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Lisa Dora Fardelli - Le bonheur d’être ensemble.

Lisa Dora Fardelli - Le bonheur d’être ensemble.

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Édito

Depuis dix ans, le festival Cinéma en liberté a pu s’inscrire dans le paysage culturel Varois et propose une expérience collective autour du format court qui nous interpelle chaque année avec force . Sa vocation est de révéler au grand public et de mettre en valeur les oeuvres cinématographiques contemporaines.
Pour la cinquième année consécutive, le festival international de courts métrages Cinéma en liberté s’installe dans un des joyaux du patrimoine toulonnais, laTour Royale mais aussi à la Médiathèque de Chalucet pourune nouvelle projection à destination du jeune public ainsi qu’au cinéma le Royal pour la cérémonie de clôture. Ce n’est pas sans grande émotion, que nous dévoilerons lors de cette édition anniversaire, notre sélection de courts métrages aux regards multiples portés sur notre société. Imaginatif et incisif, le paysage des sensations et des réflexions est immense. L’équipe organisatrice invite le public à pousser les portes de la Tour Royale pour l’ouverture de cette dixième édition, le vendredi 27 août et le samedi 28 août à partir de 19h pour vivre un condensé d’émotions sur grand écran, venu des quatre coins de la planète sous un ciel étoilé imprenable.
Pour les plus petits, rendez-vous à partir de 10h, pour la « bobine des pitchouns » le samedi 28 août à la Médiathèque de Chalucet pour une journée de projection de films d’animation à destination du jeune public. Il sera proposé également de découvrir la technique du Sand Art par le réalisateur David Myriam avec deux ateliers d’éducation à l’image pour les moins de sept ans et les plus de huit ans .
La cérémonie de clôture du festival ainsi que la remise des prix des films primés par notre jury de sélection se tiendra le dimanche 29 aout au cinéma partenaire Le Royal à partir de 18h. France, Espagne, Belgique, Canada, Tunisie, Egypte, Maroc, Guadeloupe, Lituanie, Espagne, USA, Russie et Allemagne. Ce sont bien les destinations que vous propose la dixième édition du Festival international de courts métrages Cinéma en liberté.
Cette année encore, notre élan et l’enthousiasme partagé de nos partenaires et bénévoles nous entraînent avec joie dans ce tourbillon cinématographique et ce bouillon de culture vivifiant. Des cinq continents, plus de quatre cent soixante films ont été candidats à la compétition, du documentaire à la fiction en passant par l’animation et l’expérimental, quarante-deux ont été sélectionnés. Un programme varié à découvrir pour titiller votre curiosité et nourrir votre soif de cinéma.
Bienvenue au Festival Cinéma en liberté pour une sélection de courts métrages en plein air inédite et forte de proposition !

Historique

Du vendredi 27 au dimanche 29 août
La Tour Royale - Médiathèque Chalucet
Cinéma Le Royal
Toulon

Lisa Dora Fardelli est une artiste engagée. Dans tous les sens du terme. Socialement, humainement, écologiquement... Après des études aux Beaux-Arts de Toulon, elle a poursuivi l’expérience plastique en ouvrant sa galerie Les Frangines avec sa soeur Davia, et visuelle en nous offrant tous les ans ce superbe festival hors-du-temps.

