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Les Yeux d’la Tête - La résistance festive.

Les Yeux d’la Tête - La résistance festive.

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Bercé par la chanson et le rock, nourri aux musiques du monde, le groupe « Les Yeux d’la Tête », après son succès à l’Espace des Arts du Pradet l’année dernière, reviendra enflammer la scène du Festival de Néaoules et présenter sur scène leur dernier album « Murcielago ». Nous avons rencontré Benoit, un des chanteurs du groupe.

Comment est né le groupe ?

Tout a démarré quand j’ai rencontré Guillaume Jousselin à l’école de musique de Pigalle. On s’est d’abord très bien entendu humainement, puis musicalement. On a rapidement eu l’envie de monter un projet ensemble, autour de la chanson française. « Les Yeux d’la Tête » était né. Au départ, nous jouions beaucoup en acoustique puis nous avons commencé à nous équiper, à acheter plus de matériel et d’instruments, afin d’étoffer nos morceaux. Au départ, on jouait dans des cafés-concerts parisiens, dans la rue, dans le métro... Aujourd’hui, on fait des grandes scènes, pour notre plus grand plaisir.

Pourquoi avoir appelé votre album « Murcielago » ?

Murcielago en espagnol, c’est la « chauve-souris ». J’ai découvert pendant un voyage au Mexique que cet animal était mon signe astrologique Maya. Il symbolise le passage de l’ombre à la lumière, le renouveau. Cela correspondait bien à l’univers de l’album. Cet animal nocturne renvoie aussi à la femme car c’est le seul oiseau qui possède des mamelles, et les femmes sont très présentes dans l’album. Celui-ci est également composé de nombreux morceaux aux sonorités mexicaines. On a voulu rendre hommage à ce beau pays. Le groupe a évolué d’une musique manouche, de l’Est à un univers plus latino, de l’Ouest.

Vous défendez la chanson française, pensez-vous qu’elle est en déclin ?

Je pense plutôt qu’elle prend une nouvelle forme. Certes l’univers de la chanson populaire originel, avec accordéon et violon, a un peu disparu. Mais la langue française est toujours bien défendue. Elle s’exprime désormais par la Pop, le Hip Hop, la variété... L’ amour des textes en français reste présent, la scène française a toujours un public important.

Vous donnez de nombreux concerts à l’étranger, votre musique n’a pas de frontières ?

Nous avons joué dans une dizaine de pays, notamment l’Allemagne, l’Italie, l’Angleterre et les Dom-Tom. On intègre de nombreuses influences étrangères, alimentées par nos voyages et rencontres. Nous n’avons pas de limite, musicalement parlant. L’important pour nous, c’est le chant, les textes, et la musique enjolive le tout. On pioche dans des musiques du monde entier, et grâce à ça, on traverse les frontières. Votre groupe est le reflet de la résistance festive... On aime faire passer des messages politiques et humains qui sont trop oubliés dans le monde actuel. Plutôt que dire aux gens de prendre parti, de brandir des drapeaux, on véhicule des messages sincères. C’est comme ça qu’on fait de la résistance : de manière dansante et joviale. On aime créer des chansons joyeuses, mais qui parlent de choses sérieuses, voire tristes, afin de faire passer des messages plus facilement, tout en restant positif. On veut refléter l’amour, la solidarité, la fête, le partage...

Le morceau « Liberté Chérie » est un hymne à la paix...

Oui et surtout à la liberté. On a écrit ce morceau suite aux attentats de Charlie Hebdo en 2015. Depuis ce jourlà, la liberté est menacée. On a voulu défendre la liberté d’expression et, surtout, la liberté d’être. La liberté est traitée comme une femme, dont je serais tombé amoureux. Et j’invite tout le monde à nous rejoindre dans notre couple, que l’on soit plein à chérir la liberté. Malheureusement, beaucoup trop de personnes ne connaissent pas la chance d’être en couple avec elle.

Stellie Poirrier


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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Bercé par la chanson et le rock, nourri aux musiques du monde, le groupe « Les Yeux d’la Tête », après son succès à l’Espace des Arts du Pradet l’année dernière, reviendra enflammer la scène du Festival de Néaoules et présenter sur scène leur dernier album « Murcielago ». Nous avons rencontré Benoit, un des chanteurs du groupe.

Comment est né le groupe ?

Tout a démarré quand j’ai rencontré Guillaume Jousselin à l’école de musique de Pigalle. On s’est d’abord très bien entendu humainement, puis musicalement. On a rapidement eu l’envie de monter un projet ensemble, autour de la chanson française. « Les Yeux d’la Tête » était né. Au départ, nous jouions beaucoup en acoustique puis nous avons commencé à nous équiper, à acheter plus de matériel et d’instruments, afin d’étoffer nos morceaux. Au départ, on jouait dans des cafés-concerts parisiens, dans la rue, dans le métro... Aujourd’hui, on fait des grandes scènes, pour notre plus grand plaisir.

Pourquoi avoir appelé votre album « Murcielago » ?

Murcielago en espagnol, c’est la « chauve-souris ». J’ai découvert pendant un voyage au Mexique que cet animal était mon signe astrologique Maya. Il symbolise le passage de l’ombre à la lumière, le renouveau. Cela correspondait bien à l’univers de l’album. Cet animal nocturne renvoie aussi à la femme car c’est le seul oiseau qui possède des mamelles, et les femmes sont très présentes dans l’album. Celui-ci est également composé de nombreux morceaux aux sonorités mexicaines. On a voulu rendre hommage à ce beau pays. Le groupe a évolué d’une musique manouche, de l’Est à un univers plus latino, de l’Ouest.

Vous défendez la chanson française, pensez-vous qu’elle est en déclin ?

Je pense plutôt qu’elle prend une nouvelle forme. Certes l’univers de la chanson populaire originel, avec accordéon et violon, a un peu disparu. Mais la langue française est toujours bien défendue. Elle s’exprime désormais par la Pop, le Hip Hop, la variété... L’ amour des textes en français reste présent, la scène française a toujours un public important.

Vous donnez de nombreux concerts à l’étranger, votre musique n’a pas de frontières ?

Nous avons joué dans une dizaine de pays, notamment l’Allemagne, l’Italie, l’Angleterre et les Dom-Tom. On intègre de nombreuses influences étrangères, alimentées par nos voyages et rencontres. Nous n’avons pas de limite, musicalement parlant. L’important pour nous, c’est le chant, les textes, et la musique enjolive le tout. On pioche dans des musiques du monde entier, et grâce à ça, on traverse les frontières. Votre groupe est le reflet de la résistance festive... On aime faire passer des messages politiques et humains qui sont trop oubliés dans le monde actuel. Plutôt que dire aux gens de prendre parti, de brandir des drapeaux, on véhicule des messages sincères. C’est comme ça qu’on fait de la résistance : de manière dansante et joviale. On aime créer des chansons joyeuses, mais qui parlent de choses sérieuses, voire tristes, afin de faire passer des messages plus facilement, tout en restant positif. On veut refléter l’amour, la solidarité, la fête, le partage...

Le morceau « Liberté Chérie » est un hymne à la paix...

Oui et surtout à la liberté. On a écrit ce morceau suite aux attentats de Charlie Hebdo en 2015. Depuis ce jourlà, la liberté est menacée. On a voulu défendre la liberté d’expression et, surtout, la liberté d’être. La liberté est traitée comme une femme, dont je serais tombé amoureux. Et j’invite tout le monde à nous rejoindre dans notre couple, que l’on soit plein à chérir la liberté. Malheureusement, beaucoup trop de personnes ne connaissent pas la chance d’être en couple avec elle.

Stellie Poirrier