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Laurent Inquimbert, un art techniquement décomplexé. Laurent Inquimbert, un art techniquement décomplexé.
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Laurent Inquimbert, un art techniquement décomplexé.

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Elu meilleur ouvrier de France en 2015, Laurent Inquimbert est plasticien fondeur. Il maîtrise l’ensemble des techniques si spécifiques de la fonderie d’art, nous livrant des oeuvres protéiformes. Gravures, feuilles de métal, lierres, guerriers, torses, bois, réalisations monumentales, sculptures dangereuses, toutes révèlent précision, maîtrise, imagination, passion.

 

Comment définis-tu ton art ?


C’est de l’art métallurgique, un travail d’assemblage. Toutes mes compositions se font par assemblage.


Comment est née l’envie de faire ce métier ?


Petit, je trainais mes guêtres dans l’atelier de mon père qui, déjà, faisait ce métier. Je n’ai pas eu de mal à tomber dedans. Ce qui m’a plu avant tout c’est que plusieurs corps de métier sont réunis, c’est donc très varié. Il faut être mouleur, mouleur noyauteur, fondeur, ciseleur, patineur. On a besoin également de travailler le bois, l’acier, le bronze, la cire, le silicone. C’est un art qui nécessite d’être techniquement décomplexé, ça me convient plutôt bien.


Est-ce que tu as des préférences dans tes oeuvres ?


Je n’ai pas de préférence esthétique, mais dans les possibilités créatives, si. Dans les guerriers par exemple j’ai beaucoup de liberté. Cela fait plus de vingt-cinq ans que j’en fais, ce ne sont que des triangles indéformables, non reproductibles, faits de tout matériau calcinable : bois, ficelle, cire. J’aime beaucoup les lierres également, car la transformation du polystyrène au métal est très rapide, et c’est une technique nouvelle, où tout reste à faire. Pour les gravures c’est beaucoup plus un travail de recherche.


Comment crées-tu tes œuvres ?


Je travaille souvent sur plusieurs terrains en même temps. Pour les guerriers et les torses, la recherche commence par des dessins, puis des gravures, avant la phase de réalisation. Pour les lierres c’est plus direct. Pour ces deux types d’œuvre, je peux travailler sur plusieurs pièces en même temps. Par contre pour les sculptures dangereuses, je ne peux faire que cela, car le nombre de techniques différentes mises en jeu est déjà important.


As-tu une actualité particulière ?


En ce moment j’ai des pièces en galerie au Muy au Domaine Régis frères, et au Château des Anglades un arbre de 2 m, des feuilles alu et bronze, des gravures lestées… Fin octobre j’organiserai une exposition dans mon atelier de Carcès, doublée d’une performance.


Tu connais bien les mécanismes de défiscalisation à travers l’art.


Il en existe de deux formes. Le mécénat d’entreprise permet aux entrepreneurs d’acheter des œuvres d’art d’artistes vivants, en ayant la possibilité de les amortir sur quatre ans. Elles peuvent donc les déduire de leur bénéfice. Le montant des achats ne peut dépasser 5 pour mille du CA. En contrepartie il faut exposer l’oeuvre dans l’entreprise. Par contre la pièce appartient à l’entreprise, et non au patron. La deuxième forme est le leasing, une location avec options d’achat, l’entreprise paye la location, défiscalisable, pendant trois ou quatre ans selon les formules. A la fin du leasing, le patron peut racheter l’œuvre pour 5 ou 10% du prix.

 

Site web de Laurent Inquimbert


Discipline: Articles, Arts graphiques,



Catégories : Articles, Arts graphiques,

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Elu meilleur ouvrier de France en 2015, Laurent Inquimbert est plasticien fondeur. Il maîtrise l’ensemble des techniques si spécifiques de la fonderie d’art, nous livrant des oeuvres protéiformes. Gravures, feuilles de métal, lierres, guerriers, torses, bois, réalisations monumentales, sculptures dangereuses, toutes révèlent précision, maîtrise, imagination, passion.

 

Comment définis-tu ton art ?


C’est de l’art métallurgique, un travail d’assemblage. Toutes mes compositions se font par assemblage.


Comment est née l’envie de faire ce métier ?


Petit, je trainais mes guêtres dans l’atelier de mon père qui, déjà, faisait ce métier. Je n’ai pas eu de mal à tomber dedans. Ce qui m’a plu avant tout c’est que plusieurs corps de métier sont réunis, c’est donc très varié. Il faut être mouleur, mouleur noyauteur, fondeur, ciseleur, patineur. On a besoin également de travailler le bois, l’acier, le bronze, la cire, le silicone. C’est un art qui nécessite d’être techniquement décomplexé, ça me convient plutôt bien.


Est-ce que tu as des préférences dans tes oeuvres ?


Je n’ai pas de préférence esthétique, mais dans les possibilités créatives, si. Dans les guerriers par exemple j’ai beaucoup de liberté. Cela fait plus de vingt-cinq ans que j’en fais, ce ne sont que des triangles indéformables, non reproductibles, faits de tout matériau calcinable : bois, ficelle, cire. J’aime beaucoup les lierres également, car la transformation du polystyrène au métal est très rapide, et c’est une technique nouvelle, où tout reste à faire. Pour les gravures c’est beaucoup plus un travail de recherche.


Comment crées-tu tes œuvres ?


Je travaille souvent sur plusieurs terrains en même temps. Pour les guerriers et les torses, la recherche commence par des dessins, puis des gravures, avant la phase de réalisation. Pour les lierres c’est plus direct. Pour ces deux types d’œuvre, je peux travailler sur plusieurs pièces en même temps. Par contre pour les sculptures dangereuses, je ne peux faire que cela, car le nombre de techniques différentes mises en jeu est déjà important.


As-tu une actualité particulière ?


En ce moment j’ai des pièces en galerie au Muy au Domaine Régis frères, et au Château des Anglades un arbre de 2 m, des feuilles alu et bronze, des gravures lestées… Fin octobre j’organiserai une exposition dans mon atelier de Carcès, doublée d’une performance.


Tu connais bien les mécanismes de défiscalisation à travers l’art.


Il en existe de deux formes. Le mécénat d’entreprise permet aux entrepreneurs d’acheter des œuvres d’art d’artistes vivants, en ayant la possibilité de les amortir sur quatre ans. Elles peuvent donc les déduire de leur bénéfice. Le montant des achats ne peut dépasser 5 pour mille du CA. En contrepartie il faut exposer l’oeuvre dans l’entreprise. Par contre la pièce appartient à l’entreprise, et non au patron. La deuxième forme est le leasing, une location avec options d’achat, l’entreprise paye la location, défiscalisable, pendant trois ou quatre ans selon les formules. A la fin du leasing, le patron peut racheter l’œuvre pour 5 ou 10% du prix.

 

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