zoom
Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant. Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant.
zoom
Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant. Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant.
zoom
Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant. Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant.
zoom
Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant. Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant.
zoom
Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant. Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant.
zoom
Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant. Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant.

Les Nuits Blanches au Thoronet - Un festival militant.

    Partager sur :

Musique et autres

Les Nuits Blanches au Thoronet
Du 29 au 31 juillet

Parce que nous avons tous besoin de nous retrouver et de partager des moments uniques, de vibrer à nouveau sur la musique qui nous a tant manqué, de rêver à un avenir plus serein, Les Nuits Blanches vous proposent de venir savourer une édition exceptionnelle, la vingt-quatrième, du fameux festival niché au cœur du Var. Nous avons rencontré Jean Guibergia, son créateur.

Les Nuits Blanches au Thoronet est un festival militant...
Oui, depuis toujours. Nous essayons de récolter un peu d’argent pour une association humanitaire au Burkina-Faso, « Enfants du monde », qui existe depuis une trentaine d’années. Ils agissent contre la malnutrition en plantant du moringa, une plante chargée en protéines. On fait sécher les feuilles, on les réduit en poudre, puis on les ajoute au To, le plat traditionnel. Notre argent sert à développer ces plantations, à construire des puits... On y est allé plusieurs fois, ils font un travail formidable, ça donne envie de les aider et ça nous encourage à continuer. La SACEM nous aide bien aussi, ils leur reversent un pourcentage des droits d’auteur payés par le festival. Nous avons également un stand où tout le chiffre d’affaires est donné à l’association. Nous devenons aussi un festival éco responsable, que ce soit sur la partie déchets ou les transports, ou encore par rapport aux exigences des artistes, qui en ont souvent trop, ce qui amène au gaspillage. On a commencé à dire non à plusieurs demandes. 

Contrairement à la plupart des festivals, les Nuits Blanches se passent en cœur de ville...
Oui, en plein cœur du village, au milieu des habitants et des commerçants. Chacun y met sa patte ! Ce fut un manque important l’année dernière pour nos boutiques. Nous sommes, avec le Festival de Néoules, la plus importante manifestation culturelle de l’arrière-pays varois, où il y a moins d’événements que sur la Côte. Nous avons également un programme gratuit dans la rue toute l’après-midi pour ceux qui ne peuvent pas venir aux concerts. Nous ne sommes pas là pour gagner de l’argent, mais avant tout pour nous amuser et aider ceux qui en ont besoin. Il faut qu’il y ait du public pour équilibrer notre budget et pouvoir recommencer l’année suivante. Toute notre équipe, par ailleurs, est bénévole. Nous participons également au programme de l’Arsud, avec « Une place achetée = une place offerte ». Vous achetez votre place sur notre site, puis vous nous envoyez les coordonnées de la deuxième personne par e-mail. Depuis deux ans, nous avons par ailleurs lancé les après-midis des Nuits Blanches, avec des fanfares et des groupes de rue. En 2019, il y avait eu aussi des conférences sur l’écologie avec films et débats. Cette année on programme de la danse et des spectacles musicaux dans la cour de l’école primaire à partir de 18h, le vendredi avec la Cie de la Citrouille, et le samedi soir de la danse contemporaine, avec Oxyput Cie Danse, découverts au Festival de La Crau. 

Peux-tu nous détailler la programmation de cette année ?
Le premier soir, on attaque avec Gauvain Sers, artiste connu, chouchou de Renaud, qui fait de la chanson à textes engagée à gauche. Puis Magenta, l’ex groupe Fauve, qui repart avec un nouveau projet électro : c’est très abouti, c’est un groupe du haut du pavé. Le vendredi : Blick Bassy, un camerounais, qui a eu le prix SACEM, une belle découverte, qui commence à tourner sur des radios nationales dont France inter. Il ne faut pas hésiter à venir faire ce type de découvertes aux Nuits Blanches. Gaël Faye, quant à lui, était venu il y a quatre ans, comme découverte justement, et il revient, très connu aujourd’hui. Il s’est passé quelque chose entre lui et le festival, on est resté amis. Depuis, il a eu le prix Goncourt des lycéens avec « Petit pays », on en a fait un film, il a eu une Victoire de la Musique : on en a beaucoup entendu parler ! C’est un artiste français, qui raconte son vécu et qui a dépassé les frontières. Il est également ami avec Christiane Taubira, qui lui a écrit un morceau. Le dernier soir, le samedi, nous aurons Mélodie Lauret, nouvelle jeune artiste de vingt-deux ans qui monte très fort, une belle découverte également. Elle fait du cinéma, du théâtre, elle compose... J’espère qu’elle percera. Et enfin Pomme, victoire de la musique cette année, très médiatisée. Elle chante en français, avec des paroles engagées et, nous, on aime ça les artistes engagés.

