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Lobé a commencé à créer ses premières BD à huit ans. Très attaché à notre culture varoise, il édite, avec son compère Axel Graisely, des ouvrages illustrant tous les aspects de notre région. Naturellement, il a adapté le film culte de notre réalisateur varois Christian Philibert : « Les 4 saisons d’Espigoule »

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’être dessinateur professionnel ?

A la base, je suis complètement autodidacte, je dessine depuis l’âge de six-sept ans. Je recopiais Gaston, Astérix. J’ai créé mes premières BD à huit ans, avec mes propres personnages, des animaux humanisés… J’ai toujours vécu en contact avec la nature, aux Mayons près du Luc. Je faisais des gags. A partir de dix ans, je me suis dit : « Je dois pouvoir intéresser le public ». J’ai pris conscience de pouvoir en faire mon métier. J’ai commencé avant le collège à faire des foires dans les villages, où je vendais mes planches. Certains sur les séances de dédicaces aujourd’hui, me ramènent des planches de l’époque…

Parle nous de l’adaptation du film de Christian Philibert...

J’ai rencontré Axel Graisely il y a plus de dix ans. On a créé différentes séries, dont une qui marche bien : « Les reportages d’Axel et Alain », sur notre culture, notre patrimoine. On a parlé du village des Tortues, de Maurin des Maures... En 2015, Christian Philibert nous a invités à l’avant-première d’« Afric’Aïoli ». Ça nous a donné l’envie de nous attaquer au Septième Art. Axel a proposé d’adapter le film en BD, c’était original, c’est le contraire qui se produit d’habitude. Christian nous a proposé d’attendre les vingt ans du film. Ça nous a laissé quatre ans, où je lui montrais des planches. Il fallait respecter les personnages, cela me sortait de mon confort habituel. J’ai regardé le film des dizaines de fois, je mettais en pause. J’ai créé le storyboard, validé par Christian, qui faisait quatre-vingt pages. On a donc décidé de sortir deux albums. Ils sont sortis à la mi-juillet, pendant la rétrospective des vingt ans. On a fait toute une tournée en cinéma, avec Christian et certains acteurs, et des séances de dédicaces, notamment aux rencontres de la BD-ciné créées par Bruno Falba.

Vous avez été choisis pour illustrer l’histoire de différentes villes varoises…

Des communes ont vu la série Axel et Alain et nous ont contactés. Pour eux, c’était un bon outil pédagogique pour les nouveaux arrivants dans la région, ou pour les écoles. La BD est un outil universel. Tout le monde en lit, et plus jusqu’à soixante-dix sept ans maintenant, mais jusqu’à cent sept ans ! Nous avons un partenariat avec différents secteurs varois, la Provence Verte, la Dracénie, le bassin toulonnais… En parallèle nous avons d’autres projets, dont un à sortir en juin : « Le bestiaire provençal, sur les traces des créatures fantastiques ». Ce sont des histoires illustrées. Ce n’est plus de la BD. Je reste dans mon style, mais c’est un exercice différent. Un illustrateur est une éponge, on s’imprègne des différents univers. Là on a des licornes, des chats noirs, des dahus… Nous préparons aussi le tome 3 des histoires et légendes du Var où l’on retrouvera le fameux phacomochère des « 4 saisons d’Espigoule ».

Tu fais aussi des ateliers BD...

Oui, dans les écoles, les médiathèques, et aujourd’hui différents magasins culturels : Charlemagne, Cultura, Hyper U culture. Je travaille aussi avec « Le labo des histoires », qui m’a choisi pour notre région. L’atelier dure environ deux heures. Les gamins viennent en général plusieurs fois. Je leur fais créer le début d’une BD, avec les personnages, les décors, l’écriture du scénario, parfois même la couleur. On crée une première planche ensemble, et ils peuvent finir de leur côté s’ils le souhaitent.

Profil LoBé. 


