils ressortent avec la banane !

 

C’est quoi cette obsession avec Bernard Lavilliers ?

 

Bon, tout d’abord, je souhaite préciser que nous sommes tous fans du musicien. Mais c’est vrai que c’est devenu une figure pour nous. Dès qu’il y a quelque chose d’un peu extraordinaire qui se passe, nous lui attribuons ! C’est un peu notre Chuck Norris, à part que l’on aime son œuvre. Quand il est venu faire le tournage du clip, avant de repartir, alors que l’on avait descendu deux bouteilles de rhum il nous dit : « bon, je vous laisse je vais libérer Ingrid Betancourt, (et non Liliane). Deux semaines après elle était libre ! Nous savons que c’est lui.

 

Et maintenant Balavoine, Niagara, vous les supportez vraiment pas, ces chanteurs de variet’ ???

 

Alors, là c’est pas vrai ! Notre chanson : Le chanteur, est plutôt un hommage. Et pour Niagara, l’Amour à la plage, est carrément une reprise, et on ne reprend que ce qu’on aime bien. Comme beaucoup de gens qui étaient enfants dans les années 80, on a baigné dans cette ambiance. L’appréciation de ces morceaux est toujours sujet à polémique, mais ils ont marqué toute notre génération. Je trouve que la variété de cette époque-là abordait beaucoup de sujets de société. A l’heure où je te parle, on est encore en train d’enregistrer une reprise, on aime bien faire ça. 

 

Vous avez carrément fait l’Eurovision, et même habillés par Jean-Paul Gaultier ! En même temps, vous vous êtes débrouillés pour arriver avant-derniers...

 

Je pense que JPG ne nous méritait pas. On était beaucoup mieux habillés sur le plan textile que sur le plan musical ! Ca reste une aventure improbable, mais grâce à ça, nous avons quand même bénéficié d’un surcroit de pub, et si aujourd’hui on fait de grosses salles, c’est en partie grâce à l’Eurovision.

 

On a essayé de vous censurer pour la chanson Le Jour de la mort de Johnny, c’est un problème aujourd’hui la liberté d’expression en France ?

 

Pas pour nous. Alors oui, nous avons été censurés. Mais nous n’avons pas eu de problèmes à faire exister la chanson quand même. Nous sommes dans un groupe où l’on peut faire ce que l’on veut. Nous sommes nos propres censeurs. Sur le prochain album, nous parlons de l’implication de Lafarge auprès de Daesh en Syrie, mais tout ce que nous disons est prouvé, donc on ne peut pas nous attaquer. Mais, nous ne passons pas beaucoup en télé, donc on ne nous censure pas beaucoup. Avec l’âge, notre vision change : une partie de l’équipe était au Bataclan, nous nous sommes dit que c’était ce qui pouvait nous arriver de pire. Alors, on n’hésite plus vraiment quand on a quelque chose à dire.

 

Quand on voit que vous faites des Olympia à guichet fermé, ou votre succès dans les festivals ça donne confiance dans la capacité de critique du public non ?

 

Bien sûr, mais en France on peut trouver tout et son contraire, surtout concernant l’humour. Ce n’est pas un pays moraliste et puritain, certains le sont, pas tout le monde. Notre génération a vécu imbibés d’émission polémiques, comme Droit de réponse. En France, on a cette liberté et cette capacité de dérision. Nous souhaitons être dans cette lignée. 

 

Site internet des Fatals Picards

Page Youtube

 

 

 

 

 


Discipline: Musique,



Catégories : Musique,

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Les Fatal Picards - 21 juillet – Festival de Néoules

 

Ils seront à Néoules le 21 juillet pour défendre leur dernier opus, le Fatals Picards Country Club. Ce groupe dans la lignée du Punk français, mais qui aime revisiter de nombreux styles de musique, avec des textes, humoristiques, certes, mais profonds, s’est bâti une solide réputation sur scène.

