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LEGACY - Villa Tamaris

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Une des singularités de Yann Arthus-Bertrand, c’est sa capacité à transformer une idée en un projet concret, un projet qui fait sens et qu’il va travailler de façon obsessionnelle pendant plusieurs années. C’est le cas de Bestiaux. Fin des années 80, en passant devant le Salon de l’agriculture, le photographe de presse qu’il est à l’époque, éprouve l’envie de retourner à ses premières amours : photographier les animaux. La célèbre manifestation annuelle est une opportunité. Son opiniâtreté alliée à son pouvoir de conviction vont faire exploser les réticences des organisateurs sceptiques et lui ouvrir la Porte de Versailles. Il installe un studio photo au Salon de l’Agriculture et choisit un as- sistant, Jean-Philippe Peter, qui lui enseigne la maîtrise des lumières artificielles. En fond, la bâche sépia, celle qu’il a utilisée une première fois en Nouvelle-Guinée et que l’on retrouve sur d’autres travaux. C’est un décor neutre qui appartient désormais à l’histoire de la photographie, puisqu’il a déjà été affectionné par Nadar ou Irving Penn. Dans la prise de vue de ses portraits de bovidés, Yann Arthus-Bertrand pressent que la force de son image réside dans la représentation du rapport de l’homme à l’animal et inversement. Que le paysan doit être présent sur la photo. C’est le lien qui unit ces deux espèces que recherche le photographe, celui qui l’intéresse et le fascine. C’est aussi dans le contact à l’homme que Yann Arthus-Bertrand puise son énergie, son plaisir et sa créativité. C’est dans cet échange qu’il forge son engagement militant en faveur du respect de l’autre et de la Terre. L’aventure du Salon de l’agriculture s’étale sur toute une décennie et Bestiaux fera l’objet d’un livre culte, toujours publié aux éditions La Martinière.

http://www.villatamaris.fr/exposition/yann-arthus-bertrand-legacy


Discipline: Agenda, Expos

Ville: La Seyne-sur-Mer

Date: 25 septembre 2020.

Date de fin: 10 novembre 2020.



Catégories : Agenda, Expos

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Une des singularités de Yann Arthus-Bertrand, c’est sa capacité à transformer une idée en un projet concret, un projet qui fait sens et qu’il va travailler de façon obsessionnelle pendant plusieurs années. C’est le cas de Bestiaux. Fin des années 80, en passant devant le Salon de l’agriculture, le photographe de presse qu’il est à l’époque, éprouve l’envie de retourner à ses premières amours : photographier les animaux. La célèbre manifestation annuelle est une opportunité. Son opiniâtreté alliée à son pouvoir de conviction vont faire exploser les réticences des organisateurs sceptiques et lui ouvrir la Porte de Versailles. Il installe un studio photo au Salon de l’Agriculture et choisit un as- sistant, Jean-Philippe Peter, qui lui enseigne la maîtrise des lumières artificielles. En fond, la bâche sépia, celle qu’il a utilisée une première fois en Nouvelle-Guinée et que l’on retrouve sur d’autres travaux. C’est un décor neutre qui appartient désormais à l’histoire de la photographie, puisqu’il a déjà été affectionné par Nadar ou Irving Penn. Dans la prise de vue de ses portraits de bovidés, Yann Arthus-Bertrand pressent que la force de son image réside dans la représentation du rapport de l’homme à l’animal et inversement. Que le paysan doit être présent sur la photo. C’est le lien qui unit ces deux espèces que recherche le photographe, celui qui l’intéresse et le fascine. C’est aussi dans le contact à l’homme que Yann Arthus-Bertrand puise son énergie, son plaisir et sa créativité. C’est dans cet échange qu’il forge son engagement militant en faveur du respect de l’autre et de la Terre. L’aventure du Salon de l’agriculture s’étale sur toute une décennie et Bestiaux fera l’objet d’un livre culte, toujours publié aux éditions La Martinière. http://www.villatamaris.fr/exposition/yann-arthus-bertrand-legacy