Pourquoi as-tu eu envie de créer un festival de cinéma dédié aux courts-métrages ?
C’est une extension de ma formation en école d’art. J’avais travaillé sur le format vidéo, et je voulais pouvoir diffuser au plus grand nombre des œuvres expérimentales. Au départ, on diffusait des vidéos performances, on se déguisait, on projetait dans un lieu insolite, sous le ciel étoilé de la carrière du Puy à Cuers. Il se passait quelque chose : la roche, le ciel, le bonheur d’être ensemble... Nous voulions que ça marche, alors on s’est dit : « Poussons un peu, faisons un deuxième »… Puis un troisième… Quelques temps après, le lieu n’était plus disponible. Mais on voulait continuer. Il y avait cette force de l’image, de la composition, des sujets qui rentrent à l’intérieur de nos têtes, les retours positifs du public. Tout cela touche à beaucoup plus que les yeux, mais à l’esprit et au cœur. Plus tardivement, il y a eu Charlie et le mot Liberté a pris d’autant plus de sens. Qu’est-ce que la liberté ? Comment la défend-on ? C’est comme un arbre que tu plantes : les racines rejoignent la terre, puis viennent les fleurs et les fruits, et ces différentes saveurs et couleurs, toutes ces variétés différentes. A la fin reste le goût. Nous voulons sortir le cinéma des salles conventionnelles, et représenter toutes les tendances. C’est important la différence ! Le cinéma ouvre des petits tiroirs, tu goûtes… Si ça te plait, tu y retournes. Il fait partie de l’art et du monde.
Dix ans… ça te fait quoi ?
ça va vite, notre société va vite, tu passes d’une chose à l’autre et tu es déjà à l’autre bout. Dix ans, c’est très bien, mais on ne veut pas s’arrêter. Les enfants de nos bénévoles qui avaient six ans à l’époque en ont seize maintenant et deviennent bénévoles à leur tour. Certains ont même fait une école de cinéma grâce à ça. Il y a des Savoyards, des Ardéchois, des Bruxellois, des Toulonnais. C’est une histoire de famille. et une grande fierté. Cela fait maintenant deux ans que c’est plus difficile avec le contexte sanitaire, il était donc d’autant plus important d’organiser cette édition.
Parle-nous de la sélection officielle de cette année.
On vient de réussir à se mettre d’accord, enfin ! Nous avons eu plus de films concourant donc plus de positions à prendre. Notre ambition est de développer le regard des êtres humains. « Cinéma en Liberté » est souvent comme une sonnette d’alarme, le public sait qu’il va voir des choses engagées. Mais on voulait aussi aller plus dans la comédie cette année, après l’année difficile que nous avons tous vécue. La production française n’a pas faibli, il y a des propositions multiples, très diverses, avec une grande ferveur. Nous avions onze pays représentés il y a deux ans, treize l’année dernière, quatorze cette année. Nous avons reçu plus de quatre cent soixante films. Vingt-trois ont été choisis pour la sélection adultes, et dix-neuf d’animation pour la sélection enfants à la Médiathèque Chalucet. A la Tour Royale, surtout en deuxième partie de soirée c’est pour des adultes qui ont besoin de réfléchir, mais la sélection enfants amène aussi de beaux sujets, avec beaucoup de douceur. Un film en format court pour un enfant, s’il est bien construit, peut être comme un album ou un livre, il ne le quittera plus jamais. On doit prendre en compte les ressentis de tous les membres du comité de présélection, toutes leurs questions. Le court-métrage est une forme très libre qui permet de bouleverser les codes. On a des films très actuels, de la comédie, des sujets de réflexion. Dans les films d’animation, on est plus dans l’entraide et la bienveillance.
Outre les projections, vous avez également tout un programme d’animations…
Comme tous les ans l’association Kezako nous fait partager l’exposition « Les reliques de l’image » sur le monde du cinéma, avec objets, photos, vieilles machines... Matt B et Captain XXI feront un duo arts performance plastique/musique. Matt B exposera d’août à octobre à la galerie Les Frangines, et peindra en live à la Tour Royale, sur la musique de Captain XXI, créée à partir de sons qu’il déniche. Le vendredi, en ouverture, nous aurons un trio de clarinettistes classiques, Modesty Blue. A la médiathèque, un atelier Sand Art avec l’intervention du vidéaste plasticien David Myriam. Cette nouvelle projection et cet atelier permettront de former une sensibilité critique et de susciter la curiosité de l’enfant spectateur par la découverte d’une technique d’animation particulière. Son travail est engagé écologiquement.
Qui seront les membres du jury ?
J’en ai rencontré certains il y a quelques mois en Corse, en participant à un séminaire pour partager nos expériences d’organisateurs de festivals, organisé par Alix Ferraris des Nuits Méditerranéennes qui sera membre du jury, tout comme Paola Talevi, organistrice d’un festival en Italie. Eva Brucato, dirigeante du cinéma Le Royal à Toulon, est un partenaire historique qui a tout de suite saisi le potentiel de notre festival. Elle est vivement habitée par sa profession. C’est agréable de rencontrer des gens qui sont dans la bienveillance et la compréhension. Il est important de donner la parole à celui qui rêve et qui construit. Elle le fait et elle m’a tendu la main pour qu’on puisse le faire à ses côtés. également bien sûr le parrain du festival Michael Busse, cinéaste et photographe confirmé