 

Vous vous foutez de la gueule des bretons mais vous, vous n’êtes même plus picards…

 

Ouais, c’est vrai ça ! Mais, on ne se moque pas des bretons, on se moque de ceux qui prétendent être plus bretons que les bretons. Souvent les personnes les plus dogmatiques, les plus intégristes ne sont pas les plus renseignés. Il est facile de brandir des symboles sans vraiment connaitre la réalité qui les sous-tend. Et puis, dans les concerts, il y a vraiment beaucoup de drapeaux bretons ! Selon moi, dans des manifestations musicales, on doit être tous en communion, il n’y a pas de place pour des drapeaux.

 

A quoi peut s’attendre le public du Festival de Néoules ?

 

En général quand on fait des concerts, on essaie de satisfaire tout le monde. Nous jouons des morceaux que notre public aime bien, et qui sont représentatives de notre répertoire. Il y a du punk, de l’acoustique, c’est assez varié, en termes d’humour également. Nous avons construit notre réputation sur les concerts. Nous essayons de créer un vrai lien avec le public, de lui faire oublier son quotidien. Notre objectif est qu’ils ressortent avec la banane !

 

C’est quoi cette obsession avec Bernard Lavilliers ?

 

Bon, tout d’abord, je souhaite préciser que nous sommes tous fans du musicien. Mais c’est vrai que c’est devenu une figure pour nous. Dès qu’il y a quelque chose d’un peu extraordinaire qui se passe, nous lui attribuons ! C’est un peu notre Chuck Norris, à part que l’on aime son œuvre. Quand il est venu faire le tournage du clip, avant de repartir, alors que l’on avait descendu deux bouteilles de rhum il nous dit : « bon, je vous laisse je vais libérer Ingrid Betancourt, (et non Liliane). Deux semaines après elle était libre ! Nous savons que c’est lui.

 

Et maintenant Balavoine, Niagara, vous les supportez vraiment pas, ces chanteurs de variet’ ???

 

Alors, là c’est pas vrai ! Notre chanson : Le chanteur, est plutôt un hommage. Et pour Niagara, l’Amour à la plage, est carrément une reprise, et on ne reprend que ce qu’on aime bien. Comme beaucoup de gens qui étaient enfants dans les années 80, on a baigné dans cette ambiance. L’appréciation de ces morceaux est toujours sujet à polémique, mais ils ont marqué toute notre génération. Je trouve que la variété de cette époque-là abordait beaucoup de sujets de société. A l’heure où je te parle, on est encore en train d’enregistrer une reprise, on aime bien faire ça. 

 

Vous avez carrément fait l’Eurovision, et même habillés par Jean-Paul Gaultier ! En même temps, vous vous êtes débrouillés pour arriver avant-derniers...

 

Je pense que JPG ne nous méritait pas. On était beaucoup mieux habillés sur le plan textile que sur le plan musical ! Ca reste une aventure improbable, mais grâce à ça, nous avons quand même bénéficié d’un surcroit de pub, et si aujourd’hui on fait de grosses salles, c’est en partie grâce à l’Eurovision.

 

On a essayé de vous censurer pour la chanson Le Jour de la mort de Johnny, c’est un problème aujourd’hui la liberté d’expression en France ?

 

Pas pour nous. Alors oui, nous avons été censurés. Mais nous n’avons pas eu de problèmes à faire exister la chanson quand même. Nous sommes dans un groupe où l’on peut faire ce que l’on veut. Nous sommes nos propres censeurs. Sur le prochain album, nous parlons de l’implication de Lafarge auprès de Daesh en Syrie, mais tout ce que nous disons est prouvé, donc on ne peut pas nous attaquer. Mais, nous ne passons pas beaucoup en télé, donc on ne nous censure pas beaucoup. Avec l’âge, notre vision change : une partie de l’équipe était au Bataclan, nous nous sommes dit que c’était ce qui pouvait nous arriver de pire. Alors, on n’hésite plus vraiment quand on a quelque chose à dire.

 

Quand on voit que vous faites des Olympia à guichet fermé, ou votre succès dans les festivals ça donne confiance dans la capacité de critique du public non ?

 

Bien sûr, mais en France on peut trouver tout et son contraire, surtout concernant l’humour. Ce n’est pas un pays moraliste et puritain, certains le sont, pas tout le monde. Notre génération a vécu imbibés d’émission polémiques, comme Droit de réponse. En France, on a cette liberté et cette capacité de dérision. Nous souhaitons être dans cette lignée. 

 

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