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Léo Margue - Nous faisons partie du film. Léo Margue - Nous faisons partie du film.
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Léo Margue - Nous faisons partie du film. Léo Margue - Nous faisons partie du film.

Léo Margue - Nous faisons partie du film.

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OPERA                              

Samedi 21 novembre à 20h            
et dimanche 22 novembre à 14h30 à Toulon

Le ciné-concert à l’Opéra de Toulon est le grand rendez-vous du Festival International des Musiques d’Écran, qui pour sa seizième édition vous propose « Le Cirque », l’un des films muets de Charlie Chaplin les plus maîtrisés par sa richesse et sa rigueur de construction. Cette année, c’est au chef d’orchestre Léo Margue, amoureux de l’exercice du ciné-concert qu’incombe la lourde tâche de mettre en musique ce chef d’oeuvre incontesté, dans cet écrin fabuleux que représente l’Opéra de Toulon.

Que pensez-vous de l’exercice du ciné-concert par rapport à un concert traditionnel ?

C’est vraiment quelque chose de très particulier, de très spécifique et exaltant. On a la contrainte de l’image. Les films muets sont une catégorie particulière, et d’autant plus ceux de Chaplin. La gestion des événements est très importante, la musique doit coïncider avec l’image. C’est un cinéma où la musique était conçue et jouée en direct. Il faut synchroniser et être dans l’énergie de l’instant, ne surtout pas perdre le rythme, sinon on sort du film, ni être en avance. Moi, j’apprends vraiment le film
par coeur comme si j’étais le cinéaste : je connais chaque plan, chaque image. En tant que chef d’orchestre la technique est particulière : certains détails du film deviennent une partition musicale, si Charlie se lève, je sais que cela va être ma respiration, ce sont des codes, je me sers des actions pour créer une deuxième partition.

Que pensez-vous de la partition que vous allez jouer ?

L’Opéra vient de me l’envoyer. Il y a un travail important sur le style, le son des orchestres de l’époque était très particulier, influencé par la musique jazz et les comédies musicales. Il faut retrouver les couleurs de l’époque. Il y a un travail à faire avec les vents, au niveau du phrasé, et avec les cordes pour retrouver ce vibrato très typique, très expressif, afin de s’approprier cette esthétique particulière. Il y a des moments dans les ciné-concerts, quand la musique coïncide bien, où l’on en vient à croire que la musique déclenche le film, où l’on a l’impression de faire partie du film. C‘est tout l’intérêt de l’exercice.

Que pensez-vous du film proposé ?

C’est un chef-d’oeuvre. C’est très intéressant d’accompagner ce film cette année, car il a été écrit juste après le krach boursier de 29, il dépeint un climat très particulier. Et Chaplin arrive à en tirer des situations qui redonnent le sourire. C’est vraiment significatif pour nous dans ce moment compliqué. On va s’approprier cette oeuvre magistrale, qui va nous apporter beaucoup de légèreté à travers un sujet lourd. Le vagabond joué par Chaplin incarne très bien cette distanciation par rapport à la réalité.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir chef d’orchestre ?

À la base, j’étais pianiste et saxophoniste. Puis j’ai commencé à faire des arrangements et des retranscriptions, que j’ai été amené à diriger. C’est cette expérience de terrain qui m’a donné envie de poursuivre. Dès l’âge de six-sept ans, j’ai joué dans des orchestres, j’ai donc eu tôt cet apprentissage de l’intérieur. J’aime particulièrement le fait d’être ensemble et de travailler pour que tout le monde joue en harmonie.

LE CIRQUE

DE CHARLIE CHAPLIN

Film muet - Noir & Blanc - USA - 1928 - 72 min.
Avec Charlie Chaplin, Al Ernest Garcai, Merna Kennedy

Charlot se promène dans une fête foraine et se retrouve impliqué malgré lui dans un imbroglio avec un pickpocket et la police. Échappant à ses poursuivants, il déboule sur la piste d’un cirque et sabote le numéro du prestidigitateur... Le directeur du cirque voit dans ce nouveau clown un espoir de salut. Le seul problème, c’est qu’il n’est drôle que lorsqu’il ne le fait pas exprès. De plus il ne tarde pas à tomber amoureux de la jeune et belle écuyère, qui n’est autre que la fille du directeur. Leur amourette se développe, jusqu’à l’apparition d’un rival en la personne du nouveau funambule, le beau Rex. Les tentatives de Charlot pour se mesurer à lui, tant en amour que sur le fil, se concluent par des catastrophes.