Juillet 2021


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

Retour

Musique et autres

Les Nuits Blanches au Thoronet
Du 29 au 31 juillet

Parce que nous avons tous besoin de nous retrouver et de partager des moments uniques, de vibrer à nouveau sur la musique qui nous a tant manqué, de rêver à un avenir plus serein, Les Nuits Blanches vous proposent de venir savourer une édition exceptionnelle, la vingt-quatrième, du fameux festival niché au cœur du Var. Nous avons rencontré Jean Guibergia, son créateur.

Les Nuits Blanches au Thoronet est un festival militant...
Oui, depuis toujours. Nous essayons de récolter un peu d’argent pour une association humanitaire au Burkina-Faso, « Enfants du monde », qui existe depuis une trentaine d’années. Ils agissent contre la malnutrition en plantant du moringa, une plante chargée en protéines. On fait sécher les feuilles, on les réduit en poudre, puis on les ajoute au To, le plat traditionnel. Notre argent sert à développer ces plantations, à construire des puits... On y est allé plusieurs fois, ils font un travail formidable, ça donne envie de les aider et ça nous encourage à continuer. La SACEM nous aide bien aussi, ils leur reversent un pourcentage des droits d’auteur payés par le festival. Nous avons également un stand où tout le chiffre d’affaires est donné à l’association. Nous devenons aussi un festival éco responsable, que ce soit sur la partie déchets ou les transports, ou encore par rapport aux exigences des artistes, qui en ont souvent trop, ce qui amène au gaspillage. On a commencé à dire non à plusieurs demandes. 

Contrairement à la plupart des festivals, les Nuits Blanches se passent en cœur de ville...
Oui, en plein cœur du village, au milieu des habitants et des commerçants. Chacun y met sa patte ! Ce fut un manque important l’année dernière pour nos boutiques. Nous sommes, avec le Festival de Néoules, la plus importante manifestation culturelle de l’arrière-pays varois, où il y a moins d’événements que sur la Côte. Nous avons également un programme gratuit dans la rue toute l’après-midi pour ceux qui ne peuvent pas venir aux concerts. Nous ne sommes pas là pour gagner de l’argent, mais avant tout pour nous amuser et aider ceux qui en ont besoin. Il faut qu’il y ait du public pour équilibrer notre budget et pouvoir recommencer l’année suivante. Toute notre équipe, par ailleurs, est bénévole. Nous participons également au programme de l’Arsud, avec « Une place achetée = une place offerte ». Vous achetez votre place sur notre site, puis vous nous envoyez les coordonnées de la deuxième personne par e-mail. Depuis deux ans, nous avons par ailleurs lancé les après-midis des Nuits Blanches, avec des fanfares et des groupes de rue. En 2019, il y avait eu aussi des conférences sur l’écologie avec films et débats. Cette année on programme de la danse et des spectacles musicaux dans la cour de l’école primaire à partir de 18h, le vendredi avec la Cie de la Citrouille, et le samedi soir de la danse contemporaine, avec Oxyput Cie Danse, découverts au Festival de La Crau. 

Peux-tu nous détailler la programmation de cette année ?
Le premier soir, on attaque avec Gauvain Sers, artiste connu, chouchou de Renaud, qui fait de la chanson à textes engagée à gauche. Puis Magenta, l’ex groupe Fauve, qui repart avec un nouveau projet électro : c’est très abouti, c’est un groupe du haut du pavé. Le vendredi : Blick Bassy, un camerounais, qui a eu le prix SACEM, une belle découverte, qui commence à tourner sur des radios nationales dont France inter. Il ne faut pas hésiter à venir faire ce type de découvertes aux Nuits Blanches. Gaël Faye, quant à lui, était venu il y a quatre ans, comme découverte justement, et il revient, très connu aujourd’hui. Il s’est passé quelque chose entre lui et le festival, on est resté amis. Depuis, il a eu le prix Goncourt des lycéens avec « Petit pays », on en a fait un film, il a eu une Victoire de la Musique : on en a beaucoup entendu parler ! C’est un artiste français, qui raconte son vécu et qui a dépassé les frontières. Il est également ami avec Christiane Taubira, qui lui a écrit un morceau. Le dernier soir, le samedi, nous aurons Mélodie Lauret, nouvelle jeune artiste de vingt-deux ans qui monte très fort, une belle découverte également. Elle fait du cinéma, du théâtre, elle compose... J’espère qu’elle percera. Et enfin Pomme, victoire de la musique cette année, très médiatisée. Elle chante en français, avec des paroles engagées et, nous, on aime ça les artistes engagés.

Juillet 2021