Discipline: Articles, Arts graphiques



Catégories : Articles, Arts graphiques

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Lobé a commencé à créer ses premières BD à huit ans. Très attaché à notre culture varoise, il édite, avec son compère Axel Graisely, des ouvrages illustrant tous les aspects de notre région. Naturellement, il a adapté le film culte de notre réalisateur varois Christian Philibert : « Les 4 saisons d’Espigoule »

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’être dessinateur professionnel ?

A la base, je suis complètement autodidacte, je dessine depuis l’âge de six-sept ans. Je recopiais Gaston, Astérix. J’ai créé mes premières BD à huit ans, avec mes propres personnages, des animaux humanisés… J’ai toujours vécu en contact avec la nature, aux Mayons près du Luc. Je faisais des gags. A partir de dix ans, je me suis dit : « Je dois pouvoir intéresser le public ». J’ai pris conscience de pouvoir en faire mon métier. J’ai commencé avant le collège à faire des foires dans les villages, où je vendais mes planches. Certains sur les séances de dédicaces aujourd’hui, me ramènent des planches de l’époque…

Parle nous de l’adaptation du film de Christian Philibert...

J’ai rencontré Axel Graisely il y a plus de dix ans. On a créé différentes séries, dont une qui marche bien : « Les reportages d’Axel et Alain », sur notre culture, notre patrimoine. On a parlé du village des Tortues, de Maurin des Maures... En 2015, Christian Philibert nous a invités à l’avant-première d’« Afric’Aïoli ». Ça nous a donné l’envie de nous attaquer au Septième Art. Axel a proposé d’adapter le film en BD, c’était original, c’est le contraire qui se produit d’habitude. Christian nous a proposé d’attendre les vingt ans du film. Ça nous a laissé quatre ans, où je lui montrais des planches. Il fallait respecter les personnages, cela me sortait de mon confort habituel. J’ai regardé le film des dizaines de fois, je mettais en pause. J’ai créé le storyboard, validé par Christian, qui faisait quatre-vingt pages. On a donc décidé de sortir deux albums. Ils sont sortis à la mi-juillet, pendant la rétrospective des vingt ans. On a fait toute une tournée en cinéma, avec Christian et certains acteurs, et des séances de dédicaces, notamment aux rencontres de la BD-ciné créées par Bruno Falba.

Vous avez été choisis pour illustrer l’histoire de différentes villes varoises…

Des communes ont vu la série Axel et Alain et nous ont contactés. Pour eux, c’était un bon outil pédagogique pour les nouveaux arrivants dans la région, ou pour les écoles. La BD est un outil universel. Tout le monde en lit, et plus jusqu’à soixante-dix sept ans maintenant, mais jusqu’à cent sept ans ! Nous avons un partenariat avec différents secteurs varois, la Provence Verte, la Dracénie, le bassin toulonnais… En parallèle nous avons d’autres projets, dont un à sortir en juin : « Le bestiaire provençal, sur les traces des créatures fantastiques ». Ce sont des histoires illustrées. Ce n’est plus de la BD. Je reste dans mon style, mais c’est un exercice différent. Un illustrateur est une éponge, on s’imprègne des différents univers. Là on a des licornes, des chats noirs, des dahus… Nous préparons aussi le tome 3 des histoires et légendes du Var où l’on retrouvera le fameux phacomochère des « 4 saisons d’Espigoule ».

Tu fais aussi des ateliers BD...

Oui, dans les écoles, les médiathèques, et aujourd’hui différents magasins culturels : Charlemagne, Cultura, Hyper U culture. Je travaille aussi avec « Le labo des histoires », qui m’a choisi pour notre région. L’atelier dure environ deux heures. Les gamins viennent en général plusieurs fois. Je leur fais créer le début d’une BD, avec les personnages, les décors, l’écriture du scénario, parfois même la couleur. On crée une première planche ensemble, et ils peuvent finir de leur côté s’ils le souhaitent.

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