Page Facebook de : Leo Margue

Site internet de : Orchestre de Picardie 


Discipline: Articles, Musique, Cinéma



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OPERA                              

Samedi 21 novembre à 20h            
et dimanche 22 novembre à 14h30 à Toulon

Le ciné-concert à l’Opéra de Toulon est le grand rendez-vous du Festival International des Musiques d’Écran, qui pour sa seizième édition vous propose « Le Cirque », l’un des films muets de Charlie Chaplin les plus maîtrisés par sa richesse et sa rigueur de construction. Cette année, c’est au chef d’orchestre Léo Margue, amoureux de l’exercice du ciné-concert qu’incombe la lourde tâche de mettre en musique ce chef d’oeuvre incontesté, dans cet écrin fabuleux que représente l’Opéra de Toulon.

Que pensez-vous de l’exercice du ciné-concert par rapport à un concert traditionnel ?

C’est vraiment quelque chose de très particulier, de très spécifique et exaltant. On a la contrainte de l’image. Les films muets sont une catégorie particulière, et d’autant plus ceux de Chaplin. La gestion des événements est très importante, la musique doit coïncider avec l’image. C’est un cinéma où la musique était conçue et jouée en direct. Il faut synchroniser et être dans l’énergie de l’instant, ne surtout pas perdre le rythme, sinon on sort du film, ni être en avance. Moi, j’apprends vraiment le film
par coeur comme si j’étais le cinéaste : je connais chaque plan, chaque image. En tant que chef d’orchestre la technique est particulière : certains détails du film deviennent une partition musicale, si Charlie se lève, je sais que cela va être ma respiration, ce sont des codes, je me sers des actions pour créer une deuxième partition.

Que pensez-vous de la partition que vous allez jouer ?

L’Opéra vient de me l’envoyer. Il y a un travail important sur le style, le son des orchestres de l’époque était très particulier, influencé par la musique jazz et les comédies musicales. Il faut retrouver les couleurs de l’époque. Il y a un travail à faire avec les vents, au niveau du phrasé, et avec les cordes pour retrouver ce vibrato très typique, très expressif, afin de s’approprier cette esthétique particulière. Il y a des moments dans les ciné-concerts, quand la musique coïncide bien, où l’on en vient à croire que la musique déclenche le film, où l’on a l’impression de faire partie du film. C‘est tout l’intérêt de l’exercice.

Que pensez-vous du film proposé ?

C’est un chef-d’oeuvre. C’est très intéressant d’accompagner ce film cette année, car il a été écrit juste après le krach boursier de 29, il dépeint un climat très particulier. Et Chaplin arrive à en tirer des situations qui redonnent le sourire. C’est vraiment significatif pour nous dans ce moment compliqué. On va s’approprier cette oeuvre magistrale, qui va nous apporter beaucoup de légèreté à travers un sujet lourd. Le vagabond joué par Chaplin incarne très bien cette distanciation par rapport à la réalité.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir chef d’orchestre ?

À la base, j’étais pianiste et saxophoniste. Puis j’ai commencé à faire des arrangements et des retranscriptions, que j’ai été amené à diriger. C’est cette expérience de terrain qui m’a donné envie de poursuivre. Dès l’âge de six-sept ans, j’ai joué dans des orchestres, j’ai donc eu tôt cet apprentissage de l’intérieur. J’aime particulièrement le fait d’être ensemble et de travailler pour que tout le monde joue en harmonie.

LE CIRQUE

DE CHARLIE CHAPLIN

Film muet - Noir & Blanc - USA - 1928 - 72 min.
Avec Charlie Chaplin, Al Ernest Garcai, Merna Kennedy

Charlot se promène dans une fête foraine et se retrouve impliqué malgré lui dans un imbroglio avec un pickpocket et la police. Échappant à ses poursuivants, il déboule sur la piste d’un cirque et sabote le numéro du prestidigitateur... Le directeur du cirque voit dans ce nouveau clown un espoir de salut. Le seul problème, c’est qu’il n’est drôle que lorsqu’il ne le fait pas exprès. De plus il ne tarde pas à tomber amoureux de la jeune et belle écuyère, qui n’est autre que la fille du directeur. Leur amourette se développe, jusqu’à l’apparition d’un rival en la personne du nouveau funambule, le beau Rex. Les tentatives de Charlot pour se mesurer à lui, tant en amour que sur le fil, se concluent par des catastrophes.

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