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Les Mocos, Du Chaos naît l'Ordre Les Mocos, Du Chaos naît l'Ordre
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Les Mocos, Du Chaos naît l'Ordre

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Du 07.03 au 04.05 - Les Mocos - Galerie du Canon - La Rue des Arts - Toulon

 

Pour cette nouvelle exposition, la Galerie du Canon accueille quatre artistes toulonnais, Jérémy Liron, Jean-Noël László, Goulven et Gilles Boudot. « Les Mocos » (ou Mokos), était le nom donné aux toulonnais en provençal. A chacun son art, à chacun sa technique, l’exposition sera architecturale et mettra en commun des photographies, des peintures, du collage et des volumes.

 

Présentez-nous vos œuvres exposées prochainement à la Galerie du Canon…
Jérémy Liron (peinture) : Il y aura plusieurs types de travaux. De moyens formats, autour de l’architecture et du végétal. Et de plus petits formats, autour de la sculpture, qui s’inspirent librement de l’artiste Anthony Caro.

Jean-Noël László (collage): Mon travail s’articule autour du mot, du verbe, des lettres et des chiffres…Tout ce que le langage peut offrir, en particulier dans la langue française. Il y a un  travail sur le sens et sur le son des mots. C’est ce type d’œuvres que j’ai choisies qui seront exposées à la Galerie.

Goulven (sculpture) : Ce sont principalement de nouvelles œuvres datant de 2018, l’aboutissement d’un travail. Je suis dans une démarche de sculpteur monumental, pas dans le sens de sculpture gigantesque mais dans la façon d’influencer, de modifier l’espace où l’œuvre se trouve. La plus grande exposée à la galerie mesure deux mètres de hauteur, une autre 1,50 m et les autres 30 cms.

Gilles Boudot (photo) : Toutes mes séries photographiques à part « Oratoires », des plus anciennes pièces (2002) aux plus récentes (2018-2019), seront présentes à la Galerie. C’est un travail sur l’illusion : ce que l’on voit de loin n’est pas ce que l’on observe de près. Cette illusion est porteuse d’une interprétation rapide et personnelle. Par exemple, dans la série « Ustensiles », j’utilise des objets du quotidien pour créer des paysages industriels. C’est délicieux de tromper le public. (rires)

 

Quelles sont vos techniques de travail préférées ?
Liron : Principalement la peinture à l’huile sur toile, avec un protocole traditionnel mais nourri par l’histoire de la modernité. Je suis un grand amateur d’Art Moderne. Je tire mon inspiration du Bauhaus. J’ai un intérêt certain pour l’architecture, dont la Cité Radieuse, alors porteuse d’Utopie. Pour reprendre une citation de Le Corbusier : « L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière ». J’instaure des dialogues entre l’architecture et le végétal par le biais du dessin, de la couleur, de la structure, et de la liberté du geste.

László : Je n’ai pas de technique ou de format. Ce qui importe avant tout, c’est mon espace mental, la matière vient par la suite. Pour vous donner une image, sur un bloc de céramique, j’ai inscrit le verbe «se terre». Il y a une correspondance entre la matière de l’oeuvre et la sonorité du mot. La polysémie et l’homophonie sont des outils pour m’exprimer. En fonction du lieu, du contexte et du sens que je veux donner, j’adapte ma technique.

Goulven : J’utilise une plaque de tôle d’un millimètre et y provoque une faiblesse. J’impose une tension qui crée une déformation et selon la forme obtenue, je soude la sculpture. J’ai très peu d’outils à ma disposition, une disqueuse, mon poste à soudure et ma ruse. Je trace une ligne dans la tôle, provoque des accidents, des traumatismes puis laisse la matière s’exprimer. Selon moi, peu de matériels et la contrainte génèrent des notions telles que la beauté, la pureté et la légèreté.

Boudot : J’ai une collection d’objets que j’entrepose, des acteurs sélectionnés à partir d’un casting minutieux. Certains jouent plusieurs fois et l’on peut s’amuser à les chercher parmi mes séries. Tout se passe sur une table. Dans mon « théâtre », je sélectionne puis mets en scène des objets pour créer des images, calmes, précises, méticuleuses. J’utilise un appareil argentique parce que j’aime l’histoire de la photographie du XXe. Le noir et blanc aide à amplifier mes illusions, à enlever un degré de réalisme à mes scènes. Les étapes suivantes sont le tirage et la pose de la photo sur une vitre pour concevoir un objet fini. J’utilise une colle à base de gélatine pour créer un liant entre les deux et apporter plus de profondeur à la photographie.