Juillet 2021


Discipline: Articles, Cinéma, Événements



Catégories : Articles, Cinéma, Événements

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Depuis dix ans, le festival Cinéma en liberté a pu s’inscrire dans le paysage culturel Varois et propose une expérience collective autour du format court qui nous interpelle chaque année avec force . Sa vocation est de révéler au grand public et de mettre en valeur les oeuvres cinématographiques contemporaines.
Pour la cinquième année consécutive, le festival international de courts métrages Cinéma en liberté s’installe dans un des joyaux du patrimoine toulonnais, laTour Royale mais aussi à la Médiathèque de Chalucet pourune nouvelle projection à destination du jeune public ainsi qu’au cinéma le Royal pour la cérémonie de clôture. Ce n’est pas sans grande émotion, que nous dévoilerons lors de cette édition anniversaire, notre sélection de courts métrages aux regards multiples portés sur notre société. Imaginatif et incisif, le paysage des sensations et des réflexions est immense. L’équipe organisatrice invite le public à pousser les portes de la Tour Royale pour l’ouverture de cette dixième édition, le vendredi 27 août et le samedi 28 août à partir de 19h pour vivre un condensé d’émotions sur grand écran, venu des quatre coins de la planète sous un ciel étoilé imprenable.
Pour les plus petits, rendez-vous à partir de 10h, pour la « bobine des pitchouns » le samedi 28 août à la Médiathèque de Chalucet pour une journée de projection de films d’animation à destination du jeune public. Il sera proposé également de découvrir la technique du Sand Art par le réalisateur David Myriam avec deux ateliers d’éducation à l’image pour les moins de sept ans et les plus de huit ans .
La cérémonie de clôture du festival ainsi que la remise des prix des films primés par notre jury de sélection se tiendra le dimanche 29 aout au cinéma partenaire Le Royal à partir de 18h. France, Espagne, Belgique, Canada, Tunisie, Egypte, Maroc, Guadeloupe, Lituanie, Espagne, USA, Russie et Allemagne. Ce sont bien les destinations que vous propose la dixième édition du Festival international de courts métrages Cinéma en liberté.
Cette année encore, notre élan et l’enthousiasme partagé de nos partenaires et bénévoles nous entraînent avec joie dans ce tourbillon cinématographique et ce bouillon de culture vivifiant. Des cinq continents, plus de quatre cent soixante films ont été candidats à la compétition, du documentaire à la fiction en passant par l’animation et l’expérimental, quarante-deux ont été sélectionnés. Un programme varié à découvrir pour titiller votre curiosité et nourrir votre soif de cinéma.
Bienvenue au Festival Cinéma en liberté pour une sélection de courts métrages en plein air inédite et forte de proposition !

Historique

Du vendredi 27 au dimanche 29 août
La Tour Royale - Médiathèque Chalucet
Cinéma Le Royal
Toulon

Lisa Dora Fardelli est une artiste engagée. Dans tous les sens du terme. Socialement, humainement, écologiquement... Après des études aux Beaux-Arts de Toulon, elle a poursuivi l’expérience plastique en ouvrant sa galerie Les Frangines avec sa soeur Davia, et visuelle en nous offrant tous les ans ce superbe festival hors-du-temps.

Pourquoi as-tu eu envie de créer un festival de cinéma dédié aux courts-métrages ?
C’est une extension de ma formation en école d’art. J’avais travaillé sur le format vidéo, et je voulais pouvoir diffuser au plus grand nombre des œuvres expérimentales. Au départ, on diffusait des vidéos performances, on se déguisait, on projetait dans un lieu insolite, sous le ciel étoilé de la carrière du Puy à Cuers. Il se passait quelque chose : la roche, le ciel, le bonheur d’être ensemble... Nous voulions que ça marche, alors on s’est dit : « Poussons un peu, faisons un deuxième »… Puis un troisième… Quelques temps après, le lieu n’était plus disponible. Mais on voulait continuer. Il y avait cette force de l’image, de la composition, des sujets qui rentrent à l’intérieur de nos têtes, les retours positifs du public. Tout cela touche à beaucoup plus que les yeux, mais à l’esprit et au cœur. Plus tardivement, il y a eu Charlie et le mot Liberté a pris d’autant plus de sens. Qu’est-ce que la liberté ? Comment la défend-on ? C’est comme un arbre que tu plantes : les racines rejoignent la terre, puis viennent les fleurs et les fruits, et ces différentes saveurs et couleurs, toutes ces variétés différentes. A la fin reste le goût. Nous voulons sortir le cinéma des salles conventionnelles, et représenter toutes les tendances. C’est important la différence ! Le cinéma ouvre des petits tiroirs, tu goûtes… Si ça te plait, tu y retournes. Il fait partie de l’art et du monde.
Dix ans… ça te fait quoi ?
ça va vite, notre société va vite, tu passes d’une chose à l’autre et tu es déjà à l’autre bout. Dix ans, c’est très bien, mais on ne veut pas s’arrêter. Les enfants de nos bénévoles qui avaient six ans à l’époque en ont seize maintenant et deviennent bénévoles à leur tour. Certains ont même fait une école de cinéma grâce à ça. Il y a des Savoyards, des Ardéchois, des Bruxellois, des Toulonnais. C’est une histoire de famille. et une grande fierté. Cela fait maintenant deux ans que c’est plus difficile avec le contexte sanitaire, il était donc d’autant plus important d’organiser cette édition.
Parle-nous de la sélection officielle de cette année.
On vient de réussir à se mettre d’accord, enfin ! Nous avons eu plus de films concourant donc plus de positions à prendre. Notre ambition est de développer le regard des êtres humains. « Cinéma en Liberté » est souvent comme une sonnette d’alarme, le public sait qu’il va voir des choses engagées. Mais on voulait aussi aller plus dans la comédie cette année, après l’année difficile que nous avons tous vécue. La production française n’a pas faibli, il y a des propositions multiples, très diverses, avec une grande ferveur. Nous avions onze pays représentés il y a deux ans, treize l’année dernière, quatorze cette année. Nous avons reçu plus de quatre cent soixante films. Vingt-trois ont été choisis pour la sélection adultes, et dix-neuf d’animation pour la sélection enfants à la Médiathèque Chalucet. A la Tour Royale, surtout en deuxième partie de soirée c’est pour des adultes qui ont besoin de réfléchir, mais la sélection enfants amène aussi de beaux sujets, avec beaucoup de douceur. Un film en format court pour un enfant, s’il est bien construit, peut être comme un album ou un livre, il ne le quittera plus jamais. On doit prendre en compte les ressentis de tous les membres du comité de présélection, toutes leurs questions. Le court-métrage est une forme très libre qui permet de bouleverser les codes. On a des films très actuels, de la comédie, des sujets de réflexion. Dans les films d’animation, on est plus dans l’entraide et la bienveillance.
Outre les projections, vous avez également tout un programme d’animations…
Comme tous les ans l’association Kezako nous fait partager l’exposition « Les reliques de l’image » sur le monde du cinéma, avec objets, photos, vieilles machines... Matt B et Captain XXI feront un duo arts performance plastique/musique. Matt B exposera d’août à octobre à la galerie Les Frangines, et peindra en live à la Tour Royale, sur la musique de Captain XXI, créée à partir de sons qu’il déniche. Le vendredi, en ouverture, nous aurons un trio de clarinettistes classiques, Modesty Blue. A la médiathèque, un atelier Sand Art avec l’intervention du vidéaste plasticien David Myriam. Cette nouvelle projection et cet atelier permettront de former une sensibilité critique et de susciter la curiosité de l’enfant spectateur par la découverte d’une technique d’animation particulière. Son travail est engagé écologiquement.
Qui seront les membres du jury ?
J’en ai rencontré certains il y a quelques mois en Corse, en participant à un séminaire pour partager nos expériences d’organisateurs de festivals, organisé par Alix Ferraris des Nuits Méditerranéennes qui sera membre du jury, tout comme Paola Talevi, organistrice d’un festival en Italie. Eva Brucato, dirigeante du cinéma Le Royal à Toulon, est un partenaire historique qui a tout de suite saisi le potentiel de notre festival. Elle est vivement habitée par sa profession. C’est agréable de rencontrer des gens qui sont dans la bienveillance et la compréhension. Il est important de donner la parole à celui qui rêve et qui construit. Elle le fait et elle m’a tendu la main pour qu’on puisse le faire à ses côtés. également bien sûr le parrain du festival Michael Busse, cinéaste et photographe confirmé

Juillet 2021