Léa Muller

 

Site Web de la Galerie du Canon

Facebook de la Galerie du Canon

 

Site Officiel de Jérémy Liron

Site Officiel de Gilles Boudot

Facebook Officiel de Goulven

Facebook de Jean-Noël Laszlo

 


Discipline: Articles, Arts graphiques,



Catégories : Articles, Arts graphiques,

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Du 07.03 au 04.05 - Les Mocos - Galerie du Canon - La Rue des Arts - Toulon

 

Pour cette nouvelle exposition, la Galerie du Canon accueille quatre artistes toulonnais, Jérémy Liron, Jean-Noël László, Goulven et Gilles Boudot. « Les Mocos » (ou Mokos), était le nom donné aux toulonnais en provençal. A chacun son art, à chacun sa technique, l’exposition sera architecturale et mettra en commun des photographies, des peintures, du collage et des volumes.

 

Présentez-nous vos œuvres exposées prochainement à la Galerie du Canon…
Jérémy Liron (peinture) : Il y aura plusieurs types de travaux. De moyens formats, autour de l’architecture et du végétal. Et de plus petits formats, autour de la sculpture, qui s’inspirent librement de l’artiste Anthony Caro.

Jean-Noël László (collage): Mon travail s’articule autour du mot, du verbe, des lettres et des chiffres…Tout ce que le langage peut offrir, en particulier dans la langue française. Il y a un  travail sur le sens et sur le son des mots. C’est ce type d’œuvres que j’ai choisies qui seront exposées à la Galerie.

Goulven (sculpture) : Ce sont principalement de nouvelles œuvres datant de 2018, l’aboutissement d’un travail. Je suis dans une démarche de sculpteur monumental, pas dans le sens de sculpture gigantesque mais dans la façon d’influencer, de modifier l’espace où l’œuvre se trouve. La plus grande exposée à la galerie mesure deux mètres de hauteur, une autre 1,50 m et les autres 30 cms.

Gilles Boudot (photo) : Toutes mes séries photographiques à part « Oratoires », des plus anciennes pièces (2002) aux plus récentes (2018-2019), seront présentes à la Galerie. C’est un travail sur l’illusion : ce que l’on voit de loin n’est pas ce que l’on observe de près. Cette illusion est porteuse d’une interprétation rapide et personnelle. Par exemple, dans la série « Ustensiles », j’utilise des objets du quotidien pour créer des paysages industriels. C’est délicieux de tromper le public. (rires)

 

Quelles sont vos techniques de travail préférées ?
Liron : Principalement la peinture à l’huile sur toile, avec un protocole traditionnel mais nourri par l’histoire de la modernité. Je suis un grand amateur d’Art Moderne. Je tire mon inspiration du Bauhaus. J’ai un intérêt certain pour l’architecture, dont la Cité Radieuse, alors porteuse d’Utopie. Pour reprendre une citation de Le Corbusier : « L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière ». J’instaure des dialogues entre l’architecture et le végétal par le biais du dessin, de la couleur, de la structure, et de la liberté du geste.

László : Je n’ai pas de technique ou de format. Ce qui importe avant tout, c’est mon espace mental, la matière vient par la suite. Pour vous donner une image, sur un bloc de céramique, j’ai inscrit le verbe «se terre». Il y a une correspondance entre la matière de l’oeuvre et la sonorité du mot. La polysémie et l’homophonie sont des outils pour m’exprimer. En fonction du lieu, du contexte et du sens que je veux donner, j’adapte ma technique.

Goulven : J’utilise une plaque de tôle d’un millimètre et y provoque une faiblesse. J’impose une tension qui crée une déformation et selon la forme obtenue, je soude la sculpture. J’ai très peu d’outils à ma disposition, une disqueuse, mon poste à soudure et ma ruse. Je trace une ligne dans la tôle, provoque des accidents, des traumatismes puis laisse la matière s’exprimer. Selon moi, peu de matériels et la contrainte génèrent des notions telles que la beauté, la pureté et la légèreté.

Boudot : J’ai une collection d’objets que j’entrepose, des acteurs sélectionnés à partir d’un casting minutieux. Certains jouent plusieurs fois et l’on peut s’amuser à les chercher parmi mes séries. Tout se passe sur une table. Dans mon « théâtre », je sélectionne puis mets en scène des objets pour créer des images, calmes, précises, méticuleuses. J’utilise un appareil argentique parce que j’aime l’histoire de la photographie du XXe. Le noir et blanc aide à amplifier mes illusions, à enlever un degré de réalisme à mes scènes. Les étapes suivantes sont le tirage et la pose de la photo sur une vitre pour concevoir un objet fini. J’utilise une colle à base de gélatine pour créer un liant entre les deux et apporter plus de profondeur à la photographie.

Léa Muller